‹ FlorenceChapitre 14 sur 102 · RETOUR DES MÉDICIS · texte numérisé non relu

RETOUR DES MÉDICIS

apprit que le souverain pontife avait donné l’assaut à la jolie ville de Prato, et que ses soldats,

y ayant pénétré, avaient tout rais à feu et à sang et renouvelé les horreurs de Brescia. Florence atterrée se souleva, et une poignée de conjurés, qui représentait surtout les amis et clients des Médicis, entrant au palais vieux, intima au gonfalonier l’ordre de se démettre du pouvoir.

Cétait le 30 août la fuite sous un décrût en sûreté que près de Castelnovo. tisa cette fuite en Pierre II mort, frère, qu’incombait para de la direction propre autorité et rance qu'on eût dit mandement était hémille, et qu’il renqui était un fief des comme il fallait toumanteau de la légacessifs donnés au Julien se fit confirtion des affaires par lia qui était comhuit citoyens dont ses clients ou ses ce jour, c’en était Julien rentra dans une garde spéciale ; n’avaient jamais osé ne devait pas pervoie ; comme son liait d’être nommé par le collège des nom de Léon X, il propice d’augmenter grandir le théâtre

un rôle : on remarquera que de plus vaillants que lui avaient su faire de Florence le centre de la politique italienne; lui, semblait sy trouver à l’étroit; il renonça au pouvoir et le transmit à Laurent, son neveu, puis il alla se fixer à Rome où on le fit gonfalonier d abord, puis capitaine général de la sainte Église. Comme il avait mieux aimé être le second dans Rome que le premier à Florence, le pape son frère lui confia le vicariat de Modène, celui

Julien de Médicis (Duc de Nemours). — Michel-Ange.

1 5 1 2 ; Soderini prit guisement et ne se sur le territoire turc, Machiavel stigmaquatre vers célèbres, c’était à Julien, son le pouvoir; il s’emdes affaires de sa avec une telle assuque le droit du comréditaire dans sa fatrait dans une ville Médicis. Cependant, jours couvrir du lité ces assauts sucpouvoir populaire, mer dans la direcle conseil dit la Baposé de quarantela plupart étaient obligés. A partir de fait de la république, son palais et prit ce que ses ancêtres faire. Cependant il sévérer dans cette frère Giovanni vesouverain pontife cardinaux, sous le vit là une occasion son pouvoir et d’aoù il devait jouer

de Reggio, de Parme et de Plaisance. Mais il avait une ambition singulière qui était en disproportion avec ses moyens et ses facultés. On le vit porter ses ardeurs inquiètes jusque vers le duché de Milan et même le royaume de Naples; la mort, qui vint inopinément le

Sacristie neuve de San Lorenzo. — Ensemble du Tombeau de Julien de Médicis. — Par Michel-Ange.

surprendre, ruina toutes ses espérances en l’enlevant aux plus belles années de sa vie.

Julien de Médicis avait épousé Philiberte, la sœur de Philibert et de Charles, ducs de Savoie ; il ne fut uni avec elle qu'une année seulement, et n’en eut point d’enfants. On lui

Page 1