Jd. Vue du côté du hile : a, hile; b, omphalode
c, micropyle.
1 3 . Id. Embryon dépouillé de sa tunique : a, feuilles
cotylédonaires (protophylles, Dupetit-Thouais); b, radicule ; c, ombilics propres des embryons.
i\. Le même auquel on a enlevé une de ses feuilles cotylédonaires pour faire voir, en c, la gemmule composée de l’enroulement des feuilles futures de la plante : a , cotylédon ; b, radicule.
1 5 . Embryon dépourvu de ses deux feuilles cotylédonaires : «, point d’insertion des cotylédons; b, radicule; c, feuilles de la gemmule, celles que l’on nomme faussement primordiales.
Obs. Entre les nœuds-vitaux bordés les uns par les feuilles cotylédonaires a, et les autres par les feuilles dites primordiales c, on distingue un espace (jui est le premier entrenœud ou mérithalle du système aérien de cette plante.
16. nelumbo à fleurs jaunes (nelumbium lutcuni ). Péricarpe osseux, régulier, indéhiscent, uniloculaire, monosperme : a, point par lequel il communiquait avec la plantemère; b, stigmate persistant; c, cicatrice dont les fonctions nous sont encore inconnues.
17. Le même dont on a enlevé une partie du péricarpe et de la tunique : a, péricarpe; b , tunique propre ; c, embryon.
18. Péricarpe tel qu’il s’ouvre au moment de la germination : a, stigmate; b , gemmule.
19. Coupe verticale d’un fruit : a, point d’attache du péricarpe; b, stigmate; c, péricarpe; d, tunique propre de l’embryon; e, l’un des cotylédons (corps radiculaire, Richard);./', membrane stipulaire (Poiteau, cotylédon, Richard); g, gemmule.
20. Développement de la précédente figure : a, portion d’une feuille cotylédonaire ; b , membrane stipulaire ; c et d 7 secondes feuilles faisant partie de la gemmule; e, troisième feuille encore enveloppée dans sa gaîne stipulaire.
Obs. C’est à Philadelphie que, le premier, j’ai observé -cette gaîne stipulaire, extrêmement fugace. L’ayant fait connaître à mon retour en France, elle donna naissance à plusieurs excellens mémoires, et devint un long sujet de discussion entre MM. Richard, Mirbel, Correa et Poiteau. Les uns, tels que M. Richard, y virent un cotylédon; les autres une stipule, analogue h celle qui embrasse le bourgeon des magnoliers.
TABLEAU XXXY.
Séminales, graines et germinations.
1. conferve ( conferva atropurpurea). Portion grossie d’on filet dans lequel on aperçoit les cloisons qui forment les cellules et les séminules ou corps reproducteurs contenus, par deux, dans chacune d’elles.
2. agaric ami du fumier ( agaricus copropliilus , Bull. ), Portion d’une lame : a , séminules.
3 . bartramie vulgaire ( bartramia vulgaris). Séminules ovoïdes, hispides.
4- gymnostome pyriforme ( gymnostomum pyriforme , Hedw.). Germination d’une séminule : a, tunique propre du corps reproducteur, en évolution; b , radicule ou système terrestrej c, système aérien sur lequel on voit déjà quelques organes appendiculaires qui commencent à se déve-
'T t.ycopode ( lycopodium umbrosum). Séminules anguleuses, hispides, groupées, par trois ou par quatre, en globules : a, séminules de .grosseur naturelle; b, globule dont on a détaché une séminule.
5 a, Séminules de grosseur naturelle.
6. D0RAD1LLE de Crète ( asplénium Creticum). Germination d’une séminule : a, feuille cotylédonaire, unique, latérale; b , racines; c, gemmule roulée en crosse.
7. poeypode fougère-mâle ( polystichumfilix-mas; polypodicm flix-mas, Lin.). Séminules ovales, hispides, dégagées de leur conceptacle.
Obs. En jetant les yeux sur les corps reproducteurs des fig. 2, 3,5 et 7 ; en les comparant aux diverses sortes d’utricules polliniques, contenus dans la boîte anthérifère des étamines, on ne peut s’empêcher d’y voir la plus grande analogie (si ce n’est la fertilité des uns et la stérilité des autres), et de croire, en renonçant à la nécessité des sexes et d’une fécondation dans les végétaux, que l’étamine, dans laquelle on a cru voir la faculté masculine, n’est qu’un péricarpe rudimentaire, latéral et affamé par celui qui termine l’axe, et dans la partie terminale (stigmate) duquel réside, dit-on, l’organe femelle.
Sous peu je ferai connaître que le végétal le plus compliqué, étant convenablement étudié, je veux dire de bas en haut et dans toutes ses évolutions, devient un être tellement simple, que, pour toute organisation, il se réduit à deux choses; savoir, à un axe et à des organes appendiculaires, parfaitement identiques, qui rayonnent et s’échappent par exfoliation de ce même axe; je prouverai en même temps, par des comparaisons établies entre ces organes, que l’on a pris les uns pour la partie masculine, les autres pour la partie féminine, et par des expériences que ces petits corps reproducteurs, terminaux, auxquels on a donné le nom d’embryon-graine, peuvent tout aussi bien se développer, sans le secours d’une fécondation, que le font ceux des deux autres moyens de reproduction, les embryons-latens et les embryons-fixes ou bourgeons.
