‹ Flore médicaleChapitre 44 sur 86 · ARE C · texte numérisé non relu

ARE C

| palmiers , élégant et majestueux à la fo s'élève à la‘ hauteur de trente à quarante pieds, n’a guère -

XXXIIT.

NES ir has A

PALMA cujus fructus sessilis faufel dicitur; Bauhin, Tlivaë 5 lib..12, sect. 6. - tb dns

Bat, Jr ARECA CATHECU; frondibus pinnatis : Joliolis replicatis , oppositis, præmorsis; Linné, paliers. Jussieu, clas, 3, ord. 1, palmiers.

Italiens... ARECA. ru te

Æspagnol.. .…. : AREQUIERO. ; x

Francais..... AREC; ARECK; AREQUE ; AREC DE L'INDE, Lamarck.

Anglais... ARECA; FAUFEL-NUT-TREE, Milnc ; DRUNKEN DATE-TREE , Knowles; FASEzNüT, Willich. NE

Allemand... AREKAPALME. 0 # CO EE

Hollandais... AREKA-PALmBoow. î

Leport de Varec est, comme celui de Rés AÉeyons les

à - Le tronc, qui

que huit ouneuf pouces de diamètre; il est droit > nu, Marqué dans toute sa longueur par dessanneaux circulaires qui

sont les cicatrices laissées, par les añciennes. feuilles. La

cime, dit Lamarck (2), est couronnée par six à huit feuilles longues d'environ quinze pieds, épanouies de divers côtés dans une direction oblique, et formant une vaste tête. Chacune de ces feuilles est une fois ailée, composée de deux rangs de folioles étroites-lancéolées, la plupart opposées, pliées, plissées dans leur longueur, lisses, tés , et situées

assez près les unes des autres le long d’une côte épaisse et

'anguleuce, Ces folioles ont trois pieds et demi.de longueur,

sur trois à quatre pouces detlarge met-la côte ou le pétiole commun qui les soutient embrasse le ‘tronc à sa base par une gaine cylindrique et coriace. |

“… Audessous dela cime feuillée, est une espèce debourgeon

Colomniforme, lisse, d’un beau vert, composé de l’assemblage des gaines pétiolaires : au centre de ce bourgeon se trouvent lés jeunes feuilles qui doivent se développer, et dont la plus avancée doit à sa pointe aiguë le nom de fèche; ra ce bourgeon qu'on appelle chou du palmier. gt ? ’arec ne commence à fleurir qu’à sa cinquième ou sixième année, et quoique les fleurs naissent de l’aisselle des feuilles

. (1) rec est le nom que ce palmier, lorsqu'il est Agé, porte, au Malabar ; Jeune, on l'appelle pinangue. La- dénomination spécilique cathecu lui a été onnée par Linné, qui croyait qu’on en retirait le cachou, réellement fourni Par une mimosa.

(2) Encyclop. méthod., Botan. ; tom: 1 > Pag. 239.

9°. Livraison. : a, b.

( 108 ) © extérieures, ce n’est qu'après leur chute qu’on en voit sortr les spathes qui les contiennent, ce qui fait que les fleurs paraissent toujours situées un#peu plus bas que les feuilles. Chaque spathe est une espèce desgaîne ou d’utricule coriace, ovale-lancéolée, aplatie en dessus et en dessous , longue d’un pied'et demi, large de quatre à cinq pouces, lisse, d’un vert blanchäâtre ou jaunâtre, et s’ouyrant par une fente longitudinale. I en Sort une panicule très-rameuse, chargée de petites fleurs sessiles et blanchâtres’, éparses le long, des ramifications qui la composent (3). Souvent il se trouve deux ou‘trois de ces panicules sur le même pied, et dans ce cas, la plus inférieure mürit la première; celle qui est un peu audessus fleurit ensuite ; et ainsi successivement, de sorte que la panicule supérieure est quelquefois à peine en fleur, que l’inférieure a déjà ses fruits en maturité : cette

panicule porte communément alors le nom de régime.

CE

os

. Les fruits ont à peu près-la grosseur et la forme d’un œuf : de poule : leur sommet est terminé par un etit'ombilic, et leur base est garnie de six écailles bedaliéraes: situées : sur deux rangs. [écorce très-mince, lisse, d’abord d'un vertpâle, puisjaune, recouvreune © air succulente, blanche et fibreuse, au centre de laquelle est un noyau aplati à sa base, d’une ‘substance dure, ‘et veinée comme la muscade: : Ce noyau, d’abord tendre, creux dans son® lieu, et plein d’une eau limpide, s’épaissit insensiblement; sa cavité diéparaît; sa chair prend.de la consistance, et ce n'est qu'après six mois de développement qu'il acquiert une texture ferme, … L et en quelque sorte cornée. ! 2 ail > M

Ce palmier croit naturellement dans l'Inde, aux îles Mo: # luques ; et dans les contrées méridionales de la Chine. Son bois , plus fibreux que celui du cocotier, spongieux dans sa jeunesse, ensuite tenace, enfin extrémetnent dur, et com pacte, est aussindiflicile à couper çn travers que facile à fendre dans sa longueur. À vs . “e

