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MAISON DE MICHEL-ANGE

Via Ghibellina, 64.

Cette maison, que le grand artiste avait achetée pour son neveu Léonard, fut consacrée à sa mémoire par ses héritiers qui y réunirent un grand nombre d'objets et de documents relatifs à leur aïeul. En 1858, le dernier représentant de la famille, M. Cosimo Buonarroti, la légua, avec sa collection, au gouvernement qui l'érigea en musée.

Dans la première pièce, quelques tableaux, parmi lesquels :

* Pordenone. — Groupe de trois personnes,

A gauche, un homme à longs cheveux bruns; chemisette blanche, pourpoint rose, bonnet noir orné d'une médaille, de trois quarts tournée vers la droite, cause avec un jeune homme, tourné de profil à gauche, nu-tête, chemisette blanche, tunique claire ; au milieu, une femme assoupie, la tête inclinée vers la gauche, son corsage vert dégrafé, la gorge découverte.

Cr. et Cav. (NI., II, 149) considèrent ce tableau comme une ancienne copie dont l'original serait en Angleterre.

* Pesellino. — Trois épisodes de la vie de saiîit Nicolas de

Bari.

A gauche, dans une chambre, le père et ses trois filles sont plongés dans la douleur; saint Nicolas frappe à la porte et jette trois bourses.

Au milieu, saint Nicolas, suivi d'une nombreuse escorte, est arrêté devant trois jeunes gens qui sortent de trois tonneaux.

A droite, martyre de trois jeunes gens, dont deux sont agenouillés et le troisième debout. Saint Nicolas saisit l'épée que brandit le bourreau.

Du temps de Vasari, ce tableau était dans la chapelle Cavalcanti, à Santa Croce. Il fut plus tard donné à Michel-Ange Buonarroti le jeune, en échange d'une predella nouvelle qu'il fit peindre pour le même autel. (Vas., III, 37.) — C'est un des ouvrages de Pesellino où Burckhardt constate l'influence la plus vive de Masaccio. (B., 555.) — « Cette œuvre nous permet d'étudier la façon dont les peintres du xv<^ siècle comprenaient et exécutaient certains sujets qu'avaient traités tout différemment les maîtres de l'école giottesque. » (Cr. et Cav., II, 334.)

PALAZZO CORSINI

PALAZZO CORSINI '

10, Lung' Arno Gorsini; entrée, 7, via di Parione.

Bâti au XVIII® siècle. — Au premier étage, importante galerie de tableaux.

SALLE I

Plafond, les Arts libéraux ^ par Gherardini. — Fresque.

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