‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 6 sur 201 · Des gouttes d’eau répandues cà et là sur üne surface · texte numérisé non relu

Des gouttes d’eau répandues cà et là sur üne surface

- d’abord distinctes entre elles, se confondent en une seule et

même nappe, dès que l’6n continue d’y en ajouter de nouvelles :-l’étude par comparaison et par rapprochement ana-

logique’des êtres, l'acquisition des nombreux individus qui manquent encore amos collections naissantes, et qui chaque ‘Jour viennent combler quelques-unes de ces nombreuses la-

cunes si favorables à nos distinctions, amènera pareille chose. Encore quelques acides de plus en chimie, et nous n'en aurons plus qu’un. Sd

22, Fixer dans le grand ensemble des êtres des points de repos et de reconnaissance, tels que les espèces, genres, familles, c'est faire une chose tout aussi arbitraire que la division du cercle, mais tout aussi utile. HR,

23. Plus avancés dans l'étude philosophique des êtres nous concevrons difficilement la possibilité d’être z0o/ogiste sans la connaissance intime de l’homme, et botaniste sans celle complette de l’un des végétaux les plus compliqués ? nous ne nous Aeane moins en apprenant que des naturalistes distingués dans les deux genres, armés d’un peut nombre de caractères isolés et convenus, ont passé, de cette sorte, leur vie à sauter d’un genre sur un autre. Ces naturalistes m'ont toujours paru ressembler à un anatomiste qui ne s’attacherait qu'a la connaissance extérieure des mains et des pieds, én négligeant tout le reste du corps.

24. Les pseudo et les nombreuses terminaisons en ioïdes, qui se multiplient et qui semblent, comme malgré nous, échapper de notre plume à mesure que nous étudions plus comparativement , trahissent nos prétendues coupes natu= selles, et attestent que les êtres liés entre eux par un grand nombre de rapports ne peuvent être assujétis qu’à des divisions arbitraires. : SE

25. Une certaine facultéintuitive, quimne se communique point, mais qui s’acquiert, jusqu'a un certain point, par la grande habitude de voir, sert plus dans les rapprochemens analogiques des êtres, que les caractères dont on essaye de se servir, et sur lesquels, obéissant a l'impérieuse faculté dont ilvient d'être question, nous sommes souvent obligés de sauter. à SR

Les nymphæa alba et lutea pour Pinsertion des étamines, Les bassiu et achras pour l’endosperme, en sont des exemples.

D) Il a fallu cette faculté intuitive dont nousvenots de parler, our placer les cassyta à côté des lauriers , les cuscutes dans es convolvulacées, 'hippuris parmi les oniagres, les dorstènes avec les figuiers et les mtriers, le singulier genre gyrostemon * dans les euphorbes et à côté du genre Aura.

26. Si quelque botaniste me consulte pour savoir si d’un individu qu'il possède il fera un genre nouveau où une espèce nouvelle, ma réponse est toujours : Pourquoi pas? Dès que la nuance qu'il me présente n’a pas encore été signalée, je n’y vois-aucun inconvénient, et je pense que | hacher un peu plus où un peu moins le tableau gradué de la nature, est entièrement une affaire de goût.

Si ce même botaniste me consulie encore sur le projet qu’il a de déplacer les passiflorées d’auprès des cucurbitacées, et de les transporter à côté des capparidées, je m’y oppose de tous mes moyens, parce qu’il me paraît évident qu'il trouble l’ordre immuable établi par la nature, et cette faute, a mes yeux, est aussi grande que celle qu’un géographe ferait, si, sur une carte, 1l plaçait le département de l'Isère près de celui du Finistere.

‘Si un autre, s’occupant des analogies des organes, me communique qu’il a 6bservé que l'appareil trophospermique ou placentaire des cucurbitacées est central , et que de hs il est suspendu au sommet de la cavité ovarienne, je m’y oppose bien davantage encore, parce que cela n’est point, parce que cela est contraire à toute espece d’analogie.

