CHARDON-MARIE
G ?, Grec........ SIAUGovÿ Dioscoride. ; CARDUUS ALBIS MACULIS NOTATUS VULGARIS; Bauhin,
IluyaëË., lib. 10, sect. 6. Tournefort, .clas. 12, f/osou—
leuses.
2 CArDUUS MARIANUS ; folis amplexicaulibus hastato-pin- Lan... natifidis, spinosis, calycibus aphyllis, spinis canaliculatis, duplicato-spinosis; Linné, clas. 19, syngénésie polygamie égale. Jussieu, clas. 40, ord. 2, cinarocé= phales.
GARTHAMUS MACULATUS ; Lamarck.
Jtalien...... GARDO DI MARIA; CARDO DEL LATTE. Espagnol. .. ‘GARDO MARIANO ; CARDO LECHAL.
Français . … GHARDON—MARIE ; CHARDON :NOTRE=DAME ; GHARDON AR— , GENTE.
Anglais... MILK-THISTLE; LADIES THISTEL.
Allemand. .. MARIENDISTEL; FRAUENDISTEL ; MILCHDISTEL. Hollandais... MARTENDISTEL; VROUWENDISTEL; MELKDISTEL. : ‘Suédois:..... SEMPERTIN.
Très-commune en Italie, en Angleterre, en Allemagne, cette plante annuelle , remarquable par la beauté de son feuillage , croît pareillement avec une sorte de profusion en France : on la trouve presque à chaque pas aux environs de Paris, et surtout à Montmorency, dans les lieux incultes , sur le bord des chemins et des fossés.
La racine est longue, épaisse, cylindrique , fibreuse.
La tige, ferme, droite , striée , rameuse, s’elève à la hauteur de deux à trois pieds. |
Les feuilles sont alternes , grandes, larges, sinuées, épineuses , lisses, vertes, parsemées de taches laiteuses, de veines ou marbrures blanches qui les font paraître agréablement panachées (1). Les feuilles inférieures sont pétiolées, les supérieures sessiles et amplexicaules.
Les fleurs , solitaires à l'extrémité des tiges , sont grosses, purpurines , flosculeuses , composées de fleurons tubulés hermaphrodites dans le disque et à la circonférence , placés sur
(1) « On a dit qu'une goutte de lait de la vierge Marie, tombée sur cette plante, y fit les marques blanches que l’on voit sur ses feuilles. Les Grecs disaient de même qu’une goutte du lait de Junon fit la voie lactée, L’une de ces images est noble et poétique; l’autre est faible et triviale. »
Tasis, Glossaire de botanique; 1810, page 89. 20°. Livraison. b.
( 206 ) un réceptacle chargé de poils , et environnés par le calice commun , obrond, embriqué d’écailles das 24770 hérissé d’épines latérales et terminales. "
Le fruit consiste en plusieurs graines ovoides , anguleuses , lisses, couronnées d’une aigrette simple , sessile , trèslongue, et renfermées dans le calice commun.
S'il faut juger des propriétés médicinales du chardon-marie, par ses qualités physiques, on sera porté à le ranger parmi les plantes alimentaires , plutôt que d'en surcharger la liste déjà si effrayante des drogues pharmaceutiques. En effet, toutes ses parties sont inodores, et leur faible saveur se fait à peine remarquer par une légère amertume, Les racines plaisent à divers animaux. Les tiges, après une ébullition préliminaire dans l’eau, peuvent être accommodées én guise de légnmes. Les feuilles fraiches , débarrassées de leurs épines, se mangent en salade (2). Les têtes remplacent quelquefois celles d’artichaut (3), que pourtant elles sont loin d’égaler en délicatesse (4).
On a beaucoup exalté les vertus antipleurétiques des semences de chardon-marie réduites en poudre , et ainsi données en substance , ou administrées sous forme d’émulsion : Triller , auquel nous devons une monographie estimée de la pleurésie , rejette comme illusoire la faculté spécifique attribuée à des graines presque inertes.
