GARE
comme on peut le voir, du simple au composé. Ainsi, si on jette les yeux sur la première et la dernière figures placées aux deux angles opposés de cette colonne, on s’apercevra sans peine que l’une représente, l'embryon le plus simple, celui de la cuscute, qui manque d'organes appendiculaires et qui est réduit à l’axe, et que l’autre, en offrant dans le fruit du fagus sylvatica la plus grande complication possible (sauf larille qui lui manque), nous montre en même temps un embryon revêtu de trois enveloppes différentes ; savoir, la tunique propre, le péricarpe et cette sorte d’involucre hérissé, qui joue le rôle d’un second péricarpe, si on ne le considère que sous le rapport de ses fonctions protectrices.
Malgré que le pistil, ou fruit qui en est le développement, puisse être considéré eomme étant un bourgeon terminal, qui se compose de l'assemblage soudé de plusieurs pièces analogues aux autres organes appeñdiculaires de la plante, j'ai cru néanmoins que,.pour la commodité-de létude, il valait mieux considérer cet organe,-toujours central, comme étant la continuité de l’axe, qui, en cette partie, se gonfle, devient lacuneuse, et donne naissance, dans ces lacunes, aux corps reproducteurs tuniqués ou embryons-graines.
Du système appendiculaire , concentrique ou de vestiture.
Les organes qui font partie de ce système sont tous des expansions du tube, vivant des végétaux ; ils ne se développa que sur les axes du système aérien, et constituent, par
eur présence, le caractère extérieur qui.distingue les végétaux simples ou axifères des végétaux composés ou. appendiculaires. Bordant la partie extérieure d’un nœud-vital, ces organes , considérés dans leur insertion, sont libres ou soudés entre eux, isolés ou associés par couple ou par verticille; ils alternent sans cesse dans le sens longitudinal des tiges ou axes, et ils sont presque toujours laminés et munis d’une nervure médiane, qui se répand dans toutes les parties de la lame. Les cotylédons des embryons-graines, les écailles placées à la base des bourgeons, les feuilles et leurs stipules, les bractées ou feuilles rudimentaires qui avoisinentles fleurs, les folioles des calices et celles des corolles, les étamines et
les phycostèmes, organes entièrement identiques, forment ce système.
Quoique tous ces organes soient essentiellement les mêmes, et qu'ils ne présentent que de simples modifications nées les unes des autres, jai pourtant encore jugé à propos de les diviser en deux colonnes ,«en mettant ceux de la fleur dans lune, et ceux que l’on nomme des feuilles proprement dites dans l’autre,