TRES
(ee. rt
a, Ge
reset Te À * à 7 Ed = ! ‘ 4 ù 5 N dt .
, x ’ E n a de à ; : - l d . A rar LU } Ph * ? A
- * ’ : er " -
# n = ” A ‘ « - < , “ ; . . où û à $ { & * ; - , ÿ ; a 5 ï # KA : É ; i F » A +
ASA FONTIDA.
Re ve Eee
Hide É is agp tar Ébuest | nn Pier ra bre É À A raid RÉRÉvédi han t détSininse PE oraué More décrite 0: GRare {: (5, ERA re Safe À: tie Née | sur Mt F née Co out - come lesncitu le 2 le Reise à foi” a4: Sd. mt php ALT te qi à l'a dotée sé Sarieur Asa) € ét dus te fardié Harans io SEA. nep latérale dont 4 retiré Vita Gntids Me écoicais vo Dueva, rec Date, que te au Bone tés éenile EPS er abs sbosdarmment.du dééx'sortes de frutes Nout MS Cri let of Sutra] 4 Dréfére. nr à colle do détiier Def parts que, coli dus nos AE ; seageit ‘&tre hrwior Fan eveion gios faux 8 plis compte. $ Sous nu
RO Sémedse rit) er de In AR EE de rot L ati Le Éccer Cr Fbohiel irnidctités |‘: 2, tl-14, ue. 26 V Où, Anar CLAHE;, 14 se, pa
cé
XLIT.
ASA FOŒTIDA.
La
Gree........ sropod'onaSaæpor..
ASA FOETID4; Baubhin, Tliyaë, lib. 12, sect. 6: Tourne. j fort, clas. 7, ombellifères. ”
Latin...….....4pERurzA AssA FOETIDA ; folüs allernatim sinuatis, obtusis; Linné, clas. 5, pentandrie digynie. Jussieu, clas. 12,. ord. 2, ombellifères. :
Halien..! :... xssa FETIDA; ZAFFETICA.
Espagnol... Asa reTina.
Frençais..... asa FOETIDA; ASSA FOETIDA; FÉRULE DE PERSE, Lamarck 5 FÉRULE FÉTIDE, C. s D Anglais,]. "sx FOETIDA; DEVIZ’S DUNG.
Allemand... . STECKENKRAUT; STINKENDER ASAND; ASA FOETIDA; TEUFELS |. DREGK.
Hollandais... 4sA rorrina ÿ DUIVELS DREK.
L'histoire de l'asa fœtida offre plusiéurs problèmes à résoudre. Les anciens connaissaient-ls cette substance? Divers médecins, parmi lesquels je me bornerai à citer Geoffroy, Millar et Fourcroy, trouvant une ressemblance parfaite entre le suc Cyrenaïque et l’asa fœtida, regardent comme identiques le ssagroy de Dioscoride, le Zaser (1) où Zxserpitium, de Pline, l'asc fœtita disgunensis de Kæmpfer, et la ferula assa fœtida de Linné. Pour sentir la dificulté de décider cette question, il suflit dé réfléchir que, malgré la descripton détaillée du savant voyageur Kæmpfer, nous ne con- NalSSOns point encore précisément le végétal qui fournit Vasa fœtida. 11 paraît bien démontré que ce végétal est une férule ; mais l'espèce n’xpas été irrévocablement déterminée; car celle que le docteur Hope x décrite et figurée (2), diffère notablement de celle signalée par Kæmpfer (3). Cependant, comme l'exactitude et la bonne foi du médecin allemand sont généralement connues, et que d’un autre côté * le docteur anglais à cultivé dans le jardin botanique d’Edim- - bourg la férule dont il a retiré l’asa fœtida, je croirais vo- . lontiers, avec Banks, que ce suc gommo-résineux distille
plus où moins abondamment de deux sortes de férule. Nous
avons cru devoir donner la préférence à celle du docteur
Hope, parce que, cultivée dans nos climats, elle peut être
soumise à un examen plus facile et plus complet. Nous pui-
(1) Saumaïse prétend que le mot 4sa est une contraction de Laser.
(2) Philosophical transactions 3 1985, vol. 75, pag. 36. (3) Amecnit. exolic., 1712, pag: 535. A ;
11°. livraison. ; ü.
serons surtout dans l'Encyclopédie méthodique, où le professeur Lamarck, en ‘adoptant la description tracée par le médecin d'Edimbourg, l’a portée à un plus haut degré de perfection.
La racine est vivace, grosse, fusiforme, souvent simple, quelquefois divisée inférieuremiént en deux ou trois branches; noirâtre à l'extérieur, blanche intérieurement. Le collet est un peu Ssaillänt hors de'terre, couvert de fibres droîtes, sétacées, brunes,
La tige, qui ne parvient guère en Europe qu'à la hauteur de deux pieds, acquiert une élévation double et triple dans sôn pays natal. Elle est annuelle , légèrement striée, pres- ‘que nue, munie de quelques rameaux, dont les inférieurs sont alternes et les supérieurs verticillés,
Les feuilles, dont la plupart naissent dwcollet de la racine, sont grandes, profondément divisées, plusieurs fois ailées, se terminant par des folioles très-étroites et comme déchiquetées. Ni
Les’ fleurs forment de vastes ombelles composéestde vingt à trente rayons , dont chacun soutient une ombellule hémisphérique, dépourvue de collerette ainsi que lombelle générale. Chaque: fleur présente un calice supérieur etentier ; cinq pétales ovales, planés et égaux; cinq étaminies.plus longues que la corolle, et courbées en dedans; un-ovaire inférieur, chargé de deux styles. LT db Si
Le fruit est ovale-oblong, comprimé, marqué. des deux côtés de trois lignes saillantes, et formé de .deux graines planes, appliquées l’une contre l’autre. Wrogr 2h22
C’est dans les champs et sur, les montagnes de la Perse que l’on trouve la férule fénde: elle prospère aux, environs dé la ville de Herat, dans le Korasan, et particulièrement sur les monts voisins du ‘territoire. de : Disguun ;. selon le témoignage de Kæmpfer. Les graines auxquelles on doit l'individu décrit par le docteur Hope, et celles examinées par Bergius , provenaient des montagnes de Ghilan ; province considérable de Perse, surle bord dé la mer Caspienne, .
Toutes les parties de cette plante contiennent des proportions très-inégales d’un suc extrêmement fétide, et,te lement diffusible, qu'il infecte au Join l’atmosphère. Ce suc; dissé— miné dans la tige, dans les fouilles, et même dans les
raines, est én quelque sorte accumulé dans la racine : il suffit de la couper successivement par tranches pour le voir distiller, d’abord blanc et fluide comme du lait, prenant bientôt, par le contact de l'air et la chaleur des rayons solaires , une consistance solide et une couleur jaunälre,
(145) xœuge pâle, ou bleuâtre. Kæmpfer a exposé fort au long la manière de faire cette récolte; il a prouvé que l’asa fœtida de Herat, quoique molle et onctueuse, ne diffère de celle de Disguun, qui est ferme et sèche, que par l'addition de substances étrangères : celle-ci nous est apportée dans des sacs de feuilles de palmier, celle-là dans dés peaux de bouc ou de mouton. Nous préférons celle qui est solide , tenace, roussâtre, parsemée de larmes blanchâtres demi-transparentes, d'une saveur âcre, d’une odeur forte et très-pénétrante. êg L'asa fœtida est une vraie gomme-résine : analysée par le rofesseur Trommsdorf, etplusrécemment encore par M.Pelet elle a fourni, sur cinquante parties, plus de trentedeux de résine, environ deux d’huile volatile, plus de neuf de gomme, six d’une matière gommeuse insoluble à l’eau de même que la gomme dé Bassora, et quelques traces de malate acide de chaux. ORT | L'impression qu'exerce l’asa fœtida sur les organes des divers peuples présente un phénomène bien remarquable. Cette saveur que nous trouvons si repoussante, cétte odeur qui nous paraît si nauséabonde; eh bien, cette odeur et cette saveur font les délices des Orientaux; et tandis que nous donnons à l’asa fœtida l’épithète injurieuse de sfercus diaboti, les Persans la décorent du titre brillant de régal des dieux : ils la mêlent à leurs alimens, pour en relever le goût et faciliter leur digestion; ils en frottent le bord des Yases pour rendre les liqueurs plus odérantes et plus savoureuses. Certains états de l'économie animale rapprochent en quelque sorte les sensations des Européens et. celles des Asiatiques. C’est ainsi qu’on voit souvent les hypocondriaques , les hystériques , les chlorotiques, rechercher avidement l’asa fœtida. J'avoue , en mon particulier, que l’odeur alliacée de celte gomme-résine ne me répugne point comme les effluves vireux de lopium. :
, Si l’asa fœtida n’est pas rangée parmi nous au nombre des substances alimentaires, elle occupe une place distin- | guée dans la matière médicale. Bergius a guéri, par son ! Moyen, des fièvres intermittentes qui duraient depuis long- | temps, et avaient éludé l’action des amers, du quinquina | lui-même. Toutefois le judicieux praticien suédois avertit ‘que l'écorce du Pérou n’en est pas moins le fébrifuge par ‘excellence, et que l’asa fœtida convient seulement dans les Cas où la fièvre, en se prolongeant , a dégénéré et perdu son | xéritable type. pu
C’est pour combattre les affections prodigieusement va-
‘ riées et singulièrement intéressantes , Connues sous le none de néproses , que les médecins ont principalement recours à l’asa fœtida. Iillustre Boerhaave déclaré qu'il ne connaît
oint d’antispasmodique plus éflicace;, Whyit en conseille ee dans la plupart des maladies nerveuses, dont il a tracé l’histoire avec une rare perfection. Millar a calmé, par l'emploi .de lasa fœtida, les symptômes de l’asthme convulsif et dela coqueluche; Lange prétend avoir éloigné , et même dissipé par le même moyen, les redoutables acces de l’épilepsie, et Theden avoir allégé les cruelles douleurs de la goutte et de la sciatique.
L'asa fœtida devrait être regardée comme le spécifique de la carie , s’il fallait adopter sans réserve les observations peu concluantes de Block, de Schneider, de Beerenbroek. Une autorité plus inrposante est celle du docteur Hufeland , qui dit avoir vu l’asa fœtida unie au mercure guérir promp- : tement des caries et des exostoses siphilitiques, longtenips rèbelles au mercure seul.
À ces louanges exagérées, il convient d’opposer le ,témoïgnage du sayant thérapeutiste Alibert, qui emploie rarement l’asa-fœtida, parce que cette substance lui a semblé surcharger à pure perte les voies digestives:
On administre communément l’asa fœtida. sous forme pilulaire, à la dose d’un scrupule trois à quatre fois par jour. On peut encore la dissoudre dans un jaune d'œuf, en faire une teinture alcoolique, l’introduire dans les lavemens : on l’applique aussi, réduite en emplâtre, sur quelques tumeuts, spécialement sur celles de nature scrophuleuse; et sa grande diffusibilité la place évidemment parmi les agens de la médecine iatraleptique.
Pendant une longue suite d'années l’asa fœtida fut la pa- si
nacée des maréchaux; »elle entrait, dit M. Huzard, dans toutes les recettes d’hippiatrique , et aujourd’hui encore, aussitôt qu'un cheval est dégoûté, on se hâte de lui mettre un billot d’asa fœtida. Au bout de quelques jours le dégoût est passé, ct l’on ne manque pas de célébrer les heureux effets du remèdé, employé quelquefois bien gratuitement. m.
Les formules dont l’asa fœtida constitue la base, ou dont elle est un des principaux ingrédiens, sont la teinture fétide et celle de suie, les pilules gommeuses, les pilules fétides ; l’emplâtre fétide ou antihystérique, de la pharmacopée d'Edinbourg; la teinture hystérique de Fuller; l'élixir utérin 4 Duriet; la poudre hystérique de Charas; les trochisques s myrrhe; les pilules anthelmintiques de Fréderic Hofmann, de Wolf,.-et de Rosen.
(145) PUNDT (sean), De assé fœtidt, Diss. in-4o, Gottingæ, 1778. , TROMMSDORF (Jean rarthelemi), Chemiische Zergliederuns des stinkenden Asands, oder sogenannten Teufelsdrecks ; c’est-à-dire, Analyse chimique
de l’asa fœtida, vulgairement appelée merde du diable ; in-4o. Erford,
Bovis (Jean), De assé fœtidé, Diss. inaug. in-{0. Augustæ Taurinorurmt, 29 Sextil. 1809.
{La plante est réduite à la moitié de La grandeur naturelle)
. Racine réduite au tiers de sa grandeur naturelle.
. Partie d’une feuille caulinaire, moilié gran(leur naturelle. + Fleur entière de grandeur naturelle.
+ La même grossie.
+ Fruit de grosseur maturelle.