‹ FlorenceChapitre 130 sur 195 · Moj't de saint François · texte numérisé non relu

Moj't de saint François

Couché sur une civière, entouré de moines. Au premier plan, un cardinal. Au ciel, le Saint dans une gloire, entre deux anges.

H., 0,35; L., 0,31. B. — Ces tableaux proviennent delà sacristie de Santa Croce ; ils étaient au nombre de quatorze; des quatre qui manquent, deux sont actuellement au musée de Berlin; les autres sont peut-être ceux que possède le musée de Munich. (Vas., I, 375, note 3.)

* 127. — Gaddi (Agnolo). — La Vierge, son Fils et six Saints.

Tableau partagé en trois parties superposées.

La partie supérieure est divisée en quatorze compartiments, contenant des figures de Saints vus à mi-corps.

La partie du milieu renferme un motif central :

La Vierge assise sur un trône ^ de trois quarts tournée vers la droite, en robe orange et manteau bleu, tient d'une main des lis et de l'autre l'Enfant Jésus qui porte un oiseau. Au pied du trône, des anges agenouillés. Sous six arcs ogivaux, à gauche du groupe divin, saint Nérée, saint Pancrace et saint Jean l'Évangéliste ; à droite, saint Jean- Baptiste, saint Achille et santa Reparata.

A la partie inférieure, dans sept petits tableaux, des épisodes de la vie de la Vierge : Saint Joachim chassé du Temple. — JJAnge apparaissant à Joachim. — La Rencontre de saint Joachim et de sainte Anne. — La Naissance de la Vierge. — La Présentation au Temple. — L'Annonciation. — Compartiment manquant. — La Naissance du Christ.

H., 2,51; L., 3,93. B — Fig., 0,72. — Ce tableau ornait le maître autel de l'église Saint Pancrace. (Vas., I, 539.) Séparé dans la suite en plusieurs panneaux, il fut transporté sous la domination française dans les magasins des Uffizi, et, en 1810, à l'Académie des beaux-arts, où il fut rétabli dans son état primitif en 1841. Le panneau qui manque dans la predeila représentait le mariage de la Vierge. Il fut échangé, on 1817, à un marchand nommé Luigi Marzocchi, contre un tableau du Dominiquin donné, en 1853, au musée de Lucques.

GALERIE ANTIQUE ET MODERNE

*128. — Spinello Aretino. — La Vierge, son Fils et quatre Saints.

Sur un trône, autour duquel volent des anges, la Yierge, assise de face, porte sur ses genoux l'Enfant Jésus qui joue avec un chardonneret.

A gauche: Saint Taolino, évêque, et saint Jean-Baptiste. A droite : Saint André et saint Mathieu trempant son doigt dans un vase que lui présente un ange.

Aux tympans latéraux, dans des médaillons : Deux apôtres.

On lit à la partie inférieure : Opus pinxit Spinellus Luge Atitio D. 1. A. 1391.

H., 1,09; L., 2,09. B. — Fig., 0,80. — Provient de l'église Saint-André, à Lacques. — « Cette peinture, très abîmée, est une production assez faible du maître. » (Cr. et Cav., II, 17.)

* 129. — Spinello Aretino, Niccolo di Piero et Lorenzo di

Niccolo. — Couro7inement de la Vierge. — Polyptyque.

Au milieu : Le Christ, en tunique rose et manteau bleu, tourné de trois quarts vers la gauche, couronne la Yierge, inclinée devant lui, les bras croisés sur la poitrine, en robe rouge et manteau bleu et or ; autour d'eux volent des séraphins ; à leurs pieds, des anges jouant divers instruments de musique.

A gauche : Tournés de trois quarts vers la droite, saint Jean-Baptiste et saint Mathieu, sainte Félicité et saint André.

A droite : Tournés de trois quarts vers la gauche, saint Pierre et saint Jean l'Évangéliste, saint Jacques Majeur et saint Benoît.

Dans les tympans, au milieu : deux anges en prière ; à droite et à gauche, dans des médaillons, une figure de prophète.

A la partie inférieure, une inscription : QUESTA TA VOLA FECE FARE IL CAPTO COVENTO DEL MONASTERIO Dl SAN-FELICITA DEDENARI DEL DETTO MONASTERIO AL TEMPO DELLA BADESSA LORENZA DE MOZZI. AN. DM. MCGCCI.

Sous cette inscription, un gradin partagé en six parties, séparées par** des pilastres, dans lesquelles, sous des arcs ogivaux, sont deux par deux des Saints et des Saintes.

H., 2,78; L., 2,76. B. — Gravé par Bottazzi (A.). — Suivant certains auteurs, Niccollo di Piero et Spinello Aretino auraient seuls travaillé à cet ouvrage, achevé en 1399; suivant d'autres, Spinello Aretino n'aurait eu aucun collaborateur.