Enfin, si un autreencore s’entête à vouloir considérer l’involucré composé et hérissé qui enveloppe les péricarpes lisses et crustacés de la châtaigne comme étant le péricarpe luimême, sans vouloir entendre que Le péricarpe doit toujours être terminé par les traces du style ou du stigmate, et cela sous le prétexte de rendre la science plus sÿnple et plus aimable, je lui réponds qu'avant tout il faut donner à cette Science des bases solides et fondées sur l’étude comparée des analogies. | oi

27. L'organisation générale d’un être vivant et celle de ses organes en particulier ne peuvent s'expliquer qu’autant que l’on suit pas à pas le développement successif de cet être,

! Ce végétal, originaire de la Nouvelle-Hollande, a été publié avec figures par M. Le professeur Desfontaines dans les Mer. du Mus. d'hist. nat.,tom.v. : , |

(16) depuis le premier moment de sa formation apparente jusqu’à celui de sa mort.

28. En déroulant ou en détachant, de l’extérieur à l’intérieur , quelques-unes des parties constituantes d’un être compliqué, on obtient successivement dans ce qui reste, sauf les formes et les fonctions , l’analogie d’un être plus simple.

29. Dans mon article 9, j'ai fait sentir combien la conpaissance de la situation relative ou de la connexion des organes était importante : ce ne sera, en effet, que par cette convaissance, aussi fondamentale qu’elle est bornée dans ses pésèpes que nous arriverons à de grandes lois organiques ;

ois qui, pour lors, deviendront d’abord des guides certains dans létude des fonctions de chaque organe, ensuite dans celle de ses formes innombrables, qui souvent, par leur développement plus ou moins bizarre, nous en imposent, et nous cachent les véritables analogies des organes.

Que m'importe, en effet , que le nez de l’animal se modifie sous-mille formes différentes : on n’a point besoin de me le faire observer; je le verrai tout aussi bien qu’un autre; mais

ce qu’il est important de m’apprendre, c'est, 1°. sa situation relative ; 2°. ses fonctions. Quand une fois je saurai que cet organe, placé au milieu de la face, est situé entre et audessous des yeux, et au-dessus de la bouche; que son caracière organique et essentiel est d’être biperforé; que est le siége de l’odorat, et.sert comme de supplément à la respiration, avec cette connaissance je marcherai seul, et je trouvérai facilement l’organe, dont il est ici question, dans les oiseaux et dans les reptiles; je le verrai dans la trompe longue et prenante de l'éléphant. Les formes ne pourront plus m'en imposer, parce que je serai prévenu que les organes, seulement considérés sous ce point de vue, sont de vrais protées, qui changent sans cesse en passant d’un individu à un autre.

Si, ae de la mémoire comparative, on rapproche des organesanalogues, maisseulement développéssous des formes opposées, tels, par exemple, que les feuilles rudimentaires des ruscus et des cuscutes ; et celles surcomposees et à folioles articulées des mimoses ; le stipe ou tronc extrêmement éleve d'un palmier , et celui que l’on nomme plateau dans loignon; le nez simplement perforé des oiseaux, et celui très-allongé de l'éléphant, on sentira combien la forme des organes est ‘variable, et combien, au contraire, tout ce qui tient à leur

dU) situation relative est constant ; on sentira en même temps que tous les organes analogues, dérivant d’un type commun, il suffit, si je puis m’exprimer ainsi jde tirailler ce type plutôt dans un sens que dans un autre, pour en obtenir toutes les modifications possibles, et sans que pour cela ce typecesse d’être un instant le même. Une anecdote, parvenue à ma: connaissance il y a quelques années, peut fournir une comparaison avec le changement de forme que subissent les divers organes. « Le portrait-d'un, homme marquant .dans-les. sciences naturelles, fut dessimésummnepeau de mouton-préparée au blanc : l’artiste,»chargéd’ensexécuter.la gravure: ue pouvant venir à bout de lever$on calque sur une peau qui godait de toute part, imagina. de-la. tendre sur une plan chette; mais le hasard ayant-voulu que,cette peau fûtitirée plus fortement en long qu'endlarge;al s’ensuivit que; sans rien déranger dans.la ressemblance;.sa tête devint d’une lon» gueur .extraordinairehnace a ass: te ee, 3H Il est aisé de sentir.ques par l'allongement progressif dela eau, cette tête, Su Éoiuéonlerinte pouvait faire toutes ke grimaces imaginablessemais;qu’ellesne,pouvait jamais cesser de ressembler à l'original tel.est le type des organes à l'égard. de ses modifications. .# 4, ske vu 30. Je pense ; avèc M. Decandolle que, dans l’étude:des végétaux, il faut être-constamment.en garde,contre les:sous dures .et.les avortemens 4f, sun pate 2 tarot ant

