‹ Flore médicaleChapitre 7 sur 82 · CIRIER · texte numérisé non relu

CIRIER

vertes d’une poudre blanche grenue, un peu onctueuse; réunies sur de petites grappes latérales et sessiles.

Le myrica gale que nous possédons en France, qui croît à Saint- Léger dans les environs de Paris et dans les contrées septentrionales de l’Europe, est du même genre que le cirier. Il ne fournit point de cire; mais ses fruits, de même que toutes les parties de la plante, sont un peu aromatiques. Ses feuilles sont grisâtres, lancéolées, persistantes , élargies et dentelées à leur partie supérieure. On a cru pendant quelque temps que cet arbrisseau était le véritable thé de la Chine ; aujourd’hui on est revenu de cette erreur.

Lorsqu'il fait chaud et quand on les froisse, toutes les parties du cirier répandent une odeur résineuse qui porte à la tête, mais qui n'a rien de dangereux, et qui est même agréable. Lorsqu'on les màche, elles ont une saveur astringente. Selon M. Tollard, elles contiennent du tannin.

Des propriétés physiques aussi manifestes doivent faire présumer avec quelque fondement que cet arbrisseau recèle des vertus dont la thérapeutique pourra peut-être quelque jour urer parti. M. Thiébaut de Berneaud rapporte que la liqueur où ce végétal a

bouilli, et d’où l’on a retiré la cire, coulée et évaporée en consis-

tance d'extrait, arrête les dysenteries les plus opiniâtres. Cette proposition, extraite d’un mémoire de M. Alexandre, inséré parmi ceux de l’Académie des Sciences, mérite d’être confirmée par l’observation , et doit servir à donner léveil aux praticiens zélés et aux observateurs qui seront placés dans des circonstances favorables pour soumettre les différentes parties du cirier à une série d’expériences cliniques. | :

D’après l’analogie qui existe entre la cire que l’on retire de ce végétal et celle que fournissent les abeilles, il est probable qu'on pourrait l’employer aux mêmes usages pharmaceutiques et économiques. Il est permis dé croire, par conséquent, qu’elle pourra servir à la préparation du cérat , et entrer avec avantage dans la composition des différentes espèces d’emplâtres dont cette dernière constitue un des principaux ingrédiens. Dans les pays où elle est commune, il serait économique de l’employer pour cirer les meubles et les parquéts.

Déjà depuis long-temps on s’en sert à Charlestown et autres contrées de l'Amérique, pour faire des bougies, qui répandent en brûlant

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