‹ Flore médicale (volume 5)Chapitre 33 sur 81 · TAN · texte numérisé non relu

TAN

ORIC

ECLVHE ORIGAN.

Bec A Tan ge opiyæyec. Dioscoride. | Fat ORIGANUM SYLVESTRE; Bauhin, HivxË, Hb. 6, sect. f.

Tournefort, clas. 4, sect. 3, gen. 12. È

Lalin....:....4/ ORIGANUM VULGARE; spicis subrotundis paniculatis conglomeratis, bracters calyce longioribus ovaus. Linné, didynamie finrberrie: Jussieu, clas, 8, ord. 6, famille des labiées.

Français ..... ORIGAN ; ORIGAN COMMUN.

Lialien....... oRIGANO; REGAMO,

Lipagnol,...: ORE6GANO.

Portugais... .. OUREGOS; OUREGAO,

Allemand .... DosTE; DosTEN.

Anglais. ..... ORIGANY; ORGANY.

Hollandais... on&oo.

Danois. ...:.. rosr:

Éuédois, ..... DOSTA.

Polonais...,., 1EpBrorka.

HUSSe NN NN DEC EI.

Bohémien..... Donna mvsst,

Plante aromatique qui pourrait être placée dans nos jardins, à côté de la marjolaine, avec laquelle elle a beancoup de rapports : elle est très-commune aux lieux montagneux, dans les bois et le long des haies, Ses fleurs sont petites et peu éclatantes, mais le sommet des calices et les bractées teints d'un rouge violet, lai donnent un aspect assez agréable ; elles contribuent au caractère générique par leur réunion en un, épi court, imbriqué, ordinairement :* quatre faces. Les calices varient dans leur forme, surtout par l'inégalité de leurs . dents, La corolle est labiée; son tube est court, comprimé; Ja lèvre supérieure du limbe échancrée, l’inférieure à lobes entiers, presque égaux; quatre étamines didynames ; un style; Je stigmate légèrement bifide ; quatre semences presque rondes, placées au fond du calice persistant, fermé par des poils pendant la maturation. [ est nu dans la marjolaine.,

Ses tiges sont dures, hautes de deux pieds, velues, quadrangulaires, un peu purpurines, rameuses à leur partie supérieure : les rameaux opposés.

Les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, à peine aiguës, légèrement dentéés à Icur contour » Vertes en dessus, un peu velués en dessous, particulièrement sut leurs bords,

Les fleurs d'un rouge clair ou blanchâtres sont. disposées on épis Courts, agglomércs, formant par leur ensemble des

67°. Livraison. c,

( 130 ) panicules touffus, arrondis. Leur calice est cylindrique, à cinq dents égales; la corolle assez petite : les étamines saillantes hors de la corolle ; les bractées aiguës, plus longues que le calice, d’un rouge violet à leur sommet. (P.)

L'odeur de cette plante est fragrante , aromatique, agréable, et se rapproche de celle du serpolct. Sa saveur est légérement amère, aromatique et un peu âcre. Elle fournitune assez grande quantité d'huile volatile, âcre, très-aromatique, du camphire et une malière extractive gommo-résineuse, en grande partie soluble dans l’eau, à laquelle elle donne une couleur rouge. Par l’infusion, ce liquide lui enlève également presque tout son arôme.

De mêine que la plupart des labiées, l’origan exerce une action tonique sur l’économie animale. Il excite mauifestement, quoique d’une manière modérée, le système nérveux, ainsi que la plupart des appareils de la vie organique. Sous le premier rapport, il a été décoré du titre de céphalique, et recommandé dans différentes affections spasmodiques cet particulièrement dans l’asthme. Sous le second point de vue, on lui accorde des propriétés résolutives, sudorifiques , diurétiques, béchiques, emménagogues, etc., selon que son aclion se porte plus spécialement sur des parties engorgées, sur la peau , sur les reins, sur les poumons ou sur l’utérus. Mais, à l'exception de la propriété tonique dont cetteplante jouit d'une manière absolue, toutes ses propriétés sont purement secondaires ‘et relatives à l’état d’atonie des organes sur lesquels un dirige son action; de sorte que si l'économie animale est dans un état de surexcitation, et l'action des organes déjà

ortée au delà de son rythme habituel, comme dans les inflammations, dans l'état fébrile, etc., au lieu de favoriser la résolution des parties engorgées, la transpiration, la sécrétion dé l'urine, l'exhalation pulmonairé, ou l'écoulement des règles, l’origan, en vertu de l'excitation qu’il produit, ne ferait qu'augmenter le mal en prolongeant et augmentant la lésion de fonctions qu’on veut rétablir. Ainsi, quand on voit les auteurs de matière médicale vanter et précouniser l'usage de l'origan contre la toux, l'asthme, la phthisie pulmonaire, etc., il faut résticindre ces éloges aux seuls cas où ces affections tiennent à l'éengouement des poumons, à la surabondance de sécrétions muqueuses, au défaut d’action des organes, et

wellés sont exemples de fièvre, de chaleur et d’irritation. A l'égard de la phthisie proprement dite ; quelle utilité peut y avoir l'origan, si ce n’est pour aromatiser el faciliter la digestion des boissons douces et mucilagineuses, qui sont en gent-

ral indiquées dans lé traitement de cette terrible maladie.

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