Le chou de l'arec, quoique blanc.et tendre, a une saveur tellement âpre et amére, quil n’est pas employé à ütre d'aliment comme celui de plusieurs autres espèces, * Mi

Lorsque les fleurs s'épanouissent, elles répandent #uné odeur, faible, à la vérité, mais agréable, et plus sensible le matin ou le soir que dans la chaleur du jour, 4

(3) Les panicules sont chargées de deux sortes de fleurs : les plus nom-= breuses, simplement mâles, peltes , blanchätres, garnissent Ja presque totalité “les rameaux, ct tombent après l’acte de la fécondation ; celles qui persistent sont situées, au nombre d’une à trois, à la base de chaque rameau ; elles sonk grosses , verdâtres ; femelles. (T)

. Les Indiéns mangent, sous lé nôm dé Pinariguë, le féricarpe frais-dé Vârec; il ést alors charnu ét succulent; mais il $e charge, par la dessiécation, en uné espèce de bourre filimentéuse, molle, roussâtré > Sans suc, et désormais sans

utilité. | #Y; UN C'est à la noïx d’areé surtout qué les Indièns attachént un grand prix; élle ést pour eux une Vraie friandise, et un présent d’honnêteté dans les visites qu'ils se rendénit. Leur

. manière de servir l’arec est de offrir entier ou coupé par tranches. Dans le premier cas, on sert en même temps un instrament propre à le couper ; quand on l'offre par tranches $ elles sont ordinairement enveloppées dans des fetulles de betel, et Saupoudrées de chaux, destinés l’un et l’aütre à diminuer la Stypticité de l’aree. Comme ce mélange porte le nom de bete], bien que l’âréc en soit le principal ingrédient, c'est en traitant de cette espèce détpoivre que j'en ferai une mention plus détaillée; c’est-la qué je tâcherai d'apprécier à leur juste valeur les réflexions du sävant naturaliste Peron. eu À | Les habitans de la côte de Coromandel ont une façon particulière de préparer l’arecwieux et trop sec, qu'ils appellent koffol, et d’en faire un mets délicat. Hs le: coupent en petits norceaux , qu'ils font macérer dans de l’eau de rose, dans laquelle à infusé du caéhou broyé, et qu'ils dessèchent en- Suite au soleil ; Pour s’en servir au besoin, Ces fragmens se conservent longtemps sans se corrômpre, se portént au-delà … des mers, et sont jugés proprés à raférmir lés gencives, et »à procurer une haleine agréable, | k ” Lepalmiste franc, ou arec d'Amérique ,arecaoleracea 5150 est un des plus grands palmiers du nouveau monde. Sa ge droite et.nue s'élève à la hauteur de quarante à cinquante pieds. Son bois, dit Lamarck (4) , est brun, com- Pacte, plus dur que l’ébène, mais n’a qu'un pouce et demi : d'épaisseur dans touté là circonférénce dé l’arbre , dont intérieur est fibreux, spongieux et mollasse. Le chou de ce Palmiste a un goût délicat > añalogue à celui de l’artichaut, £t se mange, comme lui, à la poivrade, à la sauce blanche : âüjus, frit, sous formée de béignèts. Les Américains én sont ; friands, que pour se le procurer ils sacrifient l’arbres On ait ayec le tronc des tuyaux, des gouttières , des planches : n prépare avec la moelle une sorte de sagou.

: Jidépendament de ces deux espèces d’aréc, lés séules

R : : ; (D Ce savant naturaliste ne regarde pas comme évidemment prouvé que le Palousté franc 2Ppallienne au gence areca, .

indiquées par Linné, Lamarck en signale trois autres (5), * parmi lesquelles je dois mentionner l’arec glandiforme, dont le fruit peut se manger au défaut de l’arec ordinaire. # Ce palmier croit également sur les rivages et sur les montagnes, des îles Moluques, où il est semé par les chauve-souris, qui aiment beaucoup la chair de ses fruits, Son bois sert à faire des poutres et des planches’, les -habitans de l'ile des Célèbes tirent de ses jeunes feuilles des fils dont ils font des SACS. »

KIRSTEN (Jean sacques), De areca Indorum, Diss. in-4°o. Aldorfi, 1739.

(b) Des découvertes plus récentes ont encore enrichi ce genre de cinq espèces nouvelles: (PJ

EXPLICATIONS

(L'arbre représenté dans cette planche n'ayant que six pouces de hauteur donne conséquemment , à peu près, la soixtantième partie de la grandeur naturelleïqui est de trente pieds).

1. Feuille centrale, plissée à la manière d’un éventail, que lon appelle la flèche. « :

2. Cette colonne verte qui a l'air de la continuité du tronc est la parue

quise mange sous le nom de chou; elle est composée des pétioles

vaginans des feuilles, engaînés les uns dans les autres.

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