Awasoski
Daté : 1874.
SALLE XVII
DITE
SALLE LORENZO MONACO
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sont peints, à gauche, saint Jean-Baptiste et saint Marc ; à droite, saint Marc et saint Pierre.
H., 2,60 ; L., 1,33. B. — Fig., la Vierge plus gr. nat., les aoges, 0,24. — Gravé par Caméra (Uf.). — Les volets par Livi et Magliavacca (Uf.). Exécuté en 1433, pour la corporation des marchands de lin d')nt saint Marc était le patron, et payé 190 florins; en 1777, transporté aux Uffizi ainsi que la predella. — « Beato Aogelico qui, dans la première partie de sa vie, s'était voué à la miaiature, n'avait point encore, en 1433, familiarisé son génie avec les procédés du grand art; aussi était-ce dans les petits sujets, — tels que les anges qui entourent le tabernacle, — que son âme rayonnait avec le plus de douceur et de vivacité. » (A. Gruyer, Iconographie de la Vierge, I, 252). — «Les grands personnages, il faut le reconnaître, manquent de mouvement et sont d'une anatomie insuffisante. » (B., 547.)
* 24. — Lorenzo di Credi. — La Vierge adorant V Enfant Jésus.
L'Enfant Jésus est étendu sur le gazon, la tète appuyée sur un sac ; il porte la main à s-a bouche et regarde tendrement la Vierge agenouillée à droite, de trois quarts tournée vers la gauche, les mains jointes, en robe grise et manteau bleu à doublure jaune. A gauche, un ange, agenouillé, en tunique bleue et manteau rouge à doublure verte, de profil tourné vers la droite, couronne l'Enfant Jésus. Fond de paysage.
Diamètre, 0,82. — Forme ronde. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Gozzi (Uf.)- — Vasari (IV, 508) signale un Tondo de Notre-Dame, par Lorenzo di Credi, qui se trouvait de son temps chez Messire Ottaviano de Medici et qui pourrait être ce tableau.
* 39. — Botticelli (Sandro). — La Naissance de Vénus.
Au milieu, Yénus est vue de face, nue, debout sur une conque marine, sa chevelure blonde éparse sur ses épaules. A gauche, deux zéphirs, les ailes déployées, poussent la déesse vers le rivage où une nymphe, tournée de profil vers la gauche, vêtue d'une robe blanche parsemée de fleurs bleues, lui tend un manteau rouge à fleurs vertes. Au fond, à gauche, un bois sur le bord de la mer.
H., 1,73; L., 2,72. — Peint à tempera sur une toile. — Fig. gr. nat. — Gravé par Clerici (Uf.). — Transporté à la Galerie en 1815 de la villa de Castello. — « Il fit aussi pour la villa du duc Cosme, deux Vénus, l'une sortant des ondes de la mer et poussée vers la terre par les zéphirs et les vents. » (Vas., III, 312.) La galerie de Berlin possède une étude peinte de la Vénus, de plus petite dimension. (Voir page 30.) « Au point de vue rigoureux des doctrines académiques, cette peinture pourrait être discutée ; aux yeux d'un puriste, il y aurait peut-être quelque incorrection ou tout au moins quelque gaucherie à ^«ignaler dans le dessin et la silhouette de la jeune déesse qui aborde chaste et nue au rivage hospitalier ; la Vénus de Botticelli n'est pas absolument conforme aux types augustes que nous a laissés l'art antique; elle est avant tout marquée du puissant caractère dn xve siècle; à ce que l'antiquité a de meilleur, je veux dire la souveraine élégance, la grâce émouvante, la jeunesse épanouie, elle ajoute un charme étrange, une fleur de singularité, dernier reste de barbarie qui, en un pareil sujet, séduit et va droit au cœur; plus correctement belle, elle plairait moins. Botticelli a d'ailleurs fait briller dans son tableau, les gaietés d'une coloration tendre et douce ; la figure nue de Vénus, la mer profonde, le ciel léger, la terre qui semble se parer de fleurs pour fêter la bienvenue de la déesse, tout est blond, lumineux, printanier. Tout sourit et chante l'heureuse chanson de
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la jeunesse et de l'aurore. Qu'on n'aille pas chercher ailleurs la Vénus Anadyomène, elle est dans le chef-d'œuvre de Botticelli. » (Paul Mantz.)
