‹ FlorenceChapitre 165 sur 195 · SANTA TRINITA (LA TRINITÉ · texte numérisé non relu

SANTA TRINITA (LA TRINITÉ

réalité de la lumière, de ces tons apaisés par la distance, on se demande si le but n'est pas atteint et si l'art doit aller plus loin. » (Laîszi.)

* 6° Mort de saint François . — Dms une église, le Saint, en robe de bure, la tête à gauche, est couché sur un catafalque, de profil tourné vers la droite; deux moines agenouillés lui tiennent les mains, un troisième lui embrasse les pieds ; un médecin, vêtu d'une robe rouge, au second plan, écoute les battements de son cœur, et plusieurs religieux attendent avec émotion le moment fatal ; à gauche, un prêtre, lisant l'office des morts, accompagné de deux diacres, l'un portant l'eau bénite, l'autre l'ostensoir, et deux seigneurs florentins, vêtus, l'un d'un pourpoint rouge, l'autre d'une tunique brune ; à droite, des enfants de chœur présentant la croix et des cierges, et des assistants accompagnés d'un page ; au fond, dans un hémicycle, l'autel surmonté d'une croix ; à droite et à gauche, un portique ouvert ; au loin, la campagne.

Gravé dans VEtr. Pit., pl. XXVIII. — « Si l'on compare cette peinture avec celle de Giotto, à la chapelle de Bardi, on ne peut s'empêcher de reconnaître '(ue, si la composition de Ghirlandajo est plus réelle, elle est moins cependant dans l'esprit mystique qui convenait à la mort de saint François. » (Cr. et Cav., II, 475.) « Dans la dernière scène, il montra saint François mort et que les frères pleurent ; on y voit un frère qui lui baise les mains, acte qu'on ne saurait mieux exprimer en peinture ; sans compter qu'il y a un évêque en grand apparat, avec les lunettes au nez, chantant les psaumes ; c'est seulement parce qu'on ne l'entend pas qu'on est certain qu'il est en peinture. » (Vas., III, 255.)

* Devant l'autel, sous la Résurrection d'un enfant. Portraits des deux donateurs, agenouillés, les maintes jointes; à droite, Francesco Sassetti, de profil tourné vers la gauche, en manteau rouge; à gauche, sa femme, Nera Cosi, en robe noire et capuchon blanc.

Sous ces portraits, l'inscription : A. D. MCGCGLXXXV. — XV DE- CEMBRIS, date à laquelle le peintre termina son œuvre.

* Au plafond, sur fond bleu, les Sibylles.

A l'extérieur de la chapelle, le professeur Gonti vient de mettre au jour les fresques dont parlait Vasari et qui avaient été recouvertes d'un badigeon : V Éternel dans une gloire et la Sibylle annonçant à Auguste la venue du Christ.

Les fresques de la chapelle Sassetti ont été gravées par Carlo Lasinio, d'après les dessins de son fils, Giovanni Paolo. « Pour un travail à fresque, c'est un ouvrage très habilement exécuté, avec une allégresse de coloris vraiment charmante. » (Vas., 111,255.)

La décoration de cette chapelle était complétée par le beau tableau de D. Ghirlandajo, portant la même date, la Nativité, qui se trouve aujourd'hui k l'Académie des beauxarts, no 195, p. 207.

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