TABLEAU XIX
Fleurs hermaphrodites , dicotylédones.
Une quantité prodigieuse de nœuds-vitaux produisant de nombreux rameaux, donnent aux végétaux de ce groupe un aspect qui les distingue facilement des précédées. Autant le nombre trois se manifeste dans les parties de la fructification des monocotylédons, autant celui de cinq et de ses multiples se montre dans les dicotylédons.
i. reine-m arguer i te (aster chinensis, Lin.), callistemme des jardins (callistemma hortensis, H. Cass.) : a, ovaire; b, partie extérieure du calice fimbrillé; c, partie intérieure; d, lèvre inférieure et tridentée, la seule qui se développe de la corolle; e, les trois dents;/ 1 , stigmates. Femelle par avortement des étamines.
Obs. Dans quelques especes de plantes de cette famille, ces fleurs présentent cinq étamines rudimentaires. Observez, comme je l’ai déjà dit en parlant de l’irrégularité des fleurs et des fruits, que les deux divisions de cette corolle, destinées "a la symétrie et à former le nombre cinq, manquent du côté intérieur, ou plutôt du côté qui regarde le centre de l’axe déprimé, qui porte les fleurs. Ces deux divisions, en se développant quelquefois plus ou moins, ont servi de caractère au petit groupe des bilabiatiflores.
a. Fleur régulière, hermaphrodite de la plante précédente : «, ovaire; b. partie extérieure du calice fimbrillé; c, partie intérieure; d, corolle ; e, étamine;/", stigmates.
Obs. Dans quelques espèces de synanthérées, ou voit que les fleurs hermaphrodites du disque se régularisent a mesure qu’elles approchent du centre ou de la partie terminale de l’axe.