ARGENTINE
Grec....... TEVrAQUANOY apyupoerdes ; C.
POTENTILLA; Bauhin, Ilivaë, lib. 8 , sect. 5. PENTAPHYLLOIDES ARGENTEUM, ALATUM, SeU POTENTILLA ;, De Tournefort , clas.6, rosacées.
esse: À POTENTILLA ANSERINA 5 Joliis pinnatis, serratis,, caule répente, pedunculis unifloris ; Linné, clas. 12, icosandrie polygynie. Jussieu, clas. 14, ord. 10, rosacées. Ltalien ..... ARGENTINA ; POTENTILLA.
Espagnol :. .… pLATEADA.
Francais... ARGENTINE; POTENTILLE ARGENTINE, Poiret. Anglais. ... SILVER CINQUEFON; SILVER-WEED , Knowles. - Allemand... SILBERKRAUT; GÆNSERICH; GÆNSEKRAUT. Hollandais... ziwverkRuIDT; ZILVERSCHOON; GANZERIK.
Trèes-commune dans presque toutes les régions de l'Europe, cette plante vivace croît FE Bord des chemins, sur les sables humides , et indique assez généralement la stérilité du sol : elle gâte les prairies, dit Gilibert, et se multiplie considérablement dans les endroits où l’eau séjourne.
La racine noirâtre, fibreuse, longue, est garnie de nombreux ramuscules. Û
La tige est mince, faible, rampante, et stolonifère.
Les feuilles sont proportionnellement très-grandes, ailées
avec une impaire, composées de quinze à dix-sept folioles sessiles, ovales-oblongues, dentées en scie » Vertes en dessus, tandis que la surface inférieure est couverte d’un duvet argenté, auquel la plante doit son nom : ces folioles parfaitement développées sont entremélées d’autres plus petites , qui semblent comme avortées. La base des feuilles inférieures est environnée d’écailles membraneuses, minces et roussâtres. :
* Les fleurs sont axillaires, portées sur de longs pédoncules ordinairement simples et uniformes. Elles présentent : um calice monophylle, artagé en dix découpures aiguës, blane Châtres, soyeuses, alternativement plus petites, imbriquées 5 réfléchies en dehors; une corolle formée de cinq pétales ouverts, arrondis, Jaunes, beaucoup plus grands que le calice, sur lequel ils sont insérés ; un nombre indéfini d’étamines, plus courtes que la corolle; les ovaires supérieurs, surmontés de styles filiformes , terminés par des stigmates obtus.
Le fruit est composé de graines nombreuses , lues, acun'nces, attachées à un réceptacle commun, environné par le calice persistant,
9°. Lipraison. Ci
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Quoique l'odeur et la saveur de l’argentine ne soient pas trés-prononcées, elle yfanifaste pourtant , surtout quand elle est sèche, une légère stypticité; elle noircit la solution de sulfate de fer, et son suc rougit le papier bleu. La racine a le goût du panais, Selon la remarque de Gilbert, et plaît aux cochons. Les chevanx, les vaches, tes chèvres broutent Vargentine , que les brebis négligent. Elle est misé au nombre des plañtes potagères par les Ecossais et les Irlandais qui mangent la feuille apprêtée de diverses mamières, et font du pain avéc là racine dans l'es temps de disetté.
Les médecins ont longtemps regardé l’argentine comme un astringent précieux : elle a joui d’une grande réputation pour modérer lés flueurs blanches, les diarrhées, les dysenteries, les hémorragies internes. Vogel dit que le suc de ses feuilles appliqué sur le front arrête l’hémorragie du nez, et Murray observe judicieusement que le suc d’argentine agit peut-être ici uniquement comme corps froid. Les propriètes, fébrifuges,, antiphtisiques, diurétiques , ét même Bthontriptiques, attribuées à, cette plante par Withering, Rosen, ae , et Timæüs de Gueldenklee, sent tout à fait inadmissibles enfin , l’argentine, presque complétement fombée er désnéiude, n’a point justifié le titre de po/entille (1) ,xetenu par Linné (2). LR | à ï Cette légère astringence qui caractérise l’argentine la rend propre.à divers usages économiques. On prétend, dit Poiret, que son eau distillée donne de la fermeté aux gazes; elle rétablit et entretient la tonicité de la peau, ce qui la range parmi les cosmétiques; elle peut même servir au tannage, ainsi que l’attestent Gleditsch, Gilbert et Willich. |
2) La dénomination‘spécifique anserina vient-elle de ce que les oïes recher— chent avidement Pargentine, comme le pense Theis ? ou bien, n'est-il pas plus vaisonnable de croire qu’ellé doit ce diomx à la forme de ses feuilles, en quelque sorte palmées-comme les pattes. de Foie, où du mois. très-analogues à celles de; la, plupart des anserines ? ;
as De potentiæ, puissance, vertu, efficacité.
(Lä:plante-est réduite aux deux tiers de sa grandeur naturelle)
1. Pétale. ) 2. Calice double. étamines et pistils. , à £ .3. Calice contenant 12 à 15 petites capsules un peu arquees et sillonnées,
extéricurement. NE = | 4: Capsule isolée.
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