S'il fallait en croire Mattioli, le chardon-marie serait un excellent hydragogue ; il guérirait lhydropisie, la jaunisse et les affections des voies urinaires ; Macquart le prescrit dans la leucorrhée , et Lindanus n’hésite point à proclamer les graines de cette flosculense le remède souverain de l’hydrophobie. Ne suffit-il pas d’énoncer de pareilles assertions pour en faire sentir tout le ridicule ?
(2) Les lapins sont très-friands des feuilles et des jeunes tiges de ce chardon, et Willich regarde cette nourriture comme très-salubre pour ces animaux à l’état de domesticité.
(3) Dans plusieurs départemens le chardon-marie est connu sous le nom de artichaut sauvage.
(4) Les Grecs faisaient cuire ce chardon, et l’assaisonnaïent avec l'huile et le sel : 4 Te APTIQUIS ESÔIETAI EQIN SUV SALIW HEI ASE.
( La plante est représentée de grandeur naturelle )
. # Fleuron entier de grandeur naturelle, ayant À la base de son ovaire quelques-unes des soïes qui tapissent le réceptacle.
Turpin ?.
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(Do: QUE CHATAIGNIER.
Grec...:... xa$ravoy, Dioscoride; XæsTæVeæixoy xæpUoy , Théo
phraste. né < CASTANEA SYÉVESTRIS, gÜæ peculiariter cASTANEA; Bauhin,
Tliyaë , lib, x, sect. 4. Tournefort, clas. 19, arbres : amentacés. ;
Latin........{ RAGUS CASTANEA ; fodiis lanceolatis, acuminato-serratis ,
subtus nudis; Linné, clas. 21, monæcie polyandrie. " Jussieu, clas. 15, ord. 4, amentacées.
-VcasranEA vuzcaris; Lamarck.
Ttalien. %. ... cAstTacno.
Espagnol. .. casrAño.
Français .... CHATAIGNIER.
Anglais. .... GHESNUT; CHESNUT-TREE.
Allemand ... KASTANTENVAUM ; KOESTENBAUM.
Hollandais... KASTAN3IE-P0ow.
Suédois. .... GASTANITE-TRÀ.
Polonais. ... KASZTAN.
Sous le beau ciel de la Grece , de même que sur les collines de la brillante Italie , le chataignier croit en abondance ; la nature semble l'avoir multiplié en raison de son extrême utilité ; on le trouve en Angleterre, en Suisse, en Allemagne , et surtout en France, où il prospère merveilleusement. .
Cet arbre, qui atteint communément la hauteur d’environ trente pieds, parvient quelquefois à une élévation beaucoup plus considérable , et acquiert des dimensions tellement prodigieuses en toutsens, qu’elles paraissent incroyables. Kircher, par exemple , dit avoir observé près du mont Etna , en Sicile , un chataignier dontla circonférence était de plus de cent pieds. Cet arbre monstrueux a depuis été soigneusement examiné, décrit et figuré par divers voyageurs (1) ; il porte le nom très expressif de castagnaro di cento cavalli. On trouve en Angleterre plusieurs chataigniers également remarquables par leurs immenses proportions et leur étonnante longévité. Celui de Bristol, par exemple, avait dixneuf pieds de diamètre , et on le croyait âgé de plus de cinq cents ans (2). és
(1) Houel, Voyage pittoresque de Sicile ; tome 2 age 7O, tab. 114. Bartels, Briefe ueber Calabrien und Sicilien; torn. à PTE 1 (2) Houttuyn , Vatuurlyke historie ; part. 3, pag. 344.
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Qui n’a pas entendu parler du fameux chataignier de Toriworth , dans le comté de Gloucester? Depuis une longue suite de siècles il sert de limite ; sa circonférence est de cinquante-deux pieds; déja, en 1150, il était appelé ze great chesnut, et l’on présume qu’il compte plus de mille
années d'existence (3).
Les feuilles du chataignler sont alternes , peu éloignées les unes des autres, pétiolées , longues-lancéolées , vertes, glabres , légèrement luisantes en dessus , nerveuses en déssous , dentées en maniere de scie (4).
