‹ Flore médicaleChapitre 23 sur 86 · A RE · texte numérisé non relu

A RE

une corolle monopétale en roue, à tube court, à limbe presque plane, partagé en cinq découpures larges et poin-

lues ; cinq étamines conniventes » Moins longues que la coÿ Un Ovaire supérieur , arrondi, chargé d’un Style de

la longueur des étamines , à stigmate obtus.

Le fruit est une baie globuleuse , biloculaire, enfermée dans le calice enflé, et contenant plusieurs-graines aplaties

(1) Les Grecs traduisent ou imitent par le mot 4 txuxe Cas

leais par celui de dlkekenge , le nom sous lequel les Arabes désigner (2) L’alkekenge doit à ce renflement vésiculaire da calice,

|| ed (QUS&AIS , bulle, am

(frnit enfermé dans une coque )

» etles Fran— at le coqueret.

le nom générique poule) , et sa dénomination francaise coqueret

(46) et réniformes. Cette baie, qui ressemble à une petite cerise, mürit à la fin de l’automne, et même au commencement de la saison des frimas; aussi les Anglais l’appellent-ils cerise d’hiver.

Cueillies avec précaution, les baies d’alkekenge ont une saveur aigrelette ; mais il suflit qu’elles touchent le calice pour contracter l’amertumesqui caractérise cette sos e. En Espagne, en Suisse, et dans plusieurs endroits de PAIlemagne, on sert le coqueret sur les tables, comme les autres fruits aigres. Dans certains cas , les médecins prescrivent les feuilles , mais beaucoup plus généralement les baies, Tout à la fois diurétiques et anodines, elles peuvent déterminer un flux abondant de l’urine, sans trop stimuler les organes destinés à la sécrétion de ce liquide , ce qui less rend infiniment précieuses dans diverses affections des reins” et de la vessie. Dioscoride les ordonnait dans lictère et dans l'ischurie ; il dit même les avoir employées avec süccès contre l’épilepsie. Arnaud de Villeneuve , qui remit en usage cette plante longtemps abandonnée, a dissipé par son moyen une ischurie rebelle à tous les autres secours. Huit baies de coqueret prises chaque semaine , ont suffi, au rap-! port de Ray, pour prévenir les accès d’une goutte opimiätre, et plusieurs hydropiques ont été guéris en suivant cette mé= thode, qui a parfaitement réussi au docteur Gilibert. Ces

raticien habile conseille non-seulement de manger le fruit, mais encore de boire le suc simplement exprimé, et dépuré par l’ébullition , ou fermenté avec du moût. James recom= mande l'application des feuilles et des fruits d’alkekenge sur les érysipèles de mauvais caractère. Je pense qu’il con= vient de renoncer aux trochisques imaginés par le poly- Pr Mésué, et vantés, comme lithontriptiques, par e crédule Lister.

Dans certains pays on a l’habitude de colorer le beurre avec le suc de baïes de coqueret.

nn ni doté

(La plante est réduite à la moitié de sa grandeur naturelle }

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