Lo VENU EN À: IRLRMO CET, BAY LAC À

© Par soudué;tôn! enténd;let plus souvent; «dés organes appendious laires du tube vivant. gréffés tantôtipar leursbordss, etfonmant,gaine, comme la feuille eat du plus grand nombre des égétaux inonoe. cotylédons, let dans le pétiole des'Cypérées, dé quelques’ palmiers , du bananier et-detbéaucoup'dlautres; ou tantôt entré plusienrside ees@rs: ganes, tel que;cela se: voildans,certains involueres, dans les, calices:mono-, phylles, dans les corolles monopétales, dans les étamines monadelphes, dans lés phycostèimes sacciformes} déns lés deux bractébles latérales de la valve intérieure dé la préténduecorolle de latfleur desfgraminéess'et enfin dans celles latérales et également. soudées des écailles, de certains bourgeons. Û R PSE Ê A Tous les organes que nous Yenüns de Giter n’étantque destappendicés ui s'échappent avec plus ou moins de vigueur du tube: vivant, dont ils! din den entièrement, doivent naturellement. conserver ;souvent ‘la forme tubulaire, forme qui, en effet, ne se divise qu'en raison du plus ou du moins de force du végétal ou des parties delce végétal sur lesquelles! ils se développent. Aussi cette forme tubulairèsa-t-elle toujours l1eudel préférence dans la plupart des organes dont nous aYons-parlé plus haut , qui, comme l’on sait, occupent les deux extrémités de la végétation, do lune est faible, et l’autre dans une sorte d’épuisement. Nons penis ”

- 3r. La vie du végétal n’a d'action que dans le tubecortical ét sés appeñdices ; lui seul tend à se réparer lorsqu'on le-désorgarise 3, C’est seulement dans l'épaisseur dece tube vivant ét dé ses appendices que circulent les fluides nécessaires à léut entretien. La sève n’a point une véritable circulation; ellé monte et descend en raison des bésoins et des emprunts qué s’en font réciproquentent les systémiés terrestre étaérier; mais elle né parcourt poitit dés chemins différens:, et son pas- Sage a toujours lieu , soit qu’elle moïité ou qu’elle descende: par la seule partie vivante dés grands végétaux, le tube et séAPpéhdtces 07 MED SR ORENME À à ire ape fat

‘133. La moelle, sur laquelle on a tantécrit, et sur laquelle 6h'a imaginé tant de rêves et établi tant de comparaisons dépourvues de bon sens, n’est qu’une petite portion du-tissu cellulaire, dont se composent, En entier, une multitude d'êtrés vivans ; tissu qui, à luïseul , forme l'axe du bourgeon et toute la masse de l'embryon, et qui enf, dans les végétaux appéndicuhaires , où À s'établit par addition un second

sons-qne le mot de désoudureiserait plus canvenable;et: plus conforme-au développement. naiurel de,ces organes. … . ÊLSe moe ‘ts 44

*# L'avortement des êtres vivans ou Seulement de quelques-uns de léurs organes doit êvre distingué en avortement'inivisible où triterieur, en avore tement visible :ow extérieur ,èn avortement constant ,:el.en aportement accidentée: do HE med 5e gens F2

‘On ne peut nier qu’un être où un organe, avant de s’élanicer dans Patmosphère, nait déjà acquis un certaim dés elépénEnts mais nôus népous Mons jrs préciser l'instant où il areçu le commencement deson existence, ni celui auquel il peut avorter dans ce premier état de réclusion : ce sont cés avortemens, que l’analogie séule peut faire connaître, que je nomme invisibles où intérieurs, et parmi lesquels je range l'avortement constant des-denx fruits les plus intérieurs, e’est-à ‘dire les plus rapprochés de la tige, dans les graminées , où, ‘comme l’on sait, lé phis extérieur, seulement, se développe : celui que présente le fruit irrégulier des légumirienses ; dans lequel uné partie interieure etséemblable à celle extérieure qui se développe, manque présque constamment (Org. ves:, systs axif., fig: 33) CE ! RE 2 + Par avortement visible, j'entends ceux SF les êtres ou les organes qui ont déjà reçu un commencement de développementextérieur; et qui, en cessant de croitre, se dessèchent près du lieu qui les a vus naître : arm ceux<là, on peut citer les onze ovules dans le péricarpe du chàtai- &nièr, les deux ovaires dans le dattiers les deux ovules-dans le cocos, et Êeux au nombre de trois dans l'olivier ( Tabl: xxvurt, fig. 3et 5):