Les fleurs , MOonoiques , amentacées , sortent de l’aisselle des feuilles ; les fleurs mâles, sessiles , groupées le long d’un chaton cylindrique, grèle , blanchâtre , offrent: un calice à cinq et plus souvent à six divisions, dans lequel sont implantées une douzaine d’étamines. Les fleurs femelles proviennent des mêmes boutons que les mâles, mais ne font
point partie des chatons à la base desquels on les trouve
communément placées : « elles sont renfermées , au nombre de trois (5), dans un involucre légèrement pédonculé, muni d’une écaille à sa base, et composé d’un grand nombre de petites écailles réfléchies, qui, à la maturité du fruit, deviennent autant d’épines. Ces trois fleurs, disposées sur une seule ligne , présentent, chacune : un ovaire inférieur, en forme de gourde, couronné d’un petit calice velu, divisé en six lobes, à l’intérieur duquel sont insérées douze petites étamines stériles, dont six alternativement plus courtes. Au centre du calice, sur le sommet de l'ovaire, s'élèvent six styles droits, cartilagineux , subulés, velus à leur base , terminés par des stigmates simples (6). »
(3) Houttnyn, op. cit., part. 2, pag. 34. t
(4) Chaque pétiole est accompagné à sa base de deux grandes stipules caduques. 7 :
(5) Dans le chataignier cultivé, l’involucre ne contient "qu’une seule fleur.
(6) M. Turpin, auquel je dois cette description des fleurs femelles, m'a communiqué en outre plusieurs observations neuves sur la fructification du chataignier : je crois devoir consigner ici les plus intéressantes, à mon avis.
« $ l’on coupe transversalement un ovaire quelque temps après la fécondation, on voit que la véritable organisation de la chataïgne est d’avoir six loges, par fois sept, et deux graines dans chacune, puisque cette coupe offre six cloisons, et six loges bourrées d’une substance spongieuse. Au sommet et dans l'angle de chaque loge, sont attachés deux ovules alongés, et terminés supé— rieurément par un bec. De ces nombreux ovules, un seul (rarement deux) se développe; en grossissant, il pousse, détruit toutes les cloisons, et remplit à lui seul toute la capacité du péricarpe. » | ; £
«En même temps que l'ovaire fécondé grossit et se convertit en fruit, J'involucre subit dès changemens très-remarquables : de sphérique , il devient
(Cars) 5
Le fruit est une coque ou une capsule , hérisée extérieurement de pointes, s’ouyrant en deux ou quatre parties, et renfermant dans une seule loge autant de grosses graines qu'il y avait de fleurs dans l’involucre. Ces graines, universellement connues sous le nom de chataignes , ovales, .obrondes, aplaties d’un côté, convexes de l’autre , consistent en une amande à chair blanche et ferme , recouverte d’une peau. coriace , lisse et brune. | ;
Nous possédons très-peu d'arbres qui réunissent des avantages aussi nombreux et aussi importans que le chataignier. Il croît dans les terres légères , dans les lieux secs et stériles, sur les rochers , les pierrailles. Les sols sablonneux lui conviennent assez; mais il redoute les terres argileuses, dures, grasses et marécageuses. Les montagnes du troisième ordre sont, en général, propres à sa culture ; il se plait sur le penchant des coteaux, où, par sa position naturelle , il a la faculté d'étendre ses branches, et de prendre la forme d’oranger , si agréable aux yeux des amateurs (7). ÿ
Au moyen de la greffe et de quelques soins agronomiques , le chataignier acquiert plus de volume et de perfection dans toutes ses parties; ses fruits mieux nourris , plus arrondis , plus savoureux , prennent alors le titre de marrons. Ceux qu’on apporte du Vivarais et du Dauphine à Lyon, retiennent le nom de cette dernière ville, et sont les plus estimés de tous. On en récolte aussi d’excellens dans le Limousin (8). |