* 1286. — Botticelli (Sandro). — U Adoration des Rois Mages.
Dans une étable en ruines, au second plan, au milieu, la Vierge est assise sur un pan de mur surélevé et tient dans ses bras l'Enfant Jésus ; saint Joseph, derrière elle, est plongé dans la méditation; ils sont tournés tous trois à gauche vers les Rois Mages qu'accompagne une suite nombreuse. Le peintre a représenté, sous les traits des rois, des membres de la famille des Médicis; le vieillard, vêtu d'un manteau noir et or, qui s'inchne devant le groupe divin, est Cosme de Médicis ; les deux autres rois agenouillés sont Pierre de Médicis, fils de Cosme, vêtu d'un long manteau rouge doublé d'hermine, et son frère Jean, en tunique blanche et or ; au premier plan, groupe de gentilshommes florentins; parmi eux, il faut reconnaître Laurent de Médicis dans le jeune homme debout, la tête penchée à côté de Jean ; Juhen de Médicis est à gauche, debout derrière Cosme, coiffé d'un chapeau en drap à large visière ; le personnage, au premier plan, à droite, tourné de trois quarts vers la gauche, drapé dans un manteau jaune, semble le peintre lui-même. Au fond, à gauche, les ruines d'un palais.
H., 1,11 ; L., 1,34. B. — Fig., 0,60. — Cette peinture concorde pour tous les détails avec la description d'un petit tableau, Tavoletta piccola, placé du temps de Vasari dans l'église Santa Maria Novelia entre les deux portes. M. Carlo Pini a donc pu l'identifier avec toute certitude. Transportée à la fin du xv^ siècle à la villa du Poggio, lors de la construction de la chapelle Attavanti, et placée en 1796 à la galerie des Uffizi, elle était alors attribuée à Domenico Ghirlandajo. — « C'est le chef-d'œuvre de Botticelli, pour le groupement, le mouvement, le dessin, le modelé, l'excellence des portraits de famille et la richesse des draperies. » (B. 559.) — « Il est impossible de décrire la beauté et la variété des poses que Sandro a données à toutes les têtes que contient ce tableau... ; de plus, il imprima un cachet si particuli'^r à chacun des courtisans que l'on reconnaît facilement à la cour de quel roi il est attaché. Eu un mot, cette peinture est si admirable de coloris, de dessin et de composition, qu'elle est un sujet d'étonnement pour les artistes de nos jours. » (Vas., III, 316.)
* 1294. — Fra Angelico da Fiesole. — Triptyque.
Au milieu : V Adoration des Mages. — Deux Rois Mages, agenouillés devant l'Enfant Jésus que porte la Vierge, lui offrent des présents; à gauche, leur escorte ; au second plan, le troisième Roi Mage et saint Joseph ; au fond, remparts d'une ville.
Gravé par Livi (Uf.).
A droite : le Martyre de saint Marc. — Le Saint, enchaîné, est couché au milieu d'une place ; à droite, les assistants sont mis en fuite par des pierres qui tombent du ciel; à gauche, trois personnes en prière ; au fond, un ange apparaît au Saint dans sa prison.
Gravé pai Magliavacca (Uf.).
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A gauche : la Prédication de saint Pierre. — Sur une place publique, au second plan, saint Pierre, en tunique bleue et manteau jaune, de trois quarts tourné vers la droite, est monté en chaire; à ses pieds, des femmes assises ; à gauche, un vieillard assis, écrit, entouré de trois femmes ; à droite, des assistants debout.
H., 0,39; L., 1,69. B. — Fig., 0,14.
* 1296. — 11 Bacchiacca. — Gradin d'autel, en trois parties.
A gauche, sur le bord d'un fleuve, un ange donne le baptême à saint Acasio et à ses disciples, dont plusieurs se déshabillent.
Au milieu, l'empereur Adrien et son armée luttent contre des infidèles que des anges transpercent de flèches.
A droite, martyre de saint Acasio sur le mont Ararat; un cavalier indique avec son bâton de commandement le lieu du suppUce.
H., 0,23; L., 2,28. B. — Fig., 0,16. — Autrefois, dans la chapelle Tanai de Medici, à l'église San Lorenzo, où il servait de predella à un tableau de Sogliani. Apporté à la Galerie en 1861.
