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PREMIÈRE PARTIE GALERIES ROYALES

UFFIZL PITTl. GALLERIA ANTIGA ET MODERNA

Plan de la Galerie degli Ufïizi.

Vestibule.

Premier corridor.

Deuxième corridor.

Troisième corridor.

Salles des dessins.

Galerie Ferroni.

Salle de la Niobé.

Salle du Barocchio.

Salle de sculpture, ire Salle des Portraits.

20 Salle des Portraits.

Corridor du Palais Pitti. Corridor.

Salle Lorenzo Monaco.

pe Salle Vénitieime.

2e Salle Vénitienne.

Salle de l'École française.

ire Salle des Écoles flamande et allemande.

2« Salle des Écoles flamande et allemande.

Salle de l'École hollandaise.

Salle de l'École italienne.

La Tribune.

ire Salle de l'École toscane.

2e Salle de l'École toscane.

3« Salle de l'École toscane.

GALLERIA DEGLI UFFIZl'

(GALERIE DES OFFICES

Ce palais, destiné par Gosme à l'installation des diverses administrations de son gouvernement, fut construit par Vasari. On y travailla de 1560 à 1574. <( Vous saurez donc, écrivait le président de Brosses, que ce qu'on appelle le cabinet du grand-duc sont les deux côtés parallèles d'une assez longue rue qui se rejoignent à l'un des bouts par un corps de logis percé dans le bas de trois arcades, le tout d'ordre dorique uniforme, si bien exécuté par le Vasari, que Michel-Ange n'a jamais rien fait de mieux à mes yeux. » (Lettre XXIV.) Dans le principe, l'édihce était couronné par une terrasse que le grand-duc François (1574-1587) fit transformer en un corridor accédant à plusieurs cabinets, dans lesquels furent portés les objets précieux jusqu'alors renfermés au Palais Vieux et à la Garde-robe grand-ducale.

Buontalenti fut chargé de cette transformation ainsi que de l'aménagement de la Tribune, qui fut terminée en 1610, et décorée, ainsi que les salles avoisinantes, par Poccetti ou ses élèves.

Le fonds des collections qui y sont aujourd'hui exposées provient en grande partie de la fameuse villa Médicis que le grand-duc Ferdinand (1587-1609) avait bâtie à Rome. Les acquisitions faites par ses successeurs ou par leurs parents, notamment par le cardinal Léopold et l'héritage des ducs de la Rovère ne tardèrent pas à l'augmenter. L'attribution définitive à l'État de cette Galerie et son maintien à Florence furent formellement stipulés dans la convention de 1737, passée entre la dernière des Médicis, la princesse palatine Anne-Marie, veuve de TÉ lecteur et sœur du grand-duc Gaston, décédé sans héritiers, et François de Lorraine qui lui succéda. Cette princesse, avant de mourir, fit encore don à la Galerie de tous les tableaux flamands et allemands qu'elle s'était plu à acquérir pendant ses voyages. Le grand-duc Léopold (1765-1790) réunit enfin aux Uffizi toutes les œuvres que possédaient les Médicis, éparses dans leurs diverses propriétés de Rome et de Florence, et compléta la collection des portraits des peintres que le cardinal Léopold avait commencée. La Galerie, depuis, n'a cessé de s'accroître, soit par suite de la

1. Catalogo délia B. Galleria deyli Uffizi in Fîrenze, par Cesare Pugoni, 1891. — Molini, Reale Galleria di Firenze, 1816. 16 vol. in-fol. Planches. — Batelli et Paris, Galleria di Firenze^ 1839. In-fol. Planches.

4 GALERIE DES OFFICES

suppression d'un grand nombre d'églises et de couvents, dont les tableaux lui ont été attribués, soit par voie d'acquisitions.

Bien que les écoles étrangères, notamment les peintres flamands et allemands, y soient représentés par quelques morceaux de choix, ce sont naturellement les écoles d'Italie qui tiennent la première place dans la Galerie des Uffizi, et, parmi les écoles d'Italie, celle de Florence. Un grand nombre des maîtres puissants ou exquis du xv^ siècle, auxquels on rend aujourd'hui une justice tardive, y sont représentés par des tableaux qui expliquent et complètent leur œuvre monumentale. C'est aux Uffizi et à l'Académie qu'on peut vraiment suivre le mieux cette admirable évolution du génie poétique et pittoresque de l'Italie qui va de Giotto à Michel-Ange, en passant par Fra Angelico, Fra Filippo Lippi, Botticelli, Ghirlandajo, Fra Bartolommeo, Andréa del Sarto et tant d'autres artistes incomparables. <( Il y a dans tous les maîtres de ce temps un mérite semblable; chacun se fait sa route et marche dans sa voie par son propre essor. Plus tard, les peintres feront mieux, mais ils seront moins originaux; ils iront plus loin, mais sous la main des grands maîtres. Dorénavant, les talents seront étouffés par les génies, et les artistes seront moindres quand Fart sera plus grand. » (Taine, Voyage en Italie.)

PREMIER CORRIDOR

Les arabesques du plafond qu'on attribue par erreur à Poccetti ont été peints par Alexandro Alloriy Butteri, Bizelli et Pieroni. « Ce sont peut-être les plus importantes de ces œuvres tardives, mais riches en motifs excellents. » (B., p. 196,)

* 8. Giotto diBondone ou Taddeo Gaddi(?) — Jésus au jardin des Oliviers.

Sur un monticule, le Christ, en tunique rouge et manteau bleu, est agenouillé, de profil tourné vers la droite, où un ange lui apparaît portant un calice. Au premier plan, trois apôtres endormis; à gauche, le donateur agenouillé, un bonnet à ses pieds.

Sur la prédella: la Trahison de Judas, — la Mise en croix.

H., 2.20 ; L., 1,10. B. — Fig. pet. nat; — Gravé par Caméra, Migliavacca et Lapi (Uf.). — Provient du couvent degli Angioli, à Florence.

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