‹ Flore médicale (volume 5)Chapitre 19 sur 126 · DEUXIÈME MOYEN · texte numérisé non relu

DEUXIÈME MOYEN

Par les embryons-fixes (du Petit-Thouars) ou bourgeons, fig. 2.

Corps reproducteurs non fécondés, nus ou écailleux, ayant les nœuds-vitaux pour conceptacles, munis d écailles dont les extérieures sont comparables aux cotylédons des embryons-graines, naissantsuccessivement les uns des autres, et formant, par répétition, cette aggrégation d’êtres qui composent la masse générale d’un grand arbre. Ces embryonsfixes, latéraux ou terminaux offrent quelquefois, dans leur première élongation , une tigelle semblable à celle des embryons libres et fécondés ; leur ligne médiane horizontale est marquée par'le point qui les fixe au nœud-vital : au-dessous de ce point, qui est, pour ces sortes d’êtres, ce qu’est la surface du sol aux embryons-fécondés, se développent des productions radicales, qui, cherchant l’ombre et l’humidité, descendent entre l’écorce et le bois, où , à l’aide du cambium, elles s’y anastomosent, et y forment ces nouvelles couches ligneuses et concentriques, qui augmentent, par leur superpositiojj, ies végétaux en diaiu^re.

LOtaMfcj^u&tfixes ne se détaefteut jamais naturellement de l’a^m^PWna laquelle ils appartiennent : il faut que la maiflBfc hfMgtfLoiiun accident les en isolent, pour qu’ils puissent allei^uilou^n former une nouvelle.

L’apparition des nœuds-vitaux et des embryons-fixes qui en émanent estfin rapport avec la présence des sexes, et

forme en même temps le caractère qui distingue, aussi naturellement que possible, les végétaux axifères des végétaux appendiculaires.

Ces embryons de seconde formation, presque toujours protégés parla feuille qui leur sert d’enveloppe involucrale, se composent des systèmes axifère et appendiculaire, et se présentent, dans leur développement, sous les formes suivantes : en scion allongé, a ; en scion roselé, b, lorsque son axe ne produit que des feuilles et des bourgeons; en scion avorté, c, quand il se termine promptement en une pointe acérée (épine); eu scion bulbifère dans quelques liliacées; en scion terminé, d (fleur), quand, à son extrémité, il naît une spongiole stigmatique; qu’au-dessous du stigmate il devient lacuueux par dilatation; que, dans celte lacune ou loge, il se développe des embryons-libres et tuniqués, et qu’enfin il produit autour de l’axe, au lieu de feuilles, des organes analogues, qu’on a nommés iuvolucres, calices, corolles, étamines et pbycostèmes.

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