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Moretto da Brescia. — Mort d'Adonis

Apporté du Garde-meuble en 1789 ; attribué à Sébastien del Piorabo. (B., 740.)

* 595. — Bassano (Jacopo). — Le Bassan (Jacques). — La Famille

du peintre.

Dans une vaste salle, autour d'une table, sont réunies diverses personnes; au milieu, le peintre, drapé dans un manteau rouge, de profil tourné vers la droite, et ses deux fils François et Léandre regardant une partition; à gauche, une femme debout, de trois quarts tournée vers la droite, vêtue de riches atours, joue du clavecin ; au premier plan, une vieille femme, assise, tient un livre de musique ; au miheu, un jeune enfant apporte des fruits sur un plat; à droite, un autre enfant bat la mesure et chante, tandis qu'une femme prête l'oreille et joue de la guitare ; au second plan, un homme et une femme écoutent attentivement le concert; au fond, un rideau rouge relevé et un coin de ciel bleu.

H., 1,14 ; L., 1,78. T. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Gravé par Dupriel (W.).

* 596. — Paolo Veronese. — Esther devant Assuérus,

A gauche, Assuérus, assis sur un trône, de profil tourné vers la droite, touche de son sceptre Esther, qui tombe à genoux, soutenue par deux de ses compagnes et suivie par plusieurs autres ; au premier plan, trois courtisans; à droite, un fou jouant avec un chien, et un soldat appuyé sur une hache; au fond, un escalier, sur la balustrade duquel sont penchés des assistants.

H., 2,08 ; L., 2,85. T. — Fig. pet. nat. — Transporté du Garde-meuble royal en 1793.

* 599. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait de la duchesse

dVrbin, femme de François délia Rovere,

Assise dans une chambre, de trois quarts tournée vers la gauche. Robe noire à nœuds jaunes, chemisette blanche plissée, broche à pendeloque retenue par une chaîne d'or, large collier, ceinture à nœuds,

bonnet noir et or. Sa main gauche est appuyée sur le bras du fauteuil ; le bras droit pend le long du corps ; à gauche, sur une grande table, une horloge et un petit chien endormi. Par une ouverture, on aperçoit au loin la campagne.

H., 1,11; L., 1,02. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Ce portrait, peint en 1537, et celui du duc (V. no 605), proviennent de la galerie des ducs d'Urbin. Ils excitèrent un grand enthousiasme, et l'Arétin leur consacra deux sonnets qu'il envoya avec une lettre à la célèbre Veronica Gambara. (Aretino, Leitere, 179, 180.) «Titien se plut, par un contraste piquant, avec son respect naïf et fin de la réalité, à accentuer par la douceur de sa brosse le charme de cette figure mondaine un peu amollie par les fards, aux traits vifs et délicats, aux carnations blanches et tendres, comme il avait accentué par la rudesse du faire la physionomie dure et basanée de son mari, le soldat peu scrupuleux accoutumé à toutes les intempéries des saisons et à toutes les violences de la vie. » (G. Lafenestre, Titien, 166.)

* 601. — Il Tintoretto. — Le Tintoret. — Portrait de l'amiral

Venerio.

Debout, de trois quarts tourné vers la gauche, drapé dans un ample manteau rouge, la main droite appuyée sur un casque placé à gauche sur une table. Par une ouverture, on voit au loin la mer.

H., 1,27; L., 0,99. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat.

* 602 bis. — Tiepolo (attribué à). — Sacrifice d'Iphigénie.

Acquis en 1860.

* 605. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait de François-

Marie délia Rovere, duc d'Urbin.

Debout, de trois quarts tourné vers la droite, couvert de son armure, la main gauche posée sur la garde de son épée, le bâton de commandement dans la main droite, appuyée sur la hanche. Au fond, sur un meuble recouvert d'une draperie rouge, un casque à plumes et deux bâtons de commandement. Signé, à gauche : Titianus F.

H., 1,13; L., 1. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat, — Gravé par Andrews (Uf.). Voir ci-dessus, n» 599.

* 607. — Paris Bordone. — Portrait d'homme.

Vu de face, le visage tourné vers la droite; barbe naissante, cheveux châtains; toque noire, pourpoint noir à manches roses, haut de chausses rose. Manteau noir jeté sur l'épaule gauche. La main gauche est appuyée sur son épée; la droite, gantée, est posée sur une table à côté d'une couronne et d'une statuette. Au fond, une lance contre la muraille. Par une ouverture, on aperçoit le portail d'une éghse.

