SPEDALE DEGLI IINNOCENTI (HOPITAL DES ENFANTS TROUVÉS
SPEDALE DEGLI INNOGENTI
(HOPITAL DES ENFANTS TROUVÉS) Sur la place de l'Annunziata, au sud-ouest.
Fondé en 1421 ; le portique est de Brunellesco. Le reste de Tédifice a été construit par son élève Francesco délia Luna.
Sur la façade extérieure, des médaillons en faïence émaillée « enfants enveloppés de langes », par Andréa délia Robbia.
Dans l'Égltse; au maîire-auteL
* Ghirlandajo (Domenico). — L Adoration des Rois Mages.
Au milieu, assise sur un trône en marbre, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, de trois quarts tournée vers la gauche , porte sur ses genoux l'Enfant Jésus, dont un des rois mages agenouillé, en manteau rouge à doublure bleue, avec fleurs sur fond bleu, embrasse le pied. A gauche, le second roi, debout, de profil tourné à droite, en tunique bleue et manteau roui^e à doublure jaune, présente un vase de parfums; à ses côtés, divers assistants; au premier plan, saint Jean-Baptiste, un manteau violet jeté sur une peau de bête et un jeune martyr au crâne sai.2;nant. A droite, près de la Vier.^e debout, saint Joseph, en tunique bleue et manteaujaune, appuyé sur un bâton, et a.iienouillé. Le troisième roi mage, en tunique violette et manteau vert, portant un vase de parfums, regarde avec tendresse le groupe divin et un vieillard drapé dans un manteau vert à doublure rouge, présente un jeune martyr dont le bras gauche est blessé. Au second plan, trois personnages debout ; au fond, à gauche, le massacre des Innocents devant les remparts d'une ville. Au milieu, l'étable, derrière laquelle sont agenouillés deux bergers ; sur le toit, des anges déroulant une banderole ; un fleuve à l'horizon ; à droite, des cavaliers, et, sur une colline, TAnnonciation aux bergers.
Daté, sur la frise du portique, MGGCCLXXXVIIT. Le personnage à
SPEDALE DEGLI INNOCENTI (HÔPITAL DES Innocents)
DoMENiro Ghirlandajo.
L Adoration des Mages,
SPEDALE DEGLT INNOCENTI (HOPITAL DES ENFANTS TROUVÉS). 295
gauche, dont on ne voit que la tête, tourné de trois quarts vers la droite, regardant le spectateur, est le peintre lui-même.
«Dans l'église des Innocents, il peignit, à la détrempe, un tableau des Mages, très admiré; il y a des têtes extrêmement belles, d'impressions et de physionomies diverses, tant de jeunes que de vieux, et l'on voit particulièrement, dans la tête de Notre-Dame, tout ce que l'on peut mettre de beauté et de grâce dans la Mère du fils de Dieu. » (Vas., III, 258.)
« Ce tableau doit être considéré comme le chef-d'œuvre du maître ; il est surprenant que dans une peinture faite à un âge aussi avancé, on trouve la vigueur d'un homme dans toute la force de son talent, sans le moindre symptôme de faiblesse. » (Cr. et Cav., II, 489.)
Hôpital.
Il contient une petite galerie qui ne renferme que des tableaux sans grande importance :