SYSTÈME SUPÉRIEUR
À Ja suite des trois systèmes (général, axifère et appendiculaire) dont nous venons de parler, j'ai établi une quairième colonne, dans laquelle je représente les trois moyens de reproduction des végétaux composés; savoir, les embryons-latens, les embryons-fixes (bourgeons) et les embryons-graines: j'ajoute, à la représentation de cestroïs sortes de corps reproducteurs, celle des divers modes ss offrent dans le développement de leurs premières évolutions, tels que, pour les embryons-fixes, le scion allongé ou de continuité; le scion roselé, qui n’est qu’une abréviation du scion allongé; le scion avorié ou.spinescent, dans l’épine .axil- Jaire; le scion bulbeux , dans les bulbines qui se développent à l’aisselle des feuilles de certaines Æliacées, et'dans celles
que l’on nomme gousses dans l’ail, et qui prennent également naissance à ’aisselle des feuilles écailleuses et inférieures de cette plante; et'enfin le scion terminé ou scion-fleur, quand il paraît sous l’apparence d’une fleur.
Les embryons-graines présentent dans leur germination deux modes de développement très-faciles à distinguer : le premier (cotylédons hypogés) consiste dans ce que les feuilles cotylédonaires ayant acquis, sous les tuniques propres de la graine, tout l’accroissement dont elles étaient susceptibles, restent sous la terre, et se flétrissent tout près du point où elles ont pris naissances tandis que, dans le second (cotylédons épigés), ces mêmes feuilles cotylédonaires, en conservant la faculté de croître et de verdir, sont exhaussées audessus-du sol, et souventiassez loin de laligne médiane, au moyeu d’une première éiongation végétale de l'axe, à laquelle on a , sans nécessité, donné le-nom de tigelle.
SYSTEME AXIFERE.
Organes faisant partie ‘du ruse vivanT des végétaux. ORGANES ÉPIDERMIQUES.
Pores. On nomme pores les issues, soit intérieures, soit extérieures, qui facilitent la circulation des fluides destinés à entretenir la vie des êtres organisés, et à mettre en rapport de communication les cellules aggrégées dont ces êtres se composent.
Les pores , comme organes de première formation etcomme étant d’une nécessité absolue à l'existence des êtres vivans, sont communs -aux végétaux et aux animaux, et 1lsexercent leurs fonctions dans tous, depuis les plus simples jusqu'aux plus composés.
Leur ouverture à la surface du végétal se manifeste de diverses manicres; elle est simple (fig. 1), membraneuse (fig. 2), glandulaire (fig. 3) ou tubulaire (fig. 4), toujours simple dans ceux des racines.
Aiguillons. Les aiguillons sont de simples expansions du tissu cellulaire : répandus indistinctement sur toute la surface de la partie aérienne des végétaux, ils s’en détachent au moindre effort. La partie terrestren’en produit jamais (fig. 5).
Disposition des nœuds-witaux ou conceptacles des embryons-fixes sur le tube vivant des végélaux.
NOEUD-VITAL (Turp.).
Cet organe, qu’il ne faut point confondre avec les pointsvitaux répandus indistinctement dans toutes les parties du üssu cellulaire des végétaux, sert de conceptacle ou de berceau aux embryons-fixes (bourgeons ) : son apparition sur les plantes, qui ne commence guère qu'a partir des mousses, devient le premier des caractères qui distinguent les végétaux composés ou appendiculaires des végétaux simples ou axiferes. Les nœuds-vitaux, comme les points-vitaux, prennent naissance dans l’intérieur du tissu cellulaire; mais ils différent essentiellement de ceux-ci, en ce qu’au lieu d’être épars, ils sont constamment disposés, autour du tube végétal, sur des points déterminés. Considérés dans le sens transversal des tiges, les nœuds-vitaux sont isolés (fig. x et 2) ou associés (fig. 3 et 4). Dans le premier cas, ils sont alternes , distiques ou rangés sur deux côtés (fig. 1), ou aliernes en spirale (fig. 2); dans le second, ils montrent l'opposition par couple (fig. 3 ) ou l'opposition par verticille (fig. 4); mais une chose de la plus haute importance, et qu'il ne faut jamais perdre de vue dans l'étude organique des végétaux, c’est que, quel que soit le mode de situation de ces organes dans le sens horizontal, ils restent toujours assujettis à la disposition alterne dans le sens longitudinal ; c’esta-dire, que jamais un 2œud-vital ne s’oppose à un autre placé immédiatement au-dessus ou au-dessous de lui, mais bien à l’espace produit par deux autres (fig. 3 et 4).
