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Les sommités et les fruits ou cônes de cette plante sarmenteuse, exhalent une odeur forte, fragrante, parcotique , et présentent une saveur amère, persistante. À froid et à chaud , Peau s'empare facilement de leurs principes actifs ; il en est de même de l'alcool. Leur infusion aqueuse brunit par le contact du sulfate de fer. Des qualités physiques aussi développées, annoncent, dans ce wégétal, des propriétés médicales très-prononcées. Le houblon, en efet, outre l’action tonique qu’il exerce sur Péconomie animale, en vertu de son amertame franche et très-énergique, agit | manifestement sur le système nerveux par un principe nar- M cotique qui n’a pas encore été convenablement étudié par les chimistes. De son action tonique résultent les propriétés stomachique , antelminthique et diurétique qu'on lui a attribuées avec raison, et c’est probablement à sa qualité xi-« reuse qu'est due’, au moins en grande partie, l’ivresse que £ donne la bière où le houblon a été abondamment introduit. «
Comme tonique , cette plante est souvent employée avec 4 avantage dans les fièvres intermittentes automnales qui sont 4 exemples d’irritation gastrique, dans les scrofules , la coxal-« gie, les dépôts par congestion, les hydropisies atoniques es-« sentielles, et diverses maladies chroniques de la peau. On l’administre quelquefois avec succès en boisson’, contre 1e vers lombrics des äntestins , et en lavement éontre les ascarides vermiculaires qui siégent dans le rectum et tourmentent si souvent les jeunes enfans. L'action que cette plante M amère paraît exercer sur l'appareil urinaire , a fait croire à quelques auteurs qu’elle était douée de la faculté lithontrip-«p tique. Si les observations de Ray sont exactes, il serait mêmes certain que les calculeux sont devenus très-rares en Anpleterre , depuis que le houblon est universellement employé à la fabrication de la bière , qui est la boisson ordinaire dauss ce pays. Toutefois cet effet prophylactique ne prouye pas plus dans ce végétal la propriété de dissoudre les calculs, que l'expérience de Lobb, qui prétend avoir vu une de ces cGn=«\ crétions urinaires se ramollir et perdre de’son poids par unes longue macération dans la décoction de cette plante. La ras cine du houblon à été particulièrement décorée de vertus su dorifiques et apéritives, qu'aucune expérience n’a COnfir= mées. Clusius rapporte que des médicastres de Salamanque l'employaient jadis, dans le vain espoir de remédier à la 0
pécie Yénérienne. Mais tout homme éclairé sait à quoi S’CH tenir sur les vains remèdes comme sur les promesses emphask tiques et mensonÿères des charlatans. Les feuilles, appli=
quéés à l'extérieur soûs forme de cataplasmes, ont été vantéesM
(Cuers)
pour résoudre les engorgemens œdémateux, les tumeurs atoniques, et pour apaiser la douleur de la goutte et des contusions. À l’exemple d’une foule de substances analogues, elles peuvent en effet y avoir été employées quelquefois avec succès. En somme, le houblon , Offrant toutes les qualités des amers, peut être administré avec avantage dans tous les cas où les médicamens de ce genre sont nécessaires. On s’en trouve bien, par exemple, dans l’inappétence qui tient à l’affaiblissement primitif des forces digestives , dans les catarrhes chroniques ; les écoulemens muqueux rebelles, certaines hydropisies primitives avec: atonie , diverses maladies d’ancienne date, etc. On le donne ordinairement en décoction à la dose de trente-deux ou soixante- » quatre grammes (une ou deux onces}) dans un kilogramme (deux livres) d’eau. Les usages économiques du houblon sont très-importans. Ses cônes ou fruits sont employés par les brasseurs à la préparation de la bière. On les fait bouillir dans le moût , et ils ralentissent ainsi la fermentation de cette liqueur, l’empéchent d’aigrir, et lui donnent la faculté de se conserver longtemps sans altération. Ils lui impriment en outre une saveur amère, franche et agréable , et un arome parüculier , qui en facilitent la digestion et la rendent une boisson très-salutaire. Le houblon concourt ainsi beaucoup à la qualité enivrante de | la bière : on croit du moins avoir observé que cette boisson est dautant plus enivrante qu’elle en contient une plus ISrande quantité. Cette plante sarmenteuse est Pobjet d’une culture très-étendue en Angleterre, en Belgique, en Flanidre et dans plusieurs contrées de l'Allemagne. Les houlblonnières doivent étre établies sur des terres fortes, huimides et bien fumées. On plante à chaque pied du houblon une longue perche, le long de laquelle il puisse grimper, À la fin d'août et au commencement de septembre; on fait la récolte des-cônes ou fruits, on les fait sécher avec soin au soleil ou dans des fours , et quand ils sont bien secs ; on Îcs met dans des sacs pour les livrer au commerce.
Les sarmens du houblon, ramollis par la macération dans l’eau’, fournissent, aux cultivateurs, des liens utiles à une foule d’usages agronomiques. Ces mêmes sarmens , que es anciens paraissent avoir em ployés à La fabrication de tissus &rossiers , renferment, comme plusieurs autres plantes de la damiile des urticées , des fils qui, convenablement préparés , Rs être employés utilement, comme le chanvre et
€ lin , à la fabrication des cordes et de divers tissus.
(Crr2r)
( La plante est de grandeur naturelle )
PSE ie.
1. Fleur femelle, de grandeur naturelle, composée, d’une écaille calici=» nale, renfermant À sa, base un. ovaire surmonté de: deux "7 ‘ velus.