‹ Flore médicale (volume 5)Chapitre 120 sur 126 · Embryon · texte numérisé non relu

Embryon

Obs. Il est assez rare que, dans les végétaux appendiculaires, les premiers nœuds-vitaux du système aérien, ceux bordés par les feuilles cotylédonaires, soient fertiles, c’est-àdire qu’ils produisent des embryons-fixes, comme ceux que l’on voit fig. 1 en b et b’: en général, comme je l’ai déjà dit ailleurs, les nœuds-vitaux ou conceptacles des embryonsfixes, situés aux deux extrémités du végétal, dont l’une est faible et l’autre épuisée, restent stériles, et les feuilles protectrices qui les bordent sont peu développées ou entièrement avortées, comme cela arrive à l’embryon de la cuscute réduit à l’axe, et dans un grand nombre d’inflorescences, telles que les crucifères, une grande partie des sjnanthérées, etc., dans lesquelles les fleurs solitaires dont elles se composent manquent à la base de cette feuille rudimentaire (bractée) que l’on observe dans le plus grand nombre de cas.

Si on suit les diverses évolutions de la plante que l’on a sous les yeux, 011 est porté à faire la remarque suivante; savoir, que ses premières feuilles (cotylédons), simplement associées par couple, et protégeant, chacune, un nœud-vital, indiquent que celles verticillées de la partie intermédiaire et vigoureuse de la plante, de l’aisselle desquelles ne se développent jamais que deux embryons-fixes ou rameaux iné-

gaux en longueur, ne représentent réellement que deux feuilles opposées et profondément lobées.

Cette remarque, applicable à toutes les rubiacées à feuilles verticillées, n’a point échappé aux recherches de M. Dupetit-Thouars.

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