TABLEAU XX
Fleurs hermaphrodites , dicotylédones.
1. asclepias à la ouate (asclepias Syriaca, Lin.) : a , folioles du calice; ô, corolle réfléchie; c, phycostème formant cinq cornets ; d , cornicules du phycostème ; e , fissure ou intervalle produit par le rapprochement de deux anthères;y, partie terminale et membraneuse du connectif des anthères, s’appliquant sur le sommet du stigmate; g , stigmate; h, corpuscules cornés, sous chacun desquels émane le filet commun de deux masses polliniques qui se logent da*.s deux anthères différentes.
Obs. Cette fleur, sur laquelle MM. de Lamarck, Desfontaine, Richard et beaucoup d’autres botanistes très-distingués ont diversement écrit pour en expliquer la structure, me semble, quoique eu apparence plus compliquée que celle d’une campanule, tout aussi simple et tout aussi symétrique, dès qtie l’on ne compte pour rien les parties simplement accessoires et les soudures que subissent certaines de ses parties.
Un calice, une corolle, cinq étamines dont les filets se soudent en un tube qui entoufeles deux o\aires, et donnent naissance a des appendices corniculés, à anthères libres et bordées par des membranes terminales et latérales; deux
ovaires surmontés d’un stigmate commun, composent cette fleur, dans laquelle deux seules choses paraissent difficiles à expliquer : c’est, d’une part, l’usage des corpuscules cornés, et, de l’autre, pourquoi ces mêmes corpuscules envoient des masses polliniques à deux anthères différentes.