Les nœuds-vitaux annoncent que les végétaux qui en sont pourvus quittent cette organisation simple que l’on remarque dans les champignons et les-algues de terre et de mer ; que ces végétaux vont devenir des êtres composés ou plutôt des aggrégations d'êtres ; que, sur le bord de leursuœuds-vitaux, il va se développer des organes appendiculaires, tels que les feuilles de la tige et celles de la fleur ; pe premier moyen de reproduction, les embryons-latens, le seul que montrent les végétaux axifères, vont s’en adjoindre deux autres, les embryons-fixes et les embryons-graines ; que la fécondation,
Chi) | peut-être ‘indispensable au développement des embrÿonsgraines, va se manifester; et qu’enfin cette masse de tissu primitif ou cellulaire va être traversée diversement par un second tissu, que l’on nomme vasculaire.
Les nœuds-vitaux de la partie inférieure, ou système terrestre des végétaux composés, ont cela de remarquable, que , quelle que soit la disposition de ceux du système aérien, ils sont toujours alternes; qu’ils ne sont jamais bordés par ‘un organe appendiculaire, et que les embryons-fixes qui en émanent ( connus sous le nom de spongioles ou de chevelu) sont toujours dépourvus d’écailles : très-peu apparens sur les racinés ordinaires (fig. 2), ils deviennent tres-visibles sur celles qui se gorgent de suc, comme dans la pomme de terre et le topinambour (fig. 3).
Fig. 1, a. (du système supérieur) nœud-vital donnant naissance à un embryon-fixe ; b.embryon-fixe terminal, trèsdistinct des latéraux, en ce qu'il n’a point de conceptacle particulier, qu’il émane de Ja continuité de l’axe, et qu’il ne contribue point à l'augmentation en diamètre; c. embryonfixe latéral; d. espace ou entre-nœud auquel M. du Petit- Thouars a donné le nom de mérithalle; e. place qu’occupait la feuille protectrice de l’embryon-fixe développé dans son aisselle.
Fig. 3 (du système inférieur), topinambour, a. nœudsvitaux et embryons-fixes; b. mérithalle.
Corps REPRODUCTEURS LIBRES, appartenant au troisième et dernier moyen de reproduction des végétaux composés; considérés, avec leurs enveloppes protectrices, comme émanant de la partie terminale des axes.
Embryons-libres dépouillés de leurs enveloppes. EMBRYON OÙ FOETUS VÉGÉTAL.