Tous les peuples s'accordent à célébrer les louanges du ehataignier. Les Anglais Miller, Bryant, Curtis, Willich,
tétragone, quadrivalve, toutes ses écailles molles se changent en autant d’épines ‘acérées, ce qui lui donne entièrement l'aspect d’an hérisson. » « Si l’on dégage adroitement la graine de l’enveloppe cartilagineuse du péri carpe, on retrouve encore à son sommet tous les petits ovules avortés. » (7) Dutour, dans le Vouveau dictionaire d'hist. nat., tome 5, 1803, page 94:
(8) « Un administrateur assez célèbre sous le ministère du due de Choiïseul , après avoir médité longtemps sur les moyens à employer pour pacifier les habitans de l’île de Corse, proposa de couper tous les chataigniers, parce que leur production annueïle foaxnissait à ces insulaires une subsistance assurée sans aucun travail, et dy substituër la culture des grains, qui les obligerait à des travaux continuelé pour se procurer une subsistance ‘incertaine, ce qui les détournerait nécessairement des complots séditieux , qu’il regardait comme l'effet d’une oisiveté inquiète chez un penple pauvre et sobre. Ce speculateur, digne à cet égard de figurer pur les conquérans du Nouveau-Monde, ignorait que les terrains plantés de chataigniers en Corse ne convenaient nullement à la culture des grains. Oneut le bon esprit de ne point adopter ce projet insensé et destructeur, » (PARMENTIER)
(Dr2)
les Allemands Bœhmer, Kruenitz, Ehrhart, Bechstein, Hochheimer , Pietsch , les Italiens Arduini, Targioni , Rè, Santi, et une foule de nos compatriotes placent honorable. ment cet arbre à côté du chêne. C’est avec son bois que la plupart des anciens bâtimens de Londres ont été construits (9) ; la charpente d’une foule d’antiques édifices à Paris, à Lyon, et dans beaucoup d’autres villes de France , est pareïllement en bois de chataignier , et depuis trois ou quatre siécles elle n’a pas souffert la plus légère altération (10). « La propriété qu'il a de conserver toujours son volume égal, sans se gonfler ni se resserrer, le rénd surtout très ‘propre à contenir toutes sortes de liqueurs ; il laisse moins évaporer leur partie spiritueuse que le bois de sapin ou de ‘chêne: aussi fait-on partout , avec le chataignier , des cer- ‘ceaux et des futailles de toutes les grosseurs , dans lesquelles ‘le vin conserve sa qualité, et se perfectionne même. On devrat, par cetle raison, cultiver constamment cet arbre dans le voismage des pays de vignoble. D’ailleurs , il procure un ombrage agréable ; il a une très-belle forme , et figure trèsbien dans Les parcs et dans les plantations d’ornement. Mais il ne faut pas le placer trop près des habitations, parce qu’il répand , lorsqu'il est en fleur , une odeur spermatique nauséabonde (11). »
Chaque pays a sa méthode de récolter les chataignes. ‘Presque toutes ces méthodes sont vicieuses. On doit préférer celle de Pillustre agronome Parmentier. «Les chataignes et les marrons ramassés au grand soleil , exposés ensuite à l'action de cet astre pendant sept à huit jours , sur des claies,
que l’on retire tous les soirs, et que l’on pose les unes sur les autres dans l’endroit le plus chaud de la maison, ac- .quièrent la propriété de se conserver très-longtemps, et même de supporter les plus longs.trajets sans rien perdre de leur excellent goût et de leur faculté reproductive. »
La consommation prodigieuse qui se fait de toutes parts en chataignes et en marrons, démontre suffisamment qu’on sait les apprécier ce qu'ils valent. Des peuplades entières en “font leur nourriture principale et presque exclusive , pendant plusieurs saisons de l’année ; elles s’en servent en outre pour engraisser leurs bestiaux. « Le chataignier , dit M. Bodard , forme le plus grand et le plns intéressant revenu que
(9) Miller, Gardeners dictionary.