* 130. — Puccio di Simone. — La Vierge, son Fils et divers

Saints. — Polyptyque.

Au miheu : La Vierge, assise, de trois quarts tournée vers la gauche, en robe rouge et manteau bleu, porte sur ses genoux l'Enfant Jésus ; à gauche, saint Onuphre et saint Laurent; à droite, saint Jacques et saint

PREMIÈRE SALLE DES MAITRES ANCIENS

Barthélémy. On lit sur le cadre : PUCGIUS SIMONIS FLORENTINUS PINXIT OPUS.

H., 1.32; L., 1,91, B, — Fig. pet. nat. — Provient du couvent de San Matteo in Arcetri, près Florence.

* 131. — Giovanni da Milano. — Mise au tombeau.

Le Christ, descendu de la croix, est porté à gauche par la Yierge, drapée dans un manteau bleu ; la Madeleine, à droite, enrobe rouge et manteau bleu, lui soutient les bras. Au second plan, saint Jean-Baptiste dont on ne voit que la tête.

On lit sur le cadre : 10 GIOYANI DA MELANO DEPINSI QUESTA TAYOLA MGGCLXY.

H,, 0,83; L., 0,47. B. — Fig. à mi-corps. — Gravé par Rosini et Damale (A.). — Provient du couvent de San Girolamo sulla Costa, à Florence.

* 132. — Lorenzetti (Ambrogio). — Deux épisodes de la vie de

saint Nicolas de Bari.

1*^ Au sommet d'un escaher, un enfant fait Faumône au diable, qui a pris le costume d'un mendiant; à droite, dans une chambre, plusieurs convives sont autour d'une table; à la partie inférieure, l'enfant est embrassé par le diable, et, à droite, toute la famille est auprès d'un lit, sur lequel est étendu l'enfant mort, qui se soulève à la voix de saint Nicolas lui apparaissant dans les airs et lui envoyant des rayons lumineux.

2|o A gauche, sur le rivage, le Saint est entouré d'une nombreuse suite. Sur la mer, des galères que des anges remplissent de grains.

H., 0,90; L., 0,53. B. — Fig., 0,17. — Ce tableau et le précédent faisaient partie de la predella d'uD tableau d'autel exécuté pour l'église de San Procolo, à Florence. Apportés plus lard à la Badia, ils appartiennent, depuis 1810, à l'Académie. « Pour satisfaire ses amis qui désiraient le voir travailler, il exécuta pour une chapelle de San Procolo deux épisodes de la vie de saint Nicolas, et cet ouvrage, sur la predella duquel il fit son portrait, lui valut d'être appelé à Cortona par l'évêque de cette ville pour décorer l'église de Sainte-Marguerite. (Vas., 1, 524.)

133. — Lorenzetti (Pietro). — Histoire de sainte Umilta di Faenza, — Polyptyque.

Au centre, la Sainte, revêtue du costume de carmélite, en robe grise et capuchon noir, tient une palme à la main; à sa gauche est agenouillée une religieuse. Autour de cette figure sont représentés douze épisodes de la vie de la Sainte.

A la partie supérieure, on lit : A MCCCXVI HEC SENT. MIRACVLA BEATA HVMILITATIS PRIME ABBATISSE ET FVNDATRICIS HVIVS VENERABILIS MONASTERII ET IN JSTO ALTARI EST CORPUS EIVS,

H., 1,72; L., 1,92. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Bettazzi (A.). — D'abord dans le couvent de San Salvi, puis dans celui de San Verdiana, et enfin dans l'église de Saint-

GALERIE ANTIQUE ET MODERNE

Pancrace, il fut séparé en plusieurs morceaux. Remis en 1841 dans son premier état et finalement transporté à l'Académie. Attribué dans les anciens catalogues à Buffalmaco, et par B. (p. 532), à Pietro Lorenzetti.

* 134. — Lorenzetti (Ambrogio). — La Présentation de Jésus

au Temple,

Dans un temple à trois nefs, séparées par des colonnes sur le chapiteau desquelles sont Moïse et un guerrier, à droite, Siméon vu de face, en tunique rose et manteau vert, tient l'Enfant - Jésus dans ses bras ; à son côté, sainte Anne, de profil tournée vers la gauche, en robe rouge et manteau brun, déroule une banderole ; à gauche, tournée de profil vers la droite, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, tenant dans ses mains une lange, deux saintes femmes et saint Joseph, drapé dans un manteau rouge. Derrière l'autel, le grand-prêtre, assis sur un trône, ayant dans les mains deux colombes et un couteau, est accompagné de deux lévites.