L’EemBnyon-L18RE, considéré au centre de ses enveloppes, est un petit être qui a déjà recu tout le développement de sa seconde vie. Un axe et des appendices le composent tout entier : l’axe, qui.est un abrégé de la charpente future de ce végétal, présente une ligne médiane horizontale, de laquelle doivent s’élancer, dans des sens opposés, d’une part le sys-
(42) ième inférieuf (racines ), et de l’autre le système supérieur ou aérien. Cet axe, comme partie essentielle de l'embryon, peut quelquefois manquer d’appendices, de même que cela arrive à ceux des cuscuta (fig. 1 ) et des cassyta, etc. Les appendicesou feuilles cotylédonaires, protophylles (du Petit- Thouars), naissent toujours au-dessus de la ligne médiane, et font conséquemment partie du système aérien : ces premières feuilles, quand elles se développent, sont ou isolées, ou associées ; c’est-à-dire que faisant partie du système appendiculaire, elles sont assujetties aux mêmes lois d'insertion. Aiïusi elles sont isolées lorsque, placées latéralement sur l'axe telles se sotident en uné gaine, comme dans les Aiiacées (fig. 2), ou bien qu’elles restent libres, comme celles des cypérées et des graminées (fig: 3 et 4) : elles sont associées par couples (fig: 5),-ou associées verticillées (fig. 6) dans les végétaux que l’on nomme dicotylédons. Ces feuilles cotylédonaires, dont le point d'insertion est invariable, varient au contraire dans leur nombre depuis un jusqu'a seize ; elles se présentent dans la germination sous deux aspects différens : les unes, que l’on nomme hypogées, ayant acquis, sous les tuniques de la graine , tout l’accroissement dont elles étaient susceptibles restent sous terre et se flétrissent dans la situation où elles sont nées; tandis que les autres, désignées sous lenom d'épigées, conservent la faculté de croître et de verdir, sont exhaussées au-dessus du sol, en s’éloignant de la ligne médiane par le moyen d’une première élongation aérienne, espace ou premier mérithalle, auquel on a donné le nom de igelle. Plusieurs embryons peuvent naître naturellement sous l'enveloppe propre de la graine (fig. 7 et 8), et cette graine pent être quelquefois multiloculaire et contenir dans chaque loge un embryon (fig. 21 ). La situation de ] embryon relativement au point extérieur qui unit la graine au péricarpe, peut varier ; la radicule, le plus souvent tournée de ce côté, peut présenter l'inverse ou seulement une position latérale ‘. Eu égard à l’endosperme, l'embryon est adossé et
? La radicule d’un embryon regarde toujours le point d'attache qui correspond directement avec la plante-mère : lorsque l'apparence du coniraire a lieu, c’est que la graine est pourvue de deux tuniques, et qu'entre ces Luniques rampe un cordon vasculaire (dernier iérithalle ), à La s’'abouche avec le hile et l’omphalode de la tunique intémeure, et vers. lesquels Ja radicule est dirigée.
lacé à sa base extérieure dans les graminées (fig. 13) :'il Dee entièrement dans les chénopodées (fig. 14), ou il en est entouré lui-même dans le plus grand nombre de graines (fig. 15 ). es
L'époque de la formation d’un embryon ne peut être déterminée; mais il paraît assez probable qu’il nait, comme l'embryon-fixe, immédiatement de sa mere; qu'il vit par elle, et qu’il ne s’en isole, dans l’intérieur du sac ovulaire, qu'au moment où il recoit le principe de la fécondation; qu’en ce nouvel état, que je nomme la seconde vie des êtres organisés (ceux auxquels la fécondation paraît nécessaire ), il puise sa nourriture dans le fluide endospermique qui Pentoure; et que, dans ce premier isolement, il s’essaye, en quelque sorte, à vivre dans celui où il doit, à partir de là germination, commencer et terminer sa troisième et dernière vie.
L’embryon-libre seul peut avoir besoin de la fécondation ; les enveloppes protectrices se multiplient autour de lui en raison de ses besoins : il manque detunique propre dans l’avicennia (fig. 11). Le péricarpe est réduit à l’état rudimentaire dans les Zabiées (fig. 22 et 32 ) et dans les borraginées ; tandis que, dans d’autres cas, indépendamment du péricarpe, une autre enveloppe plus extérieure semble Jui tenir lieu de surtout , tel que cela se voit dans les involucres hérissés de la châtaigne et du hêtre (fig. 45).
OMBILIC PROPRE ( Turp.), fig. 9, à.
La cicatrice ombilicale des embryons, par laquelle ces fœtus végétaux communiquent avec la plante-mère, est située précisément sur le point de la ligne médiane : cet organe qui, après que ses fonctions sont remplies, s’efface sur le plus grand nombre des embryons, reste très-visible sur ceux de la fève, du pois, et autres légumineuses, où il paraît sous l'apparence de deux petites cicatricules latérales.