Les ävortemens, soit-visibles, soit itivisibles, lorsqu'ils sont-constans, tiénnérit à im vice tissulaire et héréditaire; ceux qui ne sont qu'aceidentels, dépendent ou d’un vice tissulaire ; individuel, ow d’une cause étrangère. , SE KE 4] c

3 Cette partie vivante du végétal est la séule par laquelle puissent

s'opérér toutes les'sontes de greffes. "°° °

tissu.,xeste toujours. la base primitive-de: lorganisation:tis+ sulaire. Le.tissw ligneux ou. vasculaires, en-établissant son premier tube réticulaire autour des axes purement cellulaires des bourgeons et desembryons, à mesure que ces deux soites d'êtres se développent: a fait croire: à quelques auteurs ; que eeite première portion était.distinte: de-tout le reste dela masse cellulaire: qui forme la base primitive de: toutes-les parties constituantes du végétal Entrainés-par-cette distime= tion inutile, ces auteurs ontimaginé un-nom: particulier et impropre ,et, -ce: qui estrbien ‘pire; ilstont-attribué, àee qu'ils nomment. là : moelle; des ‘fonctions: vitales: ‘quelle exerce: quel dans le très-jeune âge: des embryons-fixes;-og dans: les pnémières-évolutions des embrydns-graitiessn ve 52 Les vépétäux:croissent par intus:sasceptrow; ét-les-appendisulaires où. composés, indépendamment :de-:ce premier mode ; croissent-encore squantäleur diamètre, aumoyen des couches çonceutriques et surajoutées: de- intérieur à l'extés nieur. I:s’ensuit que toujours la vie abandonne successives mentile éentre, qu'ellecseréfugie-et-se concentré dans lertube extérieun; et @esh toujours parles partiesr créées les: pre= miènes. ic'est-a-dire:par celles .du:centres:que l’étrevégétal tend à se désorganiser se’ést ee:quexprouventi le plusigrand nomme: des:graminées, des ombellifères ,-et-beaneoup d’autrésivégétaux: fistuleux , dans: l'intérieur -desquiels: est: dés truite-cette| portion: centrale:de: tissu:ceHulaire, qui n'æeu d'existende-qu'autant.queises fonctions-vitales ont duré: En générallstoustles végétaux: sans en excepter-un: seul; lors: qu'ils meurent de: vieillesse: sônt réduits:aw tube extérieur, gui est, ave sessappendices; conmme nous Pavons diten:com= mençant le weute-unième article, la seule partie vivante du, végétal. 1. COX XI] »H3 ) 2" \naarms: XI ï L VOS 1190

shIci: se prébente: unesobservation qui .ne: laisse pas-que d'avoin quelque: intérêt: Ayant assisté quelqueloisk lorsque j'étais à Saint-Domingue, à des déftichèmens, j’aiseursow vent occasion de remarquer, sur de! très-vieuxp axbres! ariras chés; qu'indépendammentide cette désozganisation-dé L'an érieur: à l'extérieur , qui en avaioifair des tubes: plus ou moiss rameux,. la vie se ré fugiait oucse concenthaït encore vers/ce point quej'ai nommé la hone médiane: horisontaleides tés gelaux ; que: cette sorte, de retraite ‘amenait insensiblemént; dans les:systèmesitervestreret:aériqu; yn:couronnement infés

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(20) rieur et supérieur, et ru C'était toujours par les rameaux des deux systèmes les plus rapprochés de la ligne médiane , que l’aggrégatiou entière finissait.

