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(44) alizs, qui signifie dur, compact, serré? Enfin, le nom spécifique aria désigne-t-l un lieu, comme le soupçonne Théis, ou bien est-il une contraction de aypiæ , agreste ?
On peut, dit Lamarck, se servir avantageusement de l’alisier, soit pour garnir les bosquets, soit pour faire des allées dans les parcs Lorsque le vent agite ses rameaux, il dé-. couvre le dessous de ses feuilles, et l'arbre paraît alors tout blanc : cet effet forme dans les plantations d'agrément une variélé pittoresque.
Les baies d’alisier, ou alises , parfaitement müres, sont assez bonnes à manger. Elles servent à la nourriture de plusieurs espèces d'oiseaux , qui se rassemblent en troupes nombreuses dans les taillis où cet arbre croît abondamment. Les poules et les autres volailles de basse-cour ne sont pas moins friandes de ces baies. Séchées et pulvérisées, elles se réduisent en farine propre à faire du pain; on en peut relirer, par la fermentation, une liqueur spiritueuse.
L’alisier greffé sur le poirier réussit à merveille ; et mieux que sur tout autre arbre, sans en excepter le néflier , ce qui démontre une analogie, et en quelque sorte une affinité plus intime. \
L’alisier torminal, cratægus torminalis , A, est ainsi appelé parce que ses fruits bien mürs calment les tranchées (Thés), ou parce qu'ils les excitent lorsqu'ils sont encore verts (Éourcroy ). Du reste, ces fruits aigrelets et légèrement" astringéns, se vendent par bouquets dans les marchés d’Al-. lemagne. Son bois est recherché, comme celui de l’alisier ordinaire, par les charpentiers, les menuisiers et les tour neurs. :
T’aubépin, cratægus oxyacantha , L. , forme des haïes im= pénétrables , réjouit la vue et charme l’odorat par la beauté” de ses fleurs, qui répandent un parfum extrêmement suave.
L’azerolier, cratægus azarolus, Li, très-commun en Languedoc|, diffère peu de l’aubépin, si ce n’est par sa grandeur, et par la grosseur de son fruit acidule.
+ (Plante réduite à la moitié de la grandeur naturelle)