EnpospenME (Rich.), périsperme (Juss.), albumen (Gært.), fig. 13, 14 et 15 en a.
Substance inorganisée : reste du fluide nourricier qui remplissait le sac ovulaire, qui a servi d’aliment à l'embryon
(44) pendant le développement de sa seconde vie, et qui ensuite s’est concrété autour de lui pendant son état de repos, comme devant encore devenir par émulsion sa première nourriture dans la germination. L'absence ou la présence de l’endo- Sperme dans les graines offrent de très-bons caracteres; mais comme ils sont fondés sur un corps inerte, qui ne fait point partie de l’organisation tissulaire des végétaux, il peut quelquefois manquer daus des espèces du même genre, sans que cela rompe les analogies. |
GRAINE, fig. 16.
La graine, que l’on peut considérer comme l'œuf végétal, est le produit de l’ovule développé : elle se compose de deux parties organiques ; savoir, de l'embryon parvenu, par la fécondation, au terme de sa seconde vie, et des tuniques qui le protégent. Ces tuniques, presque toujours Mie uni-embryonnées, assez souvent remplies par une substance concrétée, l’endosperme, peuvent aussi quelquefois être naturellement multiloculaires, et contenir, dans chaque loge, un embryon distinct. An
TUNIQUE, tégument, lorique et tegmen (Mirb. ), épisperme (Rich.), spermoderme ( De. ).
Enveloppe propre de l’embryon faisant partie de la graine. La tunique est la dernière feuille du végétal, soudée de toute part, indéhiscente, bordant et protégeant ce dernier nœud-vital qui sert de conceptacle au rameau-embryon.
A la surface de la graine on distingue les organes suivans : HILE, fig. 17, a.
Cicatrice susceptible de varier dans sa grandeur, produite par l’abouchement des vaisseaux nourriciers qui ont servi au développement des tuniques de l'embryon (de la graine ). Cette cicatrice hilaire indique, d’une part, le point qui determine la base d’une graine, et, de l'autre, celui de sa communication avec le péricarpe : elle montre dans son enceinte, le plus souvent au milieu, l’omphalode ou ombilic nourricier
REED à il
de l’embryon, et contigu à l’un de ses bords; on voit le micropyle ou organe destiné à transmettre la fécondation à ce même embryon.
OMPHALODE ( Turp.), fig. 18 en a.
Organe placé dans l'enceinte de la cicatrice du hile, le plus souvent au centre, destiné à l'introduction des vaisseaux nourriciers, chargés d'apporter de la plante-mère les alinens nécessaires au développement de l'embryon avant et quelque temps après la fécondation.
microPyLe (Turp.), fig. 19 en a.
Organe perforé, situé près du hile, toujours dirigé, relativement à l'insertion de la graine dans le péricarpe, du côté qui regarde le stigmate; aboutissant à la radicule de l’embryon (rarement opposé), servant d’introducteur aux vaisseaux spermatiques (cordons pistillaires, correa), qui apportent, des stigmates aux embryons encore invisibles, ce principe fécondant qui détermine leur séparation de la plantemère et l’époque à laquelle commence la seconde vie des veégetaux. | “}
EMBRYOTÈGE (Gœrt.), fig. 20 en a.
Sorte de déhiscence operculaire, naturelle à quelques graines, facilitant la sortie et les premiers mouvemens de l'embryon au moment de la germination.
vAsiDucTE (Rich.), raphé et chalaze (Gaœrt.), fig. 23 en «a et en b.
( Cet organe n’existe pas toujours ). Cordon vasculaire partant du podosperme, rampant sur l’un des côtés de la tunique propre de la graine, et venant s’introduire et s'épanouir, dans l’intérieur de sa partie supérieure, en une sorte de renflement qui prend le nom de Me ou d’ombilic interne. : Get organe, quiest très-visible dans les graines de l’oranger et. des passiflores, cache ut point d'organisation qui nous est inconnu. Est-il le cordon ombilical qui attache l'embryon à la plante-mère? ou n'est-il destiné qu’à conduire dans
(46) l'intérieur des ovules le fluide nourricier dans lequel nage l'embryon? Je pense que le vasiducte est le dernier article ou mérithalle de la tige, que la chalaze est un rudiment de graine, et que l’un et l’autre sont le dernier effort de la vé-
gétation.