(10) Houttuyn, MNatuurlyke historie ; part. 2, pag: 349- : 2 Gilibert, Démonstrations élém. de botanique, 1796; tome 3, page 340. (11) Dutour, dans le Voureau dictionaire d’hist. nat., tome 5; 1803,
page 98.
(15) l'art et la nature fournissent aux habitans du Montamiata en Toscane. Tendres ou mûres, fraiches ou sèches , crues ou cuites, réduites en farine, préparées en beignets ou en bouillie, les chataignes offrent un aliment sain , agréable au goût, et facile à digérer. » Ce que le docteur Bodard a vu pratiquer en Toscane , nous le retrouvons en France dans les départemens de la Haute-Vienne , de la Corrèze et de la Creuze ; j’ajouterai que les procédés emplovés par les Limousins me semblent infiniment préférables à ceux de leurs voisins. Ceux-ci, en effet, se contentent, suivant le docteur Grellet (12) , de faire bouillir les chataignes, sans jamais enlever la seconde écorce, qui détériore singulièrement une graine farineuse et sucrée , rend sa déglutition très-pénible , et lui communique une saveur àcre insupportable. M. Grellet félicite ses concitoyens de métamorphoser ainsi un aliment en médicament ; rien n’est plus propre, selon lui ; à guérirdes dysenteries métalliques qui afiligent épidémiquement les habitans des rives de la Creuze, que l'enveloppe intérieure des chataignes, à laide du bienfaisant tannin dont elle est imprégnée. Sans adopter avec une confiance aveugle les assertions exagérées du docteur Greller, je croirai volontiérs que les chataignes non pelees peuvent n'être pas inuiiles dans certains périodes du catarrhe intestinal ; mais je reste intimement persuadé que les individus bien portans se privent d’une grande jouissance en ne pelant jamais leurs marrons.
M. Bodard nous assure que le chocolat préparé avec par- “es égales de marrons et d'amandes de cacao torréfiés, est d’une qualité supérieure à celui composé de cacao seul. Il faut pardonner cette hyperbole à Putile propagateur des végétaux indigènes. L’amour de la patrie est une vertu si noble, et maintenant si rare | Il est possible de faire du pain de chataignes, et le conseiller Pietsch affirme en avoir fabriqué de très-bon en augmentant la dose du levain. Il est permis de concevoir quelques doutes sur la foi germanique de l’économiste prussien , et de s’en rapporter au témoignage plus authentique de notre vénérable Parmentier, l’un des plus fameux panificateurs de l’Europe (15). Je pense donc , avec lui, que le boulanger le
(12) Recherches sur quelques causes de la dysenterie ; in-4°. Paris, 180r. (13) Voyez la plupart de ses ouvrages, et notamment son Parfait boulanger; in-8°. Paris, 1798; et son Avis aux bonnes ménagères ‘des villes . et des campagnes sur la manière de faire leur pain; in-60. Paris, 1777.
Cor4) plus éclairé , en appliquant les procédés de son art à la farine des meilleurs marrons, n’en obtiendra jamais qu’un aliment bien inférieur à la polenta des Italiens, et au Chdtigna des Limousins.
Les marrons glacés sont une confiture sèche délicieuse. Macquart dit que l’on peut préparer avec la chataigne des émulsions . des cataplasmes ; on en retire une liqueur alcoolique. L’écorce du chataignier distille parfois une gomme estimée ; l'enveloppe coriace du fruit sert dans la teinture ; enfin , l’'énumération des usages auxquels on peut employer les diverses parties de cet arbre intéressant , exigerait , pour ctre complette , des développemens qui me sont interdits.
PIETSCH (Jean cotthold), Æbhandlung von Anziehung und Pflanzung der Kastanienbæume ; hauptsæchlich der guten essbaren, und dem Gebrauch ihrer fruechte; c’est-à-dire, Traité de la culture et de la plantation du chataïgnier, et principalement de l'usage de son fruit; in-80. Halle, 1776.
PARMENTIER (Antoine Augnstin), Traité de la chataigne; in-80. Bastia et Paris, 1780.