CLXX V
GALBANUM. à
GTEC de. XaNCavn.
cAzBANUN ; Bauhin, TliyaË , lib. 12, sect. G. OREOSELINUM AFRICANUM GALBANIFERUM ; Tournefort, Ë clas. 7, ombelliféres: , ; Latina. BUBON GALBANUM; foliolis rhombeis, dentatis , glabris, strialis, umbellis paucis ; Linné, clas. 5, pentandrie digynie. Jussieu, clas. 12, ord. 2, cmbelliféres.
Lialien..:.... GALBANo. ù Espagnol .... GALBANO.
Francais}.... GALBANUM.
Anglais... ..: GALBANUM. >
Allemand.... GALBANPFLANZE, Hollandais ... GALBANUM».
Le galbanum est un suc visqueux, condensé en larmes, que lon croit produit par le bubon galbanum , Lin., plante originaire de lEthiopie et non de Syrie : il est alors douteux que ce soit le galbanum des anciens, que Dioscoride dit être fourni par une férule de Syrie, mais dont il ne donne aucune description. f |
Le bubon galbanum , de la famille des ombellifères, se distingue par un involucre à plusieurs folioles étroites, et par ses semences oyales, striées.
Ses tiges sont ligneuses, glabres, rameuses, hautes de quatre à cinq pieds, garnies de feuilles alternes , deux et trois fois ailéés , d’un vert tendre , un peu glauque ; les fo- - lioles en coin, élargies en éventail, assez grandes, fortement incisées à leur partie supérieure.
Les fleurs sont disposées en une large ombelle convexe, términale, composée d’un grand nombre de rayons, accompagnée d’un involucre de dx à douze folioles étroites, renversées, membräneuses à leurs bords.
corolle est composée de cinq pétales d’un jaune verdàt | .
Le fruit est formé de deux semences glabres, alongées,
“un peu convexes, striées par trois petites côtes longitudinales. (P.)
, Toutes les parties de cette plante sont remplies d’un suc visqueux , lactescent, qui, au rapport de Geoliroy, découle en petite quantité, par lincision et quelquefois spontané-
46°. Livraison. Ce
(14) ment, des nœuds des tiges âgées de trois ou quatre ans. Mais, pour l'obtenir, on coupe ordinairement ces tiges à deux ou trois traverstde doigt de la racine ; le suc coule alors goutte à goutte; il s’épaissit , se durcit et forme des larmes solides ou des masses agglomérées que. l’on recueille pour les livrer au commerce , sous le titre de galbanum: La gomme-résine qui porte ce nom, quoique en grande partie obtenue du bubon galbanum , est également fournie par plusieurs autres ombellifères. Elle se présente en grains irréguliers ou en pains dans lesquels elle èst souvent mélée à des matières étrangères ; le galbanum enfin est une substance de la consistance de là ciré, demi-tränspärente , tenace, de couleur fauve ou jaunâtre à l'extérienr, grisâtre avec dés taches ‘blanches intérieurement. Son odeur est forte et désagréable, et sa saveur chaude et amère. Il blanchit l’eau dans laquelle on le triture, et ne s’ÿ dissout que très-imparfaitement ; le vin, l'alcool, le vinaigre , l'huile ne le dissolvent également qu’en partie. ILrenferme une petite quantité d'huile volatile” de la résine, de la gomme du ligneux, et se rapproche beaucoup de la gomme ‘ammoniaque et de lopopanax par toutes ses qualités physiques et chimiques. | Gette gomme-résine a joui de beauconp de réputation comme antispasmodique , tonique , ‘carminative , emménagogue , expectorante , maturative, ete. L'hypocondrie, lhystérie , l'asthme sont Les affections nerveuses contre lesquelles elle a été lé plus préconisée. On a recommandé son usage soit à l’intérieur, soit en topique, sur l'épigastre pour combattre les faiblesses d'estomac, les flatuo- sités et les coliques qui en dépendent: On prétend lavoir employée , avec succès dans les spams Si poitrine, les toux invétérées, eteontre l’irrégularité et la sappression des menstrues. On ya également recours pour échaufler et stimuler les organes, dans les engorgemens atoniques et la cachexie. On en a composé une foule de topiques divers, décorés des titres de résolutifs , maturatifs , attractifs, etc. , et dont on a prôné les effets merveilleux dans les tumeurs et les engorgemens locaux soit pour en opérer la résolution, soit pour en faciliter la suppuration. Si lon ee tion immédiate de cette substance sur l’économie le , il est facile de reconnaitre qu’à raison de ses qualités stimulantes , le galbanum ne peut produire les bons effets qu'on lui attribue dans les troubles de la digestion et de la menstruation, dans les névroses , les affections pulmonaires et dans les apostemes, que lorsque ces affections sont exemptes dirritation fébrile et d’inflammation. On se gardera bien ,
par conséquent, d'employer cette gomme-résine dans ces toux opiniâtres qui tiennent à une pleurésie chronique, à la présence des tubercules dans le poumon , ou à la suppuration de cet organe, Il en est de même des tumeurs inflammatoires qui réclament les applications émollientes les plus douces, tandis que le galbanum ne peut convenir qu'à des tumeurs indolentes et atoniques, dont la nature impuissante ne peut amener la résolution ou la suppuration , si on ne l’excite par des toniques. Du reste , le galbanum , que Peyrilhe regarde comme d’un effet très-incertain, et auquel Cullen et M. Alibert accordent une très-faible activité, -ne doit qu’à son antique renommée , ainsi que l’observe M. Chaumeton , l’avantage de figurer encore parmi les substances médicinales.
Cette gomme-résine peut être administrée à la dose de vingt-cinq centigrammes et jusqu'à quinze décigrammes (cinq à trente grains), suspendue dans un jaune d’œuf ou dans le mucilage de gomme-arabique. On l’emploie plus #wuvent à l’extérieur en liniment, en onguent, en emplôtre, en fumigations. « Digérée dans Phuile de térébenthine , elle Jui communique une couleur bleuâtre, et constitue le galbanetum de Paracelse, qu’on a vanté avec la plus fastueuse et. la plus ridicule exagcration. » Le galbanum entre dans üne foule de mélanges pharmaceutiques qui , malgré leur com- RAD bizarre et monstrueuse, n’ont pas entierement perdu enr vogue , et conservent même des partisans, à la vérité k plus ardens qu’éclairés. Je citerai seulement la thériaque , le Mitbhridate En , le diascordium de Fracastor «lon guent des apôtres ou dodécapharmaque d’Avicenne , le baume utérin de Charas, les emplâtres diaphorétique, de Mynsicht, diach ylon gommé, d’althéa de Nicolas Myrepsus., divin de Jacques Lemort, manus Dei, magnétique d’Ange Sala, opodeldoch, diabotanum de Blondel.
(La plante est réduite aux trois quarts de sa grandeur naturelle)