8. FBOMENT cultivé ( trilicum mil gare , Willd., Enum. ). Graine sillonnée, sur laquelle adhère fortement le péricarpe : a, styles et stigmates persistans; b, sillon toujours tourné du côté de la tige, et indiquant que, de ce côté, avortent constamment deux péricarpes semblables à celui qui se développe.
9. Coupe verticale de la même : a , péricarpe ; b , tunique propre de la graine; c, hile ou point d’attache par lequel le fruit communiquait avec la plante-mère ; d, micropyle aboutissant à la radicule principale de l’embryon; e, masse endospermique, amilacéeembryon basilaire et extérieur à l’endosperme; g , première feuille cotylédonaire, latérale, libre, adossée à l’endosperme ; h, seconde feuille cotylédonaire, rudimentaire, latérale, libre, extérieure; 1, coléorhize ou gaine particulière enveloppant la radicule propre de presque toutes les plantes inonocotylédones et de quelques dicotylédones à leur naissance; l, radicule propre; m, gemmule.
Obs. La masse endospermique e, constante et très-considérable, relativement à l’embryon, dans toutes les graines des plantes monocotylédon es, est la partie qui, dans les plantes céréales, sert a faire le pain.
Les feuilles cotylédonaires libres et latérales, insérées sur le même point que celles, par exemple, de l’embryon d’un haricot ou de tout autre dicotylédon, dont l’une, en g, est développée, tandis que l’autre, en h, est restée a l’état rudi-
mentaire, fournissent un passage très-naturel entre les embryons monocotylédons à cotylédons libres et latéraux de la plupart des graminées et des cypérées, et ceux qui ont deux cotylédons également développés. Le pivot principal de la radicule des plantes monocotylédones devant se désorganiser peu de temps après sa naissance, la nature semble y avoir pourvu en établissant plusieurs autres radicules latérales et supplémentaires.
10. Embryon isolé de la précédente figure, coupé verticalement et commençant à germer : a, grande feuille cotylédonaire, celle, g, de îa figure précédente ; b , feuille cotylédonaire rudimentaire; c, coléorhize de la radicule propre,' celle qui doit se détruire; cc, coléorhizes des radicules latérales et supplémentaires, celles qui doivent persister; d, radicule propre; dd, radicules supplémentaires; e, gemmule ; y, point que j'ai nommé la ligne médiane horizontale des végétaux, duquel s’élancent, dans un sens opposé, les systèmes terrestre et aérien.
i r. Le même plus avancé : a , débris du fruit restant attachés près de la ligne médiane, et dont l’endosperme, réduit à l’état d’émulsion, sert de première nourriture à la jeune plante. Les feuilles cotylédonaires, n’étant point susceptibles de prendre de l’accroissement, restent sous la terre enfermées dans les enveloppes du péricarpe et de la graine, où elles se flétrissent, et sont dites hypogées; b, coléorhizes;
c, radicule propre; cc, radicules supplémentaires, d, première feuille engainante de la gemmule; e, seconde.
12. scniPF. des marais {scirpuspalustris , Lin.). Coupe verticale d’une graine commençant a germer : a , péricarpe; b, base renflée du style, ou, si l’on aime mieux, sommet renflé du péricarpe, puisque le style n’est jamais qu’une prolongation naturelle de la nervure médiane de la feuille ovarienne dont se compose ce dernier; c, tunique propre de la graine; d, endosperme; e, phycostème; f, embryon germant; g , feuille cotylédonaire, libre et latérale; h, coléorhize; i et l, première et seconde feuilles de la gemmule.
1 3 . capucine cultivée (tropœolum ma/us, Lin.). L’une des trois coques du fruit en état de germination a , péricarpe; b , coléorhizes; c, radicule propre de l’embryon;
d, radicule supplémentaire; e , gemmule.
1 4 - La même que la précédente dont on a enlevé le péricarpe : a, tunique propre de la graine.
i 5 . Id. Dont on a enlevé une des feuilles cotylédonaires : a , tunique de la graine ; b, point d’insertion des deux feuilles cotylédonaires soudées par leur sommet; c, feuille cotylédonaire; d, gemmule; e, stipules accompagnant la base des deux feuilles opposées de la gemmule;/", point qu’occupait le cotylédon que l’on a enlevé.
Obs. La germination de la capucine offre trois choses remarquables : i°. l’union, par soudure et seulement an sommet, de ses deux feuilles cotylédonaires; 2°. des coléorbizes semblables à celles qui enveloppent les radicules des plantes monocotylédones; 3 °. deux stipules accompagnant la base de chacune des feuilles opposées, dites primordiales, et qui ne se reproduisent sur aucune de celles, alternes, qui se développent ensuite le long de la tige.
Les trois feuilles ovariennes et verticillées, destinées à composer, par soudure, le péricarpe tricoque de la capucine, favorisées par une végétation active, peuvent quelquefois, comme l’a observé M. Dutrochet, se développer librement de la même manière cjue tous les autres organes appeudieulaires et laminés places au-dessous, et ne point donner lieu au péricarpe clos et soudé de cette plante.
Cet exemple, assez rare dans la capucine, est constant dans un assez grand nombre de végétaux : c’est principalement dans le merisier à fleurs doubles que j’engage le lecteur à l’observer.