A la partie supérieure, deux prophètes déroulant une banderole. On lit sur le cadre : AMBROSIUS LAURENT II DE SENIS FEGIT HOC OPUS ANNO DOMINI MGGGXLII .

H., 2,51; L., 1,74. B. — Fig., 0,66. — Provient de l'hôpital de Monna Agnes.i, à Sienne. (Vas., I, 522.) « Ce tableau, très abîmé et mal restauré, ne donne qu'une faible idée du talent de coloriste et de dessinateur que possédait Ambrogio. » (Cr. et Cav., II, 145.)

* 136. — Lorenzetti (Ambrogio). — Deux épisodes de la vie de

saint Nicolas de Bari.

1^ Le Saint jette par une lucarne de l'argent dans une chambre où un vieillard tient des propos déshonnêtes à trois jeunes fdles dans la misère.

Le Saint et une autre personne, debout devant l'autel de la cathédrale de Nice; au second plan, des prêtres récitant des prières.

H., 0,96 ; L., 0,53. B. — Fig., 0,16.

137. — Cavallini Pietro (attribué à). — L Annonciation et divers Saints. — Polyptyque.

Au miheu : Dans une chambre, la Vierge, assise sur un trône, en robe rose et manteau bleu, se tourne de trois quarts vers la gauche, où l'ange franchit une porte en s'incUnant; à gauche et à droite, divers Saints et Martyrs. Au tympan, le Ghrist dans une gloire. Sur les baldaquins, des séraphins; sur les pinacles, le Ghrist en croix et la Résurrection. Sur les montants, quatre Saints; sur la predella, une Pietà, entre six Saints vus à mi-corps.

H., du motif central, 4,06 ; dos motifs latéraux, 3,60. — L., 3,77. Fig. du motif central, 0,70. — Provient du couvent de Santa Maria Novella, à Florence.

PREMIÈRE SALLE DES MAITRES ANCIENS

* 140. — Niccolo di Pietro Gerini (attribué à). — La Trinité

et deux Saints,

Au milieu : Le Créateur, en tunique rouge et manteau bleu, porte sur ses genoux le Christ en croix, au-dessus duquel vole le Saint-Esprit ; à gauche, saint Romuald abbé, en habit monacal, appuyé sur un bâton; à droite, saint André. Sur la predella, dans trois compartiments, quatre épisodes de la vie de saint Romuald. Au tympan, dans des médaillons, l'agneau pascal et deux anges. On lit sur le cadre : ISTAM CAPELLAM FECIT FIERI JOHANNES GHIBERTI PRO ANIMA SUA. A.D.MCCCLV.

H., 2,95; L., 2,12. B. — Fig., 0,80. — Provient du couvent degli Angeli, à Florence.

* 142. — Inconnu (École du XV^ siècle). — Couronnement de

la Vierge. — Triptyque.

Au milieu , le Christ, de profil tourné vers la gauche, couronne la Vierge; au pied du trône, deux anges jouant de la musique ; à droite et à gauche, des Saints et des Saintes.

Au tympan, l'Annonciation et l'Éternel; sur le montant de gauche, quatre Saints; sur la predella, au miheu, une Pietà; à droite et à gauche, sous des arcs cintrés, cinq figures de Saints. A la partie inférieure, on lit : AL NOME SI A YHESVS QVESTA TA VOLA FV F AT A A' DI XXV DI GENAIO MCCCCXX E PEREMEDIO DEL ANIMA DI CHI LA FAT A F ARE,

H., 3,40: L., 3,89. B. — Fig. gr. nat. — Autrefois à la villa Caœpora, près Florence, propriété des moines de la Badia.

* 143. — Lorenzo Monaco. — L Annonciation, — Triptyque.

A droite, la Vierge, en robe grise et manteau bleu, se retourne de trois quarts vers la gauche, où vole l'ange Gabriel, drapé dans un manteau rose, les bras croisés sur la poitrine; au ciel, le Saint-Esprit.

A gauche, sainte Catherine, une roue à son côté, et saint Antoine en robe de bure, s'appuyant sur un bâton.

A droite, saint Procule appuyé sur une épée nue, et saint François montrant ses stigmates. A la partie supérieure du cadre, dans des médaillons, au milieu, le Créateur, un globe terrestre à la main; à droite et à gauche, des anges en prière.

H., sujet central, 2,06; sujets latéraux, 1,71. L., 2,31. B. — Fig. 0,70. — Gravé par Bettazzi (A.). — Transporté en 1812 du couvent de la Badia. Pendant longtemps, on avait faussement attribué ce tableau à Giotto d'après Vasari, qui parle, en efTet, d'une Annoncialion composée par ce maître pour les moines de la Badia. (Milanesi, Vas., I, 373, note 2.)

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