ARILLE, fig. 24, 25 et 26 en «, et fig. 23 en d.
Expansion caronculaire, cupulaire ou sacciforme du podosperme (ou du trophosperme quand le podosperme manque), le plus ordinairement succulente et membraneuse, recouvrant la graine en partie ou en totalité, et n’y adhérant
que par le hile.
PODOSPERME (Rich.), funicule, cordon ombilical, fig. 27 en a. 09.: 2° fi OC HD S
(Cette partie manque souvent). Sorte de cordon composé de vaisseaux nourriciers qui ont apporté, de la plante-mère, les sucs nécessaires au développement de l'embryon et de ses tuniques , et qui lie, par le hile, la graine au trophosperme. Ce cordon, qui n’a rien de comparable avec le cordon ombilical des animaux, est contourné en S dans les mimoses, et d’une longueur remarquable dans les magnolia. Le podosperme, lorsque le vasiducte n'existe pas, est le dernier article ou mérithalle de la tige : il consiste dans l’espace qui sépare . Je nœud-vital, d’où émané l'embryon, de celui d'où partent les feuilles ovariennes.
TROPHOSPERME ( Rich.), placenta et placentaire.
Processus plus ou moins saillant de la cavité intérieure du péricarpe ou de l'ovaire, qui sert de support et de point d’attache aux graines. Le trophosperme peut être axifère ou pariétal : axifère, quand il naît de la base (fig. 28 et 36, a) ou du sommet (fig. 37, a); pariétal, lorsqu'il part immédiatement des côtés (fig. 38 et 39, a). Il est pariétal marginal lorsqu'il est le produit des bords rentrans de deux feuilles ovariennes, et pariétal médivalve lorsqu'il naît immédiatement de la nervure médiane de ces mêmes feuilles.
CLOISONS ET LOGES, fig. 43.
Diaphragmes verticaux, rarement horizontaux, complets ou incomplets, rayonnant de la circonférence au centre; où. . du centre à la circonférence; partageant la cavité du péricarpe en plusieurs loges. Ces loges ; formées souvent par là rencontre intérieure de deux feuilles ovariennes, unies et soudées , s’isolent quelquefois par l'effet de la désorgamisation de certains péricarpes (les euphorbes).
expocarre (Rich:}, panninterme (Mirb.), fig. 41, ©.
Membrane pariétale qui tapisse toute la cavité intérieure du péricarpe. Cette,membrane est l’épiderme de cette face interne et lanalogue du bois dans les tiges : comme celui-ci, le bois fructuaire augmente quelquefois, en dureté et en épaisseur. par les couches additionnelles qu’y dépose successivement la partie parenchymateusé (mésocarpe.) : le noyau de la pêche et la noix du coco'en sont des exemples.
MésocaRPe ( Caffin. ) 7 sarcocarpe (Rich. Ms 4x b.
0 | À e2 LI
NIVOLENANT 2 ir SIdEUDISMAT LLEUSNO! STE
- Substance interposée entre lépiderme extérieur,et l’épiderme intérieur, représentant le tissu cellulaire de l'écorce, charnue, succulente «et sucrée dans la, pêche, la. poire et le melon : elle devient une sorte de bourre dans le coco; et est presque nulle dans les péricarpes des graminées , des ombellifères etc. RE ÉRAUR ÉpicARPE. ( Rich.) cette partie jointe au mésocarpe
constitue la parnexterne (Mirb.), fig. 41, a.
Partie de l’épideime général de la plante, distinguée sur le fruit sans trop de nécessité, produite là, comme partout ailleurs, par les parois des loges les plus extérieures du tissu cellulaire, durcies et colorées par l’action de l'air. L’épicarpe, lé mésocarpe et l’endocarpe sont aux feuilles ovariennes ce qu'est aux autres feuilles de la plante, l’épiderme des deux faces et le parenchyme ou tissu cellulaire placé au milieu.