H., 1,30; L., 1,05. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Apporté du Garde-meuble royal en 1794.

GALERIE DES OFFICES

G2G. — TiziAxo Vecellio (Titikn).

Portrait de femme dite hi Flora.

PREMIÈRE SALLE VÉNITIENNE

* 608. — Palma le Jeune. — Sainte Marguerite,

Tournée de trois quarts vers la droite, les bras levés au ciel. Robe bleue, manteau rouge. Dans sa main gauche, une palme; à droite, le monstre, la gueule ouverte.

H., 1,13; L., 0,95. T. — Fig. à mi-corps, gp. nat.

Sur un chevalet, au milieu de la salle :

* 626. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait de femme

dite la Flora.

Yue de face, la tête penchée à gauche. Chevelure d'un blond doré, dénouée et tombante. Dans sa main droite, elle tient des fleurs. Chemisette blanche, manteau violet qu'elle retient sur sa poitrine de sa main gauche.

H., 0,79; L., 0,63. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Sandrart et dans A^îiner'cS' Tlieatrum artis Pictoriœ (n28). Ce portrait, qui fut transporté du Garde-meuble royal à la Galerie en 1793, appartint autrefois à Don Alonzo Lopez. Il était alors attribué à Palma Vecchio. « Comme pour la Maîtresse du Titien au Louvre, il est permis de se demander ici, jusqu'où va le portrait et où commence l'imagination artistique proprement dite; est-ce une beauté particulière et vivante? Est-ce, au contraire, un idéal de la beauté traduit en portrait? » (B. 734.) Ici apparaît la transition entre la manière fine et délicate, mais encore timide, qui confine à Palma, et la manière large et libre, d'une hardiesse croissante, qui devint dès lors la caractéristique du maître.

* 627. — Sebastiano del Piombo. — Portrait d iin guerrier.

Vu de face. Pourpoint gris à manches rouges, cuirasse sur la poitrine, toque grenat inclinée sur l'oreille droite. La main droite tient le manche d'un poignard passé à la ceinture. Fond de paysage.

H., 0,84; L., 0,68. — Fig. en buste, gr. nat.

*631. — Basaiti (Marco)? — Une allégorie religieuse.

Sur une terrasse, à gauche, devant la Vierge, assise sur un trône, en manteau bleu et voile blanc, s'incline une Sainte, en robe rouge et manteau bleu, une couronne sur la tête ; au premier plan, une femme, debout, les mains jointes, en jupe blanche et manteau noir, tournée de profil vers la droite ; au centre, trois petits enfants jouant ensemble, et un quatrième montant à un arbuste planté dans un vase ; à droite, de profil tournés vers la gauche, saint Sébastien percé de flèches et un vieillard les mains jointes. Au second plan, à gauche, appuyés contre la balustrade, saint Paul et saint Joseph. A l'horizon, un lac que surplombent des montagnes et un village.

H., 0,72; L., 1,17. B. — Fig., 0,24. — Gravé par Bedetti (Uf.) sous le titre : Une conversation sacrée par Giorgione. — Apporté, en 1793, à la galerie de la villa Poggio, ce tableau était attribué à Giorgione. Cr. et Cav. (NI., Il, 124) et B. (p. 68) le regardent comme « l'œuvre la plus exquise de Basaiti »; mais dans ses annotations au Cicérone, « M. BoDE (B. 828) l'attribue à Giovanni Bellini, au temps où il peignait la Madone des « Frari, vers 1488. » A comparer avec certains petits tableaux de ce peintre à l'Académie de Venise.

* 648. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Caterina Cornaro, reine de Chypre.

De trois quarts tournée vers la gauche ; robe rose et manteau vert ornés de pierreries; sur la tête, une couronne en pierres précieuses et une coiffure blanche ; à droite, une roue.

H., 1 mèt.; L., 0,74. T. — Fig., à mi-corps, gr. nat. — C'est en 1542 que Titien fit pour la famille Cornaro, sous la figure de sainte Catherine, le portrait de Caterina Cornaro, reine de Chypre, détrônée, morte à Venise quelques années auparavant. Cette peinture eut un grand succès et on en fit d'innombrables copies. Cr. et Cav. {Tiziano, I