‹ FlorenceChapitre 10 sur 195 · École toscane du XIV^ siècle. — Sainte Cécile · texte numérisé non relu

École toscane du XIV^ siècle. — Sainte Cécile

La Sainte, en robe noire et manteau rouge, assise sur un trône, porte dans la main droite une palme et dans la gauche unUvre. Des deux côtés, plusieurs compositions superposées :

A gauche : les Noces de sainte Cécile ; Sainte Cécile et son époux Vatérien; Valérien couronné par des anges; Sainte Cécile j, Saint Valérien et Tiburce, frère de Valérieii,

A droite : Baptême de Tihurce ; Sainte Cécile convertit les soldats ; Sainte Cécile devant le préfet Almacche ; Martyre de la Sainte,

H., 0,87; L., 1,85. B. — Gravé par Stranghi (Uf.). — Primitivement dans l'église Sainte-Cécile, puis dans celle de Saint-Étienne, ce tableau fut transporté en 1841 à la Galerie. Vasari(1221) l'avait faussement attribué à Cimabue. Comme le font avec juste raison observer Cr. et Cav. (1207), « la noblesse de l'attitude, les formes élégantes, les draperies largement tracées, choses inconnues au temps de Cimabue, feraient penser que l'auteur appartient à l'école de Giolto ».

* 23. — Simone Martini e Lippo Memmi. — L Annonciation,

Sous des arcades, à droite, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, est assise, de trois quarts tournée vers la gauche. Elle se recule à la vue de l'ange Gabriel qui s'agenouille, à gauche, une branche d'olivier dans la main gauche, la droite levée vers le ciel, où vole le Saint-Esprit dans une gloire, entouré de chérubins. Au milieu, dans un vase, un lis. Fond doré.

A la partie supérieure, dans quatre médaillons, des saints. On lit au bas du tableau : Simon Martini et Lippus Memmi de Senis me piNXERUNT anno Domini. MCCGXXXIII.

H., 1,86 ; L., 1,86. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Livi (Uf.). — Ce tableau, l'un des

GALERIE DES OFFICES

derniers peints en Italie, par Simone, avant son départ pour Avignon, était le panneau central d'un triptyque dont lés n^s 24 et 25 formaient les côtés. Primitivement dans le dôme de Sienne, il fut plus tard donné à l'église de San Ansano à Castelvecchio, et en 1799 trans>porté aux Uffizi. Lippo Memmi, beau-frère de Simone, reçut 70 florins pour sa collaboration.

* 24 et 25. — Simone Martini e Lippo Memmi. — Saint

Ansano,

Le Saint est vu de face, debout, en tunique et manteau rouges, tenant dans la main di cite la hampe d'un étendard et dans la gauche une palme. Fond d'or.

H., 1 ,59 ; L., 0,49. B. — Fig. 1,25.

Sainte Juliette.

La Sainte, debout, est vue de face, en robe rouge et manteau gris; dans sa main droite une croix, dans sa gauche une palme. Fond d'or.

H., 1,55; L., 0,49. B. — Fig. 1,25. — Voir le n» précédent.

* 26. — Daddi (Bernardo). — La Vierge et deux Saints. —

Tiiptyque.

Au milieu, la Vierge portant l'Enfant Jésus ; à droite, saint Nicolas, évéque ; à gauche, saint Mathieu, apôtre. Fond doré.

Signé et daté sur le gradin : Bernardus de Florentia. — ANO. DNI MCGCXXVIIL

H., 1,45; L., 1,98. B. — Fig. en buste, pet. nat. — L'inscription latine ajoute que ce tableau votif fut commandé au peintre par Nicolaus de Mazinghis dé Campi. Il provient du couvent d'Ognissanti, à Florence.

* 27. — Giottino (?) — Descente de Croix.

A droite, le Christ est étendu sur son hnceul ; la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, se penche sur son visage et deux saintes femmes lui baisent les mains; au premier plan, une femme assise, ses cheveux épars sur un corsage vert, regarde le Sauveur ; à gauche, la Madeleine, en robe verte et manteau jaune, sa chevelure blonde tombant sur ses épaules, est agenouillée, de profil, tournée vers la droite ; près d'elle, deux donatrices à genoux présentées par saint Benoît, en robe de bure, et saint Zanobi, évêque, appuyé sur sa crosse; au second plan, saint Jean et deux autres Saints au pied de la croix. Fond doré.

H., 1,96; L., 1,36. B. — Peint à la détrempe. — Fig. 0,80. — Acheté 200 écus, en 1842, à l'église San Remigio. Vasari confondant deux peintres contemporains : Maso, fils de Banco, et Giotto, fils de Maestro Stefano, surnommé Giottino, avait créé un peintre qu'il appelait Tommaso di Stefano, auquel il avait attribué cette œuvre. Milanesi (Vas,, 1, 629, n.) considère Maso di Banco, « maestro grande » suivant les contemporains, comme l'auteur probable; le baron Rumohr propose le nom de Piero Chelini. (Cr. et Cav., I, 416).

GALERIE DES OFFICES

PREMIER CORRIDOR

"^28. — Gaddi (Agnolo). — Annonciation.

A droite, sous un portique, la Vierge, en robe blanche et manteau bleu, debout devant un trône, un livre dans sa main gauche, incline la tête à gauche vers l'ange Gabriel qui, un genou en terre, la salue des mots : « AvBj, gratia plena. » Au ciel, le Christ, dans une gloire, entouré d'anges. Fond doré.

Sur laprédella: la Nativité; r Adoration des bergers; la Présentation a a temple.

H., 2,20; L., 1,18. B. — Fig. 0,80. — Gravé par F. Livi et Caméra (Uf.). — Apporté en 1182 de la Chambre de commerce.

Page 1