TABLEAU LL
Méthode naturelle de M. de Jussieu.
1. Cette figure offre l’équivalent de l’inflorescence des épis serrés du plantain à larges feuilles, ou lâches et distans du laurier-cerise, dans un état extrêmement déprimé. Un axe plus ou moins allongé, autour duquel sont situés, alternativement et en spirale, des nœuds-vitaux uniflores, bordés le plus souvent par une feuille protectrice et rudimentaire, par épuisement, forme, dans ces trois sortes d’épis, le
caractère essentiel : a , l’axe au-dessous de l’involucre ; h , lacune ou canal produit par la prompte désorganisation du tissu cellulaire auquel, dans d’autres cas où il persiste dans un état d’inertie, on a donné le nom de moelle ; c, amas de feuilles rudimentaires (involucre) qui se pressent en cette partie terminale des tiges; d, nœuds-vitaux uniflores (alvéoles), disposés alternativement et en spirale autour de la partie terminale et gonflée de la tige.
Obs. Il est important de bien observer qu’ici les nœudsvitaux ne sont pas autrement disposés que tous ceux répandus le long des axes de tous les végétaux appendiculaires; qu’ils alternent entre eux dans le sens longitudinal ; qu’ils donnent naissance a un rameau qui, dans la partie terminale et épuisée des axes, se développe sous cette apparence que l’on a nommée fleur, et qu’enfin ils sont bordés par une petite feuille rudimentaire qui, quelquefois, avorte entièrement, comme dans la figure dont il est ici question; c , rameau-fleur femelle -,J\ rameau-fleur hermaphrodite.