(48) PÉRICARPE, fig. 41, a,bet c.
.Ovaire développé par les simples lois de l'accroissement végétal, nulou réduit à l’état rudimentaire dans les /abiées et les borraginées. Le péricarpe est le produit d’une ou de plusieurs feuilles ovariennes roulées et soudées de toute part par leurs bords : ce sont ces mêmes bords qui, en rentrant plus où moins à l’intérieur, forment les trophospermes pariétaux marginaux, sur lesquels naissent les graines toujours bisériées, et qui, en même temps, laissent à l'extérieur de tous les fruits irréguliers ces rainures que l’on remarque sur le péricarpe des légumineuses, de la pêche, de la prune, et, en général, sur tous ceux où l’on est en droit de soupconner l'avortement, au moins d’une partie semblable à celle qui se développe.
Cinq ou dix feuilles ovariennes, simplement soudées par la rencontre de leurs bords, constituent le péricarpe sn et uniloculaire des primulacées. Le désoudement, vers le sommet, de ces petites feuilles, produit la déhiscence de ces sortes de péricarpes.
Une seule de ces feuilles ovariennes, roulée et soudée par ses bords plus ou moins rentrant à l’intérieur, produit le péricarpe irrégulier des légumineuses, des graminées , de la pêche, de la cerise, etc. Il est important d'observer que les feuilles ovariennes, disposées comme toutes celles du végétal, ont leur face interne tournée du côté de la tige, et que c’est toujours vers le centre de leur support qu’elles se soudent.
Deux de ces mêmes feuilles , opposées par couple, forment les péricarpes libres et folliculaires des apocynées, et ceux biloculaires, par soudure, des ombellifères, des gentianes, des rubiacées , et, en général, de tous ceux qui présentent le nombre binaire. :
Trois, également opposées , composent tous les péricarpes libres ou soudés des plantes nonocotylédones , telles que les liliacées, broméliées, palmiers, etc, et, dans les dicotylédones, la plupart des péricarpes tricoques des euphorbiacées, et: ceux libres entre eux des delphinium, des aconi- Lum ; etc. dL 4%
Cinq, opposées et verticillées , offrent les péricarpes des
pivoines, de la fraxinelle, et le plus grand nombre de.ceux qui appartiennent aux Végétaux dicotylédons. ù
Enfin, un verticille de quinze ou vingt feuilles ovariennes donne les péricarpes très-composés de l’anis étoilé, ceux de la plupart des malvacées, et celui, très-remarquable, du hura crepitans ou sablier.
De l'isolement ou de l'association par couple ou par verticille des feuilles ovariennes soudées, comme nous l’avons déjà observé, par leurs bords intérieurs, naissent les péricarpes simples et les péricarpes composés. is
TISSU MÉDULLAIRE ( Turp.), fig. 43, a.
Substance qui remplit la cavité intérieure de certains péricarpes, et dans laquelle les graines paraissent comme nichées. Cette substance, spongieuse dans la châtaigne et la noisette, farineuse dans l’adansonia, succulente dans l'orange , représente exactement la moelle placée dans le canal ligneux des tiges.
FRUIT, fig. 44.
Ovaire et embryon développés. Cet organe, dernier terme . de la végétation, porte, à son extérieur, un caractere distinctif, qui doit empêcher qu'onme le confonde, comme on l'a fait, avec certaines enveloppes involucrales : ce caractère réside dans les traces que laissent le plus souvent au som-
met, les styles et les stigmates.
OVULE, fig. 20 et 30.
Jeune graine remplie du fluide endospermique, nourricier, dans l'intérieur de laquelle l'embryon apparaît et se détache de sa mère après la fécondation. Le sac ovulaire est la dernière feuille soudée et indéhiscente du végétal : elle borde.et protége le nœud-vital embryonifère. |
FISTIL , fig. 29 et 30.