ORDRE PREMIER
LES ARBRES ET ABRISSEAUX. Î CLASSES, à FER y à 1. Embryon sortant du sommet de Ja graine... :. UerCus. 2 Embryon sortant de la base de la graine. .... À Pre ; 1 ORDRE SEGOND. $ 1 LES HERBES ET ARBRISSEAUX.
3. Une seule graine....,..................: .. valeriana. 4. Fruit charuu ou en baie, à plusieurs graines..:! solanum. 5. Fruit sec ou en capsule........,.....,...... viCia. 6. Graines géminées : les ombellifères........... daucus. 7. Fruit à due NOR ES PO Mere be nie etes «1e plantaso. 8. Fruit à trois loges : racines non bulbeuses. .... euphorbia. ÿ. Fruit à trois loges : racines bulbeuses.......:. hyacinthus. 10. Graines au nombre de quatre :les labiées, ete.. thymus. 17. Plusieurs graines nues dans une fleur commune, à mais solitaires sous chaque fleur........... achillea. 19. Les mêmes : les lactescentes et autres....:.... sonchus. à 13. Plusieurs graines nues dans la même fleur. .... ranunculus. 14. Fruit à plusde trois loges ou capsules; plusieurs : graines dans chaque loge....:.....:....:. gossypium. 15, Fleurs et fruits nuls ou non apparens. .......: silices, MmusCt,
Jungi, etc
Un des défauts-de cette méthode; c’est la grande division des plantes en arbres et:en herbes. Elle parait si naturelle au premier aspect, qu’elle a été introduite dans plusieurs autres méthodes, même dans celle de Tournefort. Outre la difficulté de cette distinction, elle a, pardessus tout, linconvénient d'interrompre un grand nombre de séries naturelles, dont la recherche semble cependant avoir été le principal objet de Césalpin puisqu'il dit très-clairement, dans sa préface, que la véritable science est celle qui, réunissant les êtres conformes, sépare ceux.qui diffèrent par leur structure et par leurs organes, et que la marche tracée par la nature, est la plus sûre, la plusutile, là plus facile. Gesner, avant Césalpin, avait, le premier, démontré l'importance des or -ganes de la fructification, pour déterminer Les caractèresides plantes. TT | | |
Quoique la méthode de Césalpin contienne le germé d’um grand nombre d'observations et de découvertes développées, dans les siècles suivans, par.ses successeurs, elle ne pouvait avoir cette perfection, qu'ilestrare de trouver dans les créateurs d’une science toute nouvelle. Elle n’a ni lunité, ni la simplicité nécessaires pour la rendre d’une application facile; point de genres déterminés, point.de synonymie : d’où ilest résulté qu’elle fut négligée pendant près d'un siècle, sans .que l’on songeät même à la perfectionner. On voit, avec une sorte d’étonnement, les botanistes les plus distingués qui vinrent après lui, tels.que les frèrés Bauhin, les Gérard, les Johnston, les Pona, les Zanoni, etc., adopter encore, pour la distribution des plantes, ces divisions insignifiautes, et qui interrompent les rapports les plus naturels. Cependant la science, sous d’autres rapports, fit de grands progrès dans le courant du dix-septième siècle : Gaspard! Bauhia -publia son Pinax ; fruit de quarante années de iravaux.et,de re- -cherches, qui n’est lui-même que la table d’un travail. beaucoup plus étendu, comme on en peut juger par son Prodrome, et le premier volume de son Théâtre de botanique, qui renferme l’histoire des graminées, des cypéracées,,, et d’une partie des Xliacces. Le principal mérite de cet ou- -vrage, interrompu par la mort de son auteur , consiste dans Vexposition de tous les noms que les plantes reçurent successivement, à partir principalement.de Zragus, jusqu'au temps. où l’auteur écrivait.
Jean, Bauhin, non moins célèbre que son frère, plus àgé de vingt ans, disciple de Fuchs, ami de Gesner, entreprit une Aistoire générale des plantes, qui fut publiée après sa mort : elle comprend environ cinq mille deux cent soixante six espèces, dont trois mille quatre cent vingt-huit sont représentées par des figures en bois, mais très-médiocres. Cet ouvrage est distingué par une érudition immense, une saine critique, une synonymie assez exacie, e beaucoup de rapprochemens naturels.
Avant ces deux célèbres botanistes, dans le courant du seizième siècle, parurent successivement 7ragus ou Lebouc L Lonicer, Dodoens, Lobel, qui publierent beaucoup de figures avec de médiocres descriptions : C{usius ou l'Ecluse lemporta* de beaucoup sur eux par l'exactitude et la précision de ses descriptions, auxquelles il ne manque que des détails sur plusieurs parties de la fructification ; dont on ne sentait pas alors toute l'importance. Beaucoup d’autres contribuerent encore à l'avancement de la botanique, tels que Turner, médecin anglais, qui publia l Histoire des plantes d'Angleterre ; Rauvolf, qui voyagea dans le Levant, y recueillit beaucoup de plantes, et les fit connaître dans le Voyage qu'il publia; Camerarius, à qui nous sommes redevables d’une édition des plantes de Matthiole, avec beaucoup de figures qu'il possédait de Gesner; Tabernæmontanus, qui donna une histoire des plantes avec environ deux mille figures ; Prosper Alpin, dont le voyage en Egypte nous are la connaissance de beaucoup de plantes de ce pays ;
alechamp, qui a donné, dans son /Jistorre des plantes, des figures assez médiocres, la plupart copiées de Lobel, de Matthiole ou de Fuchs : cependant on y reconnaît, dit Adanson, une érudition profonde, et on lui doit cette justice, ‘qu'il a mieux détérminé que persoune les plantes décrites par les anciens. Matthiole acquit beaucoup de célébrité par -ses longs commentaires sur les six livres de Dioscoride : on Jui reproche des descriptions trop diffuses, des figures peu exactes, et beaucoup de négligence dans son travail. Dans les dernières éditions, il se rétracta en plusieurs endroits, fit beaucoup de corrections, et publia de mcilleures figures. Cet ouvrage a été perfectionné par les soins de G. Bauhin, qui l’a augmenté de trois cents figures et de bons commentaires.
(4) | Morison, professeur de botanique à Oxford, jouit d’une grande célébrité par ses vastes connaissances dans l’etude des plantes, et surtout par la méthode qu'il établit pour leur distribution, d’après la considération de leur fruit, ainsi que d’après leur consistance et leur port, leur durée, le * nombre des pétales, etc. En voici Le tableau :