* 1297. — Ghirlandajo (Domelmco). — La Vierge et VEnfant
Jésus.
Au miUeu,la Vierge, assise de face sur un trône élevé, en robe rose et manteau bleu, porte sur ses genoux l'Enfant Jésus, tourné de trois quarts vers la gauche, qui tient dans sa main droite un globe surmonté d'une croix et de la main gauche bénit saint Zanobi et saint Juste agenouillés; entre les deux évêques, des lis dans un vase posé sur un tapis. Sur une estrade, à droite du trône, l'archange Raphaël, en tunique jaune et manteau rouge à doublure verte ; à gauche, saint Michel, portant une cuirasse, appuyé sur une épée ; quatre anges, des Us à la main, entourent le trône divin. Fond architectural et paysage.
H., 1,88; L., 1,98. B. — Fig. pet. nat. — Primitivement dans l'église de saint Juste, près de Florence, transporté lors du siège de la ville à l'église délia Calza, près la porte romaine. Acheté par la Galerie en 1857. — « Domenico Ghirlandajo mérite cet élog:e d'avoir été le premier à imiter avec des couleurs certains accessoires et ornements d'or, ce qu'on n'avait pas fait jusque-là, et d'avoir supprimé en grande partie les lourdes bordures d'or en relief ou estampées, travail grossier, bon pour des bannières, mais non pour des œuvres d'artistes... Plus que toutes ses autres figures, me semble belle la Notre-Dame qui tient l'enfant sur son sein avec des anges à l'entour. Pour un ouvrage à la détrempe, c'est un tableau qui ne pourrait être mieux travaillé. » (Vas., III, 257.)
1302. — Benozzo Gozzoli. — Predella.
Au milieu: Pielà. — Le Christ, debout à mi-corps dans le tombeau, étend les bras. A droite, la Madeleine, en robe bleue et manteau rouge, vue de face ; à gauche, saint Jean, de profil tourné vers la droite en
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Cliché Alinari frères. Typogruvure Boussod, Yuladou vt C".
1305. — DoMENico Veneziano. La Vierge et l'enfant Jésus.
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tunique bleue et manteau rose, regardant le Sauveur avec émotion. Fond de paysage.
A gauche : Mariage de sainte Catherine. — La Vierge, enveloppée 4ans un manteau vert, porte dans ses bras l'Enfant Jésus qui se tourne vers la gauche et passe un anneau au doigt de sainte Catherine, en robe verte et manteau rose, tournée de profil vers la droite. Fond de paysage.
A droite : Deux Saints. — Saint Antoine, vêtu d'un manteau jaune à capuchon noir, s'appuie de la main droite sur un bâton ; saint Benoît, vêtu d'une robe de bure, porte dans ses mains un livre. Fond de paysage.
H., 0,24 ; L., 2,2L B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — M. A. Gruyer (Icon. de la Vierge, I, 257) pense que cette predella est le tableau d'autel exécuté vers 1450 pour la Compagnie de Saint-Marc dont les bâtiments furent détruits en 1775. — Cr. et Cav. (II, 504),
• au contraire, voient dans ce gradin celui de la chapelle du palais Riccardi. — Apporté, -en 1847, du couvent de Santa Croce.
* 4305. — Domenico Veneziano. — La Vierge et V Enfant Jésus.
Sous un portique à trois nefs, au milieu, sur un trône élevé, la Tierge est assise de face, en robe rose et manteau bleu, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus tourné à gauche vers saint Jean-Baptiste, vêtu d'une peau de bête, appuyé sur sa croix, et saint François d'Assise lisant un livre qu'il tient de la main gauche. A droite, sainte Lucie présente ses yeux sur un plat, et saint Nicolas, revêtu de ses habits épiscopaux, appuyé sur sa crosse, bénit. Au fond, un mur avec des niches.
Sur les marches du trône, on lit : Opiis Dominici de Venetiis Ho mater Dei miserere mei datum est,
H., 2,03; L., 2,03. B. — Fig. gr. nat. ~ Transporté en 1862 de l'église Santa Lucia dei Magnoli à Florence. Lanzi en donne une description, ainsi que celle d'un gradin qui n'existe plus. — « Le profil de sainte Lucie est digne de Fra Angelico, mais dans les autres figures se retrouve l'affectation d'Andréa dei Castagno. » (Vas., II, 682, n. Milanesi.)
