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C. L: F. Pancroucxe

ICONOGRAPHIE VÉGÉTALE

PAR P. J. F. TÜRPIN.

bissoamests végétale, c’est-à-dire la description par image des végétaux, est le complément presque indispen: sable de tout traité de botanique.

Exclusivement chargé par l’éditeur de composer et d’exécuter la partie iconographique de ces élémens, je me suis attaché à la rendre tout à la fois élémentaire et philosophique ; et, pour faciliter l'intelligence de cette sorte d'écriture hi los IYphique j'ai dû y ajouter un texte explicatif, qui ne pouvait guère être rédigé que par moi-même, parce qu'il se rapporte quelquefois à des idées qui me sont propres, et qui pourront présenter des aperçus nouveaux.

Cette iconographie devant contenir, dans un cadre très étroit, tout ce que le règne végétal offre de plus rémarquable et de plus utile à connaître , 1 na fallu faire, pour obtenir ce résultat, un grand nombre de travaux préparatoires, dont j’ai puisé la plupart desmatériaux dans mès col. re de plantes et de dessins ; fruits de mes longs NOYEÉES dans les deux Amériques.

Un botaniste célèbre, qui mhonore de son amitié, M. Richard, m'avait sie de me borner aux plantes des environs de Paris, et même à celles du bois de Boulogne : ce conseil utile, sous un certain rapport, ne pouvait aucunement ébdierts au plan que j'avais formé. J’ai.voulu , au contraire, autant que cela se peut dans un ouvrage élémentaire, ait d'es idées générales sur la structure, les formes et l'aspect de tous les végétaux du’ globe, afin dé faire con naître l'ensemble des êtres qu'on se propose d'étudier.

J'ai divisé mon travail en deux parties: la premiere comprend tout ce qui est relatif au cercle complet de la vie végétale; la seconde a pour objet les classifications, ou les moyens plus où moins artificiels que nous employons pour nous aider dans l’étude de la première.

Trente-six tableaux, dans lesquels j'ai parcouru tous les points du cercle dont je viens de parler, offrent successivement les organes élémentaires, les divers aspects que pro= duisent, par leur agrégation, ces mêmes organes dans les végétaux ; les racines, ou la partie descendante des plantes , les troncs, stipes, chaumes et hampes. Je passe de là aux parties nommées pores, poils, glandes, sucoirs, aiguillons, épines, wrilles et bourgeons. Je m'occupe ensuite des diffé- -rens modes que suivent les feuilles dans leurs points de dépari sur les tiges, ainsi que des stipules : puis viennent les feuilles considérées dans l’état d'isolement, et avec leurs nombreuses modifications ; après elles se présentent d’autres organes auxquels on a donné le nom d’enveloppes accessoires des fleurs; les diverses inflorescences ou agrégations des fleurs. Celles-ci , prises séparément, sont la matière de quatre tableaux, dont le premier a pour objet les fleurs unisexuelles et les neutres ; le deuxième, les fleurs des monocotylédones ; le troisième et le quatrième, les fleurs des dicotylédones. Quatre autres tableaux, qui suivent les précédens, offrent presque toujours les comparaisons, par rapprochement, des formes les plus intéressantes sous lesquelles se présentent les divers organes constitutifs de la fleur, tels que Les calices, les corolles, les étamines, les pistils et les disques.

Après la floraison, dont Je brillant appareil annonçait l'œuvre mystérieuse de la fécondation, paraissent les fruits, organes conservateurs , et En même temps dernier produit de la végétation. Huit tableaux donnent le détail de tout ce qu'il y a de plus utile à connaitre sur ces organes infiniment variés, et dont Jaconnaissance est devenue si importante pour approfondir l'étude de la botanique.

Là, se termine la vie végétale; toutes ses fonctions sont remplies. Le fruit, arrivé à son plus grand état de perfection, tend à se décomposer; mais il renferme dans son sel les germes précieux d'une nouvelle génération : la graine * ou l'œnf végétal, fixé, par son ombilie ou placentaire, dans k l'intérieur du fruit, s’en détache bientôt et se dissémine.

L’embryon, qui n’est autre chose que la plante en abrégé, reste captif, durant son enfance, sous les tuniques de la graine qui le protègent; mais, appelé a une nouvelle existence , il ne taïde pas, aidé par le concours de lhumidité, de la chaleur et de la lumière, agens principaux de la vie et de la mort, à paraître sous de nouvelles formes. :

Quatre tableaux. complettent naturellement la première partie de cet ouvrage; ils se composent de tout ce qui est relatif à la graine : tels sont les cordons ombilicaux qui, dans le cas où ils embrassent en partie ou en totalité la gramme, et lui forment, en quelque sorte, une tunique extérieure, ont recu le nom d’arilles : tels sont encore les ailes, les aigrettes , et enfin les divers modes de germination.

Jusqu'ici j'ai pu suivre la nature dans sa marche, sans avoir besoin d'appeler à mon secours ces moyens d'étude, qui appartiennent bien plus à l'art qu'à la science, et qui, malgré leur indispensable nécessité, n’en sont pas moius conventionnels, et jusqu’à un certain point arbitraires. Pénétronsnous bien de. cette idée, que les classifications offertes par toutes les méthodes, quelles qu’elles soient, ne sont que des instrumens qui nous servent à mesurer et à diviser artificiellement Vimmense tableau de la nature. Ne perdons jamais de vue querien n’est isolé, que les pañties qui nous paraissent telles, sont les dépendances d’un grand ensemble, auquel elles sont subordonnées, et qu’on peut les comparer aux sommets divergens des rameaux d’un grand arbre.

Il est donc vrai qu’en histoire naturelle les distinctions d'espèces, de genres, de familles, de classes, ne reposent

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pas sur des fondeméns plus solides que la distinction des zônes et des climats tracés par les géographes sur la surface du globe, ou, si l’ont veut encore, celle des quatre âges dans la vie de l’homme. RURPTIEIT

Vingt tableaux formeront la dernière partie de cette ico- ‘ nographie; ils feront connaître les trois méthodes le plus gé-

néralement employées, celles de Tournefort, de nage) et

de Jussieu. 41

J'ai abrégé, autant qu’il m'a été possible, le texte explicatif de mes tableaux ; l’excellent ouvrage qui les précède, et dont ils ne sont que le complément, m'a dispensé de sortir Le bornes. étroites ce je me suis prescrites.

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