Le corymbe (pl. 15, fig. 2). Les ramifications du pc
doncule partent de différens it , et parviennent Lous à eu près à la même hauteur. Le corymbe est simple quand ke pédicelles, sans ramifications, partent immédiatement du pédoncule commun; il diffère alors très-peu de la grappe: il se rapproche de la panicule lorsqu'il est composé, c’est-adire lorsque les pédicelles se divisent en ramifications disosées dans le même ordre que les pédoncules, comme dans
ka millefeuille. Quand les durs s'élèvent exactement à la même hauteur et qu’elles forment un plan horizontal, on les dit fastigiées.
n°. La cyme (pk 15, fig: 3). Les fleurs sont en cyme lorsque les divisions du pédoneule commun partent tous du même point, comme dans les ombelles, et que les divisions secondaires partent de points différens, et arrivent à peu près à la même hauteur, comme dans le cornouiller et le sureau.
8°. Le faisceau (pl. 15, fig. 5). Les fleurs sont tellement rapprochées, si serrées, les pédoncules si courts, qu’elles paraissent réunies en tête, quoiqu’elles soient en effet disposées en cyme, en corymbe ou en panicule : tel est Pœillet barbu.
9°. L’ombelle (pl. 15, fig. 4). Disposition des fleurs très-remarquable : les pédoncules partent tous du même point, arrivent à la même hauteur, divergent et s’écartent comme les rayons d’un parasol ouvert. L’ombelle est simple quand elle n’est formée que d’un seul ordre de rayons; elle est composée lorsque chaque rayon porte à son sommet de petites ombelles ou ombellules; elle est sessile quand les fleurs ne sont point soutenues par des pédoncules, comme dans le chardon roland (eryngium). L'ensemble de toutes les parties d’une ombelle composée, forme l’ombelle universelle ou générale : l’ombelle partielle où ombellule est formée par les pédicelles ou les seconds rayons, placés à l’extrémité des premiers. L’ombelle est radiée ou irrégulière lorsque les fleurs de la circonférence sont différentes de celles du centre, ordinairement plus grandes, irrégulières, à pétales inégaux, comme dans la coriandre:
Les ombelles et les ombellules sont très-souvent entourées à leur base de petites folioles ou bractées auxquelles on a donné le nom d’involucre où de collerette; celles qui :
| (146) accompagnent les ombellules se nomment involucelles. Les ‘ombelles sont nues quand elles sont dépourvues d’involucre,
On a encore donné le nom d’ombellées ou de fausses OMbelles aux fleurs dont la disposition approche des véritables ombelles, mais qui n’en ont pas les autres caractères, telles que le jonc fleuri (butomus).
10°. Le verticille (pl. 15, fig. 6). Les fleurs, dans le verticille, sont disposées en anneau autour d’un axe com- WMun, comme dans-la plupart des labiées; elles sont à demi verticillées quarid elles n’entourent qu'a moitié l’axe qui les porte, comme dans l’oseille (rumex acetosa, Lin.).
On distingue encore les fleurs en tête ou capüées quand elles sont ramassées en boule, sessiles ou pourvues de pédicelles très-couris (pl. 16, fig. 1 ) : elles forment une sorte d’épi très-court, non développé; elles sont agglomérées quand ces têtes se divisent en nee petits groupes rapproches.
Les fleurs sont dites composées lorsqu'elles sont réunies plusieurs ensemble sur un réceptacle commun, entourées d’un involucre que Linné a nommé calice commun. On distingue les fleurs composées proprement dites et les fleurs aggrégées : les premières (pl. 16, fig. 3 et 4) sont remarquables par la disposition de leurs anthères, réunies en forme de gaîne ou de cylindre, au travers duquel passe le pistil : ces fleurs sont des fleurons cu des demi-fleurons ; il en sera question à l’article corolle ; les fleurs aggrégées ou faussescomposées ( pl. 16, fig. 2) se distinguent par leurs étamines non réunies en cylindre, et par plusieurs autres caractères : la scabieuse.
Il est encore quelques inflorescences remarquables, telles que celles du figuier (pl. 16, fig. 5), dont les fleurs nombreuses sont placées le long des parois internes d’un réceptacle commun, presque entièrement fermé, ombiliqué à son sommet. La même disposition existe pour les fleurs du dorstenta (pl. 16, fig. 6), mais leur réceptacle est plane, élargi où un peu concave, poiut fermé; dans d’autres plantes, les fleurs sont placées sur le disque des feuilles ou à leurs bords, comme dans le xylophilla (pl. 16, fig. 7). Dans les fougères, les organes de la reproduction naissent en paquets sur le dos des feuilles, le long des nervures ou à leur extrémité (pl 16, fig. 8); dans les mousses, ces mêmes organes
(147) ; ent un autre caractère, qui sera exposé ailleurs (pl 16, fig. 9). ; ER -
L’inflorescence éprouve quelquefois des accidens qui en troublent la disposition ou changent la forme des corolles : ils sont occasionés par des circonstances locales, plus ordinairement par la surabondance des sucs nourriciers, qui donnent lieu à des fleurs proliferes, semi-doubles, doubles ou pleines. Une fleur est prolifère lorsque de son centre naït une seconde fleur semblable à la première, ou un bourgeon garni de feuilles : l’œillet, la renoncule bulbeuse, la rose, lanémoue en offrent des exemples. Cette prolification se fait ordinairement par le pistil dans les fleurs simples ; dans les fleurs aggrégées, elle part du réceptacle. On voit dans la scabieuse de nouvéaux pédoncules sortir de ses bords et se terminer par des fleurs : il en est de même dans quelques fleurs composées, dans la paquerette, le souci, quelques hieracium, etc. Dans les ombelliferes, du centre de l’ombellule naissent d’autres petites ombelles : au reste, ces sortes d’accidens sont très-variés. On voit quelquefois sur . les arbres fruitiers une petite branche, garnie de feuilles et même de boutons, sortir d’une poire imparfaite, sans pepin; on a vu également, dit M. Durande, sortir d’un gros grain de raisin un autre petit grain avec une branche chargée d’une feuille, Dans la scrofulaire aquatique, les fleurs n'offrent quelquefois que des étamines avortées, tandis que le pistil devient le support d’une petite touffe de feuilles : plusieurs de ces accidens sont dus à des piqüres d'insectes qui ont détourné le cours de la sève ou. dérangé Porganisation intérieure.
La fleur semi-double acquiert plusieurs rangs de pétales si elle est polypétale, ou bien il ÿ a deux ou trois corolles Pune dans l’autre lorsqu'elle est monopétale; ce qui est plus rare : elle conserve le pistil avec quelques étamines parfaites, ce qui suffit pour les rendre fécondes.
La fleur double ou pleine renferme un bien plus grand nombre de pétales que la précédente : il n’y reste plus d’étamines fertiles; la PE des filamens sont convertis en pétales ou n’ont point d’anthères. Ces fleurs, si brillantes dans nos parterres, sont des monstres, de véritables eunuques qui n'ont d'éclat qu'aux dépens de leur postérité. On désigne
(148) éncore par le nom de fleurs doubles, les composées radiees lorsque tous les fleurons se transforment en demi-fleurons, ou les demi-fleurons en fleurons; mais ici la dénomination est impropre, comme l’observe tres-judicieusement M. Mirbel : les corolles ne font que changer de forme sans se multiplier.