*1309. — Lorenzo Monaco. — Couronnement de la Vierge.
Au milieu, devant un autel ogival, le Christ, en tunique rose et manteau bleu, couronne la Vierge, assise à sa gauche en robe blanche et voile bleu. Au second plan, des anges; à gauche et à droite, des apôtres, des saints, des martyrs. Devant le groupe divin, trois anges agenouillés balancent des encensoirs.
Le cadre de ce tableau forme en haut trois arcades cintrées terminées par des pinacles sur les tympans desquels sont peints : au milieu, la Trinité; à gauche, l'ange Gabriel ; à droite, la Vierge. Sur les montants latéraux, dans des médaillons, des figures de Saints.
Sur le gradin sont représentés : Quatre épisodes de la vie de saint Bernard, — La Naissance du Christ. — L Adoration des Mages.
Au-dessus de la predella, cette inscription : HEG TABVLA FAGTA
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EST PRO ANIMA ZENOBI CECGHI FRASCHE ET SVORVM IN REGOMPENSATJONE YNIVS ALTERIVS TABYLE FER EVM IN HOC (LA) VRENTII lOHANNIS ET SVORYM MONACI HYIYS ORDINIS QUI EAM DEPINXIT. ANNO DOMINI MCGGGXIII MENSE FEBRYARII TEMPORE DOMINI MATHEI PRIORIS HYIYS MONASTERII.
H., 5,12; L., 4,50. B. — Fig., panneau central, 3/4 nat. — Predella, 0,20. — Ce tableau, retrouvé en 1830 dans l'église do l'abbaye de Saint-Pierre à Cerreto, près de Cestaldo, fut acquis par la Galerie en 1866. — « Ce tableau est non seulement l'œuvre la plus grande, la plus admirable et la plus authentique de Lorenzo Monaco, mais encore le monument le plus splendide d'après lequel on peut se former une idée de ce qu'était l'art dans la première moitié du xv® siècle. » (Vas., Il, 19, note.)
* 1310. — Gentile da Fabriano. — Quatre Saints.
Sous des arcades ogivales, séparées par des pilastres formés de trois colonnes, sont debout : sainte Marie-Madeleine, de profil tournée vers la droite, enveloppée dans un manteau grenat, portant un vase de parfums ; saint Nicolas de Bari, vu de face, vêtu d'une riche dalmatique, coitfé d'une mitre, s'appuyant de la main gauche sur une crosse et portant dans la main droite trois bourses ; saint Jean-Baptiste, vu de face, drapé dans un manteau rose, la tête inclinée sur l'épaule gauche, portant dans sa main gauche une croix ; saint Georges, vu de face, le visage de trois quarts tourné vers la gauche, un manteau brun et or agrafé sur une cuirasse, s'appuyant d'une main sur un boucher et de l'autre sur la hampe d'un drapeau. A la partie supérieure, dans les tympans, des Saints dans des médaillons, autour desquels des anges déploient des banderoles.
H., 2 mèt. ; L., 2.42. B. — Ces quatre figures entouraient une Vierge qui fut détruite. — On voyait autrefois dans la famille Puccini de Pistoja une partie de cette predella portant une inscription avec la date de l'œuvre: MCCCCXXV Mense Mai.
SALLE XVIII
DITE
PREMIÈRE SALLE VÉNITIENNE
* 571. — Giorgione (?) —Portraits du condottiere Gattamelata et de son écuyer (?)
Tourné de profil à droite, le visage vu de face, encadré par une longue chevelure, il est revêtu de son armure et s'appuie sur son épée ;
PREMIÈRE SALLE VÉNITIENNE
au premier plan, sur une balustrade, sa masse d'armes, son casque el ses éperons ; au second plan, à gauche, son écuyer, de profil tourné vers la droite, en pourpoint rouge et hausse-col, coiffé d'un turban, présentant à son maître une lance.
