TROISIÈME ET DERNIER MOYEN
Par les embryons-libres (du Petit-Thouars ), fig. 3.
Corps reproducteurs fécondés, tuniqués, rarement nus (comme dans l’avicennia ), nés de la partie la plus terminale de la plante-mère, vivant par elle jusqu'au moment de la fécondation, époque à laquelle ils s’isolent dans l’intérieur du sac ovulaire; devenant dès lors des enfans plantes, et se nourrissant, par les pores de toute leur surface, du fluide endospermique, dans lequel ils nagent; offrant déjà cette ligne médiane où point de départ qui sert à distinguer les deux systèmes d'organes dont se compose l'être végétal, systèmes qui semblent, pour ainsi dire, n'avoir d’autre contact que d’être posé base à base. Ces corps reproducteurs, destinés à se détacher de leur mère et à aller former plus loin une aggrégation nouvelle, n’appartiennent qu'aux seuls végétaux appendiculaires, et, comme le dernier et le plus important En de la végétation, ils sont abrités par plusieurs enveoppes protectrices, telles que les tuniques propres, l’arille, e péricarpe, et même quelquefois par certains involucres péricarpiens (celui hérissé de la châtaigne, par exemple).
Ces embryons-libres et fécondés, qui n’éprouvent point d'interruption, dans leur développement , sous les climats chauds et humides qui favorisent sans cesse la végétation, “Commencent leur troisième et dernière vie dès qu'ils sont isolés de leur mère et confiés au sol , et, même assez souvent, on les voit au sein des fruits encore attachés sur la plante où ils ont pris naissance, continuer de croître et produire, en cet état vraiment pittoresque, des feuilles, des fleurs et des fruits (voyez Tabl: 11, bis, fig. 3). C’est cette troisième “époque de la végétation que lon a idésignée sous le nom de germination.
GERMINATION ; fig. a, db} cet d, dépendantes de la fig. 3.
Premier mouvement ou première élongation végétale des systèmes inférieur et supérieur d’un embryon isolé de sa mère, rendu à lui-même et au sol. La germination offre deux modes remarquables : dans le premier (fig. b), les feuilles cotylédonaires, ayant recu tout leur développement sous les uniques de la graine, restent sous la terre, b', sy flétrissent et se dessèchent près du point où elles ont pris naissance (le haricot, la capucine ); dans le second (fig. a etc), ces mêmes feuilles cotylédonaires, en conservant la faculté
- de croître et de verdir, s’éloignent de la ligne médiane au moyen d’une première élongation aérienne, ou d’un premier mérithalle, en c” et a"',quiles exhausseau-dessus du sol (fève, rave). Le premier de ces modes est dit hypogé, et le second épigé; et, dans ce dernier cas ; le mérithalle, compris entre l'insertion des cotylédons et la ligne médiane, a recu le nom
‘de tigelle. ti
TIGELLE, fig. cen c" et fig. d'en d”.
On est convenu de distinguer par le nom de tigelle cette “première élongation ou ce prémier mérithalle du système axifère supérieur du végétal appendiculaire (fig. €, c*), compris entre la ligne médiane et l'insertion des feuilles cotylédonaires ou protophylles. Il ne faut pas confondre, comme cela arrive quelquefois, la tigelle avec cet autre espace ( fig. à en b”), qui sépare les cotylédons hypogés, à', des feuilles que l’on nomme primordiales, b".
Les embryons-fixes ou bourgeons présentent aussi quel-