‹ Flore médicaleChapitre 86 sur 86 · EL · texte numérisé non relu

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| ( 206 }l'on replace sur la couche à l'ombre, et sans cloche si le temps est doux. Des qu'il est repris, on l’expose au grand soleil, et on l’arrose Copieusément. Ainsi traité, le basilic forme un joli petit buisson bien touffu, bien arrondi , duquel s’exhale une odeur trés-suave, qu’on aime à retrouver dans la plante desséchée (2).

La saveur forte, piquante ; agréable, et comme aisée, du basilic, lui assigne uu rang parmi nos meilleures épices.

Dioscuride, qui accorde à cette plante la vertu diurétique, lui reproche, sans raison plausible, d’affaiblir la vue Jorsqu'on en fait un usage trop abondant, Les feuilles fournissent une grande quantité d’huile volatile, vantée par Pillustre Fréderic Hofmann comme céphalique et nervine. Cette huile, dit Gilibert, est utile dans les névroses atoniques, telles que la paralysie et la goutte-Sereine. Desséchées et pulvérisées, les feuilles de basilic deviennent un sternutatoire employé avec succès dans la perte de l’oderat causée par l’épaississement de la morve.

Proposé par le docteur Bodard comme succédané du camphre (5), le basilic est banni par d’autres de la matière médicale, et borné aux usages culinaires Ces deux opi= nions s’éloignent de la vérité. Le camphre est un remède héroïque, dont l'art de guérir pourvait difiicilement se passer, el que jusqu'a présent on a vainement essayé de remplacer. Le basilic partage les propriétés toniques, stimulantes, de la plupart des labiées, telles que la sauge, le romarin, la melisse, le thym, le serpolet, la lavande.

Quelques espèces d’ocimum répandent une odeur encore

lus. aromatisée que le basilic ordinaire : tels sont le petit

asile, ocèmun minimum, L., que nous élevons communément dans des pots, pour parfumer nos appartemens; et celui de Ceylan, ocimum gratissimum, L., que M. Bodard substitue à la vanille et au giroflien.

générique ocimum on oeymum. Toutefois Théophraste et Dioscoride écrivent ®@XI4OY et non @AW4oH. Columella, et, d’après lui, Mattioli, voudraient qu'on écrivit osimum, de 0ËEW, olere.

(2) Le basilic doit à ces qualités le titre de royal, Castatxer, donné en géneral à ce qui est éminemment beau , bon, précieux ; bien que ces expressions soient, à mon avis, prodigieusementéloignées d’être synonymes. |

(8) Cours dasbotan: méd. aomparée: tome à , page 206.

(La plante est un peu plus petite que nature)

+ Fleur entière de grandeur naturelle.

+ Calice vu du côté de la lèvre supérieure. + PistiL.

. Corolle ouverte, dans laquelle on voit l'insertion des quatre étamines ;

les deux inférieures coudées à leur base > Ont un appendice velu. 5. Calice ouvert, faisant les fonctions de capsule, dans le fond duquel

sont placées quatre graines ovales.

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