H., 0,88 ; L., 0,73. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Acquis en 1821 par voie d'échange avec la Galerie de Vienne. « Ce tableau, à n'en point douter, est l'œuvre de Torbido, dont on retrouve ici le faire vigoureux et un peu maniéré. » (Cu. et Cav., NI, I, 511.) Il va sans dire que si ce portrait est celui de Gattalemata, il n'a point été fait d'après nature, Gattalemata étant mort en 1443 et Giorgione né en
* 572. — Paolo Veronese. — Sainte Catherine.
Enchaînée près d'une roue.
H., 0,77; L., 0,61. T. — Fig. gr. nat. — Prpvient du Poggio impériale.
* 574. — Polidoro Veneziano. — Sainte Famille:
Sous un arbre, à gauche, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, voile blanc, de trois quarts tournée vers la droite, tient sur ses genoux l'Enfant Jésus auquel saint François, agenouillé à droite, présente une croix. Fond de paysage.
H., 0,75; L., 1,11. T. — Fig. pet. nat. Attribué par quelques critiques à Bernardino Licinio, frère du Pordenone.
* 575. — Lotto. — Sainte Famille.
A droite, sur un lit recouvert d'une draperie verte, est couchée sainte Anne, les mains croisées sur la poitrine en robe rouge et manteau vert; elle regarde tendrement la Vierge assise entre ses jambes, vêtue d'une robe bleue, portant dans ses bras l'Eafant Jésus. Les trois personnages sont tournés de trois quarts vers la gauche, où saint Joseph est agenouillé, vêtu d'une tunique rouge. Saint Jérôme, debout, drapé dans un manteau vert, se frappe la poitrine. Signé, à droite : Lorenzo Lotto, 1534.
H., 0,65; L., 0,83. T. — Fig. à mi-corps, pet. nat. Gravé par Stanghi (Uf.). Transporté, en 1798, du Garde-meuble royaL
* 576. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait du sculpteur
Jacopo Sansovino (1479-1570).
Debout, vu de face. Tunique et manteau sombres. La main gauche reposant sur la hanche; la droite appuyée sur un buste de femme, placé à gauche sur une table. Au fond, à la muraille, des plâtres.
H., 1,18; L., 0,98. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par P. Lorenzi (Uf.). « Bien que ce portrait soit fort gâté par les repeints, il nous semble aifficile que les traits de cet homme encore jeune aient pu se changer en ceux que nous voyons dans un autre portrait du même sculpteur dans sa vieillesse peint par Tinturel, et qui se trouve dans le même Galerie des Uffizi sous le n» 638, où il tient un compas à la main et où l'on lit sur le fond : Jacopo Talti Sansovino. » (Cr. et Cav., II, 382.)
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* 577. — Paris Bordone. — Portrait d'inconnu,
* 578. — Paris Bordone. — Portrait d'enfant.
* 579. — Paolo Veronese. — Annonciation.
* 583 bis, — Carpaccio. — Sujet biblique.
Dans un paysage, un page, assis sur une balustrade, en pourpoint et chausses vertes, lève la tête et regarde à droite un grand-prêtre couvert de riches vêtements de damas, un turban blanc sur la tête, qu'accompagnent des hommes d'armes et un porte-étendard. Fond de paysage.
H., 0,65; L., 0,41. B. — Fig., 0,44. — Acheté 11,500 francs à Mme isabella Bianciardi PiDi.
* 584. — Cima da Conegliano (?) — La Vierge et l'Enfant Jésus.
Au milieu, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu à doublure verte, vue de face, soutient l'Enfant Jésus, debout sur un gradin, de trois quarts tourné à gauche vers saint Pierre, qui se tient au second plan en tunique rouge et manteau jaune, les clefs dans la main gauche. A droite, une reUgieuse, la tête enveloppée d'une coiffe brune, de trois quarts tournée vers la gauche, présente un enfant emmailloté; derrière la Vierge,, une draperie verte tendue. Fond de paysage.
H., 0,52; L., 071. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Gravé par Puliti ^Uf.). — Provient du Garde-meuble royal. — « Ce tableau devrait être attribué non à Cima luimême, mais à quelque maître de l'école du Frioul, Giovanni Martini d'Udine, pair exemple. » (Cr. et Cav. NI., I, 246, n.)
* 584 bis. — Cima da Coneglione. — La Vierge et VEnfant
Jésus.
Apporté de l'Académie en 1883.