Que l’auteur des Zarmonies de la nature, dans les écarts de sa brillante imagination , expliquant, par les causes finales, jusqu'aux moindres choses de la nature, ait été entraîné dans des comparaisons presque toujours sans fondement, il ne sera’point dangereux, parce que l’on sait d'avance ce que Von va chercher dans les aimables lectures que nous procurent les ouvrages de ce célèbre auteur; mais que, dans un livre élémentaire destiné à produire sur les jeunes gens ces premières impressions, toujours les plus durables, et conséquemment celles dont on se débarrasse le plus difficilement lorsque malheureusement elles sont fausses, on lise le passage suivant, pris au hasard parmi beaucoup d’autres semblables : « Le faisceau médullaire, comme le plus essentiel de tous, a été logé le plus profondément : son enveloppe, qui se com-

ose de toutes les couches ligneuses et corticales, est, pour ui, une égide contre le choc des corps externes. » Voilà, ce me semble, ce qui doit être considéré comme un mal réel, ou comme un poison funeste, que l’on ne peut trop tôt arracher de la main de ceux qui étudient.

33. Des articles plus ou moins nombreux (mérithalles, du Petit-Thouars), produits par l’écartement des 1œudsæitaux où conceptacles des Gr nn , Sur les axes, offrent le caractère organique le plus important de la végétation, et celui en même temps qui a été le plus négligé : ce caractère, quin’appartient qu'aux seuls végétaux appendiculaires , les distingue nettement des végétaux axifères, qui, à proprement parler, ne se composent que d’un seul mérithalle diversementmodifié. Deux mérithalles etdeuxnœuds-vitaux forment, en-entier, l’oplioglossum vulgare : le premier de ces nœuds-vitaux, tres-rapproché de la ligne médiane, est appendiculé par la feuille cotylédonaire, et le second par la seule feuillequi se développe. |

34. Le végétal Le plus compliqué se réduit, dans son orgauisation générale, à deux choses; savoir, la partie axifère et la partie appendiculaire (voyez Tabl., Org.vég.). La première, bien plus importante.que la seconde, forme la charpente plus oumoins rameuse, ou la partie de continuité des végétaux composés : quelques-uus de ces rameaux se termi-

“nant assez brusquement par l’effet d’une sorte d’épuisement nécessaire, présentent le plus souvent, à leur sommet, des papilles stigmatiques, et, en se gonflant, deviennent des péricarpes plus ou moins succulens, dans l’intérieur desquels naissent et se développent ces corps reproducteurs tuniqués, que l’on a nommés des graines. La partie axifere étant de première formation, constitue, à elle seule, l’organisation entière des nombreux végétaux d’ordre inférieur, tels que les champignons, les algues de terre et de mer (voyez l'abl., Règ.org., divis.des axifères).

La seconde, ou la partie appendiculaire, qui n’est au fond qu’une dépendance de la partie axifère, comprend les nombreux appendices dont se revêtent les végétaux composés, appendices presque toujours laminés, émanant latéralement de l'axe, rayonnant autour de lui, et alternant sans cesse dans le sens longitudinal. Ces appendices, parfaitement identiques, ont été distingués, pour le plus grand nombre, d’après de simples modifications de formes, quelques-uns d’après certains organes surajoutés et certaines fonctions particulières, comme, par exemple, cela se voit dans l’anthère qui.se développe au sommet de ceux que l’on nomme étamines, et.qui, pour cela, ne change pas plus l'identité de ces parties avec, les autres organes appendiculaires, que l’ovaire et le péricarpe ne changent celle qu’ils ont Hole axes, dont, en effet, ils ne sont que la continuité. Ainsi, on a vu des cotylédons dans les premières feuilles du végétal, des écailles dans celles rudimentaires qui accompagnent la base des bourgeons, des feuilles proprement dites dans celles plus développées de la partie intermédiaire des axes, des bractées lorsque ces mêmes feuilles redeviennent rudimentaires par épuisement, et enfin des calices, des corolles, des étamines et des phycostèmes dans celles qui terminent et protègent l’enfance de l'axe fructifère, et dont quelques-unes servent, peut-être, à féconder les corps reproducteurs contenus dans l’intérieur de cet axe.

L'expression d’épuisement dont on se sert quand on parle des axes pistillaires et des organes appendiculaires qui les accompagnent (fleur), ne peut être bonne que relativement 4 cet état de développement surabondant, qui n’est point l’état le plus parfait du végétal. C’est , en effet , entre l’épuisement et la surabondance, que s'établit cet état intermédiaire,

destiné à remplir: de-vœu que se propose danature ; lareproduction! CI ANPHOE 20 JADE. SHEAAINS -Pour-peu que l’on arrête tin instant ‘sa pensée sur la né: cessité «d'un état intermédiaire dans la végétation pour obtenir cette perfection organique destinée à l’accomplisse: ment du but te plus important: on ‘est entraîné vers cette grande vérité universelle : Qu'aux extrémités nest jumiais de micux, et que la sagesse qui évite ces extrémités avee soin: accompagnetrarement leigénie jamais lidiotisiie: "7

Une végétation trop ardete ie ‘produit que . des sèions aHongés ;c'est-a-dire qu’elle se borrie à la icontinuité’et à la répétition (par -bourgeon ) des axestet des organes appendi: culaires verts etrdéveloppés. + 1 727 ustd

» Ces

; pie ris eh ruisée périebite et 'amène’la mort dû véer LZaccroissenent en diamètre «des végétaux com pôsés ouippendiculaires-esten rapport'avec le nomibretet la foree de leurs rameaux (du Petit-Thowars): te 90 rie -: Les monocorylédons, généralement réduits hrun seul'axe, augmententpeu.en grosseur les polycotylédons, qui se distinguentdeceux-citpar lrgrandettiantité deileurs rameaux, cioissentien ce isens quelquefois d'une faniere prodigreuse. -:186.:des emibryons-fixes où Botgeons qui, par leur &6exoissement inférieur , augmentent de dimnètre des végétaux qui ienisont pourvus ; soit des enfans parébsdux, ot y si Von eut; des enfans fidèles qui n’abandénnent jamais éur mère; les embryons-graines diffèrent de leurs frères ‘enr ce qu'ils2s’en -détachent promytement ét qu'ils ont au loin établmr unemouvelle aggrégation d'étres. 2994qolsY90 14 -88m. Eextrême divisi bilitérdes partiesterminales des végétaux-diminue de. l'intérieur à Pestériéur ainsi, 11: aplas d'embryons ique delgraines, plas de graines que deloges, plus -de loges queiderpéricarpes, plus despéricgrpes que Lo

flewrs,et enfin plus de fleurs que d'axes piiicipaux. "7"

38. Si tous les végétaux secomposerit des mèmes 6Pganes , etrsi ces mêmes organes ne fontseulernent que disparaître ou se modifrerenpassantedn inidividu brun autiés sans jamais sarier danis leur situation relative; pourquo) , ceux:du: pts rompliqué étant une foistiommés, eréer tant de dénonnna tions muviles’pour exprimer la 1ème ghose?:54 2007 AU +39. Quand: on ‘parcourt les herbiers; on nf trouve guere

it également étre évités

enfin, s’il en est capable, produire des élémens dans la quatrième. L’inverse a presque toujours lieu.

44. Si, comme je l'ai avancé dans mon article 31, la sève monte et descend par le même chemin, je veux dire par les cellules poreuses du tube cortical seulement, et que sa marche, plus ou moins rapide , soit entièrement subordonnée aux besoins qu'en éprouvent tour à tour les systèmes terrestre et aérien, ne pourrait-on pas, d’après ce principe, admettre que les embryons-fixes des racines ‘ , en s’allongeant en sens contraire de ceux du système aérien, laissent échap-

1 Les embryons-fixes ou bourgeons du système terrestre sont, à raison du défaut de lumière, réduits à l'axe et à un état d’étiolement : on leur a donné les noms de spongioles et de chevelu ; mais on a eu tort de les assimiler aux feuilles aériennes, avec lesquelles i!s n’offrent de rapport que dans les fonctions, aucunement dans ce qui est relatif à l’organisation et à la situation relative. Tout le système terrestre réduit aux axes ne déve- Joppe jamais d'organes appendiculaires.

(24) per également de leur base des productions radicales et filamenteuses, qui se glissent entre l'écorce et le bois, et s’élèvent vers la ligne médiane, où peut-être elles se rencontrent et se croisent avec celles des bourgeons aériens qui y descendent, et que le développement de ces embryons-fixes produit l'accroissement en diamètre des rameaux terrestres ?

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