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crement rameuses, un peu couchées, longues de huit à dix pouces et plus, terminées par une, deux ou trois fleurs.
Les feuilles sont d’un vert tendre, presque deux fois ailées, un peu charnues; les pinnules courtes, velues, finement dé-: coupées , aiguës : les feuilles inférieures ctalées en rosette.
Les fleurs sont grandes, fort belles, terminales et ordinairement solitaires ; les écailles du calice fortement imbriqnées, linéaires, un peu brunes à leurs bords ; les demi-fleurons de la circonférence , linéaires, blanchâtres en dessus, d’un beau pourpre violet en dessous; Iles fleurons du centre d’un jaune pâle. AS
Les semences sont glabres, comprimées, membraneuses à leurs boids et à leur sommet; le réceptacle convexe, garni de paillettes obtuses, élargies à leur sommet. (P.)
La racine de cette plante, telle qu’on la trouve dans le commerce, est de Ja longueur d’un-pouce, et de la grosseur du petit doigt, d’un brun fanve à l'extérieur, et blanche inté-. rieurement. Son odeur est à peu près nulle; sa saveur est piquante, âcre, légèrement acide, et laisse, pendant longtemps, dans la bouche et sur les lèvres, un sentiment de chaleur brà- Jante. Ses propriétés actives paraissent essentiellement résider
dans une matière résineuse que l’alcool Jui enlève facilement ; de sorte que son extrait spiritueux est beaucoup plus âcre que son extrait aqueux. Ce dernier, en revanche, est plus abondant, ainsi que Léwis, Neumann et Cartheuser l'ont constaté.
La pyrèthre agit sur l’économie animale avec force et à la manière des excilans àcres. Ramollie et appliquée à demeure sur la peau, elle y détermine la phlogose, et même des ulcérations. L’irritation qu’elle opère dans l’intérieur de la bouche, excile vivement les glandes buccales, parotides et autres, et produit Ja sécrétion d’une grande quantité de salive. Son action n’est pas moins prononcée sur la membrane pituitaire; Jorsqu’on l’introduit dans les fosses nasales, elle provoque de violens éternuemens. De semblables effets tendraient à faire croire, qu'introduite dans les voies digestives, cette racine scrait susceptible d’exciter vivement l’action de l'estomac, de l'intestin, et, par suite, de divers autres appareils de notre économie. Toutefois, on n’en fait point usage à l'intérieur , et l’on s’est en général borné à l’employer comme topique.
C’est ainsi qu'on l’introduit dans la bouche, soit en substance et sous forme solide, comme masticatoire, soit en décoction, sous forme de gargarisme, dans les douleurs rhumatismales des dents et des gencives. Elle jouit mème, sous ce rapport, d’une certaine réputation contre REED AE la langue. Dans cette affection, on emploie aussi quelquelois
la pyrèthre en poudre, pour provoquer l’éternuement, et une abondante sécrétion de mucosités nasales. L'huile de cette racine, préparée par infusion, était employée par Galien en onctions , le long de la colonne vertébrale, contre les fièvres intermittentes, la stupeur et la paralysie. Quelques auteurs ont bien recommandé l'emploi intérieur de la pyrèthre, dans les maladies pituiteuses des poumons, et peut-être pourraitelle y être utile dans quelques cas rares : mais, en général, comme la prétendue pituite, ou les mucosités dont la membrane muqueuse des bronches est quelquefois surchargée, est ordinairement le résultat de la phlogose ou de l’irritation de celte membrane, ne doit-on pas craindre de l’augmenter par un médicament aussi actif ?
Cette racine peut être administrée en substance, et sous forme pulvérulente, de vingt-cinq centigrammes à un gramme (cinq à vingt grains), ou en décoction , à la dose d’un à quatre grammes (environ un scrupule à un gros). Quelques pharmaciens en préparent, avec le sucre, des espèces de pastilles en usage contre les maux de dents. Elle est souvent remplacée, dans les officines, par la racine de l’achillea ptarmica.
Les Egyptiens et les anciens Grecs paraissent avoir fait usage de la racine de pyrèthre; les Romains l'employaient, comme condiment, dans leurs préparations culinaires. De nos jours, les Asiatiques la mangent confite au sucre , et s’en servent, de temps immémorial, à divers usages économiques. Elle nous vient de l’Egypte et de Tunis, par la voie du commerce; on la cultive dans la Thuringe ét à Magdebourg.
(La plante est réduite aux deux tiers de sa grandeur nalurelle)