BARDANE
all
rons nombreux, tous hermaphrodites, monopétales, tubulés, quinquéfides, réguliers; énvironnés par le calice commun, et posés sur un réceptacle également commun et chargé de pailles sétacées.
Le fruit consiste en plusieurs graïnes solitaires, brunes, oblongües, anguleuses, couronnées d’üne aigretle simple et.courte. | RAS à SARET ‘1!
Les qualités.physiques de la bardane,ne semblent guère propres-“à justifier les. vertus. médicamenteuses qu'on s'est plu à lui accorder. Je ne-conitois pas surlout ce qui a pu mériter à la racine la place, éminente qu’elle occupe dans diverses pharmacologies. Van Swieten. lui assigne la prééminence sur la-squine; Cartheuser et: Withering la croient supérieure à la salsepäréille; le docteur Bodard la substitue au gaïac; Samuel Formy prétend qu'elle contribua puissamment à guérir de la vérole le roi très-chrétien Henri 111; elle estproclaméele spécifique de Ragnue par Jean Hill (5), qui succomba pourtant à cette maladie ; d’autres la regardent comme ‘emménagogue el aristolochique;. les habitans de certaines, contrées Ja; nomment herbe aux teigneux , et sont persuadés que, cé titre n'est point usurpé (4): elle est-inscrite dans la plupart des dispénsaires au premiér rang des boissons antipsoriques, à la dose d'une à deux onces sur une pinte d'eau ‘ Puis ns vs RTRR :
Me sera-t-1l permis de réduire à leur, juste, valeur ces
éloges fastueux ? [Tomas Jés fo que je goûte la race de
bardane ,.je suis étonné de ne pas la rencontrerplüs souvent dans les cuisines que dans les pharmacies, Ellé peut sapr prêter de, même que celle de, scorsonêre, tandis que 76s jeunes pousses, cueilliés au printemps, $6 mangent cOPRe les artichauts, les cardons etles saine ës, li =
L'améertume des feuilles de a ue, n’est pas assez prononcée pour éloigner, tous les bestiaux; car, les vaches
et les chèvres la broutent, quelquefoi
hè uefois, ainsi que les brebis
dela Craux-d’Arles , suivant Peyrilhe. Toutefois, cette plante n’est pas un bon fourrage. ; Virgile recommandait d’en purger les prairies (5), et les agronomes de nos jours donnent le même conseil l: find L (3) Management of the gout with'the virties éfburdoek, first used 1à
“the-anthors own case; eeseh-dire;) Praitgment de ta goutte par }x bardane!, rémployéd d'abord par lauteur-sur luistnéme ; sixième édition, in-8°. Lontires,
1798. ) 7 (4)-On donne avec plus de raisoni, .dané quelques prowinces ; le nom de teignes,s aux têtes de fleurs de la ‘bardane, qui s’attuchént, s’äcerochent , comime Leigne ; AUX habits des. passans ,; aux, 10150n$ des uoppeaux : dans le Lyonnais, onappelle,ces.tétes.catoles. | t
(5) Georgiques, lv. 1 et5. s
Depuis une longue suite défsiècles on applique les feuilles de glouteron sur les tumeurs, sur les ulcères de mauvaise nature. Chomel et Schonheyder rapportent des observations qui tendent à confirmer les propriétés mondificatives , fondantes et anodines de ces feuilles. « M. Percy vante surtout une espèce de nutritum préparé avec un demi-verre de sue de feuilles de bardane non clarifié, et autant d'huile, qu'on triture et qu'on agite à froid, avec plusieurs balles de plomb, dans un vase d’étain : il en résulte une pommade verte, contenant un peu d’oxide de plomb, qui ajoute encore aux propriétés du suc. La plupart de ces: ulcères atoniques variqueux si opiniâtres aux jambes, guérissent très-facilement en les recouvrant d’un plumaceau trempé dans cet onguent, et par dessus d’une feuille de bardane; il est rare de les voir résister à ce puissant topique, il en ramollit les bords calleux, y attire une suppuration de bonne qualité; enfin, cette pommade a été souvent appliquée avec succès sur des tumeurs scrophuleuses ouvertes, et même sur des cancers , dont elle a ralenti la marche et calmé les douleurs (6). »
On ne fait plus aucun usage des graines de bardane, qui, sous une écorce très-amère, renferment une chair farineuse et huileuse; elles étaient regardées comme diurétiques par Pauli, et comme purgatives par Linné.
Je ne dois pas oublier de dire que l’économie domestique a tiré parti de la bardane. Dambourney avait proposé de la cultiver, pour en extraire la potasse, que toutes les parties de la plante fournissent en grande quantité par l'incinération, La racine donne de l’amidon, et peut, comme la saponaire, servir à nétoyer le linge. Schæffer a fabriqué avec l'écorce de la tige un papier blanc-verdätre.
% (6) Guersent, dans le Dictionaire des Sciences médicales, tom. 3, pag. 13.
(La plante est réduite aux deux tiers de sa grandeur naturelle)
1. Calice commun de grandeur naturelle, coupé verticalement, dans lequel on voit la situation du fruit,
2. Fleuron entier, grandeur naturelle, dont on voit à la base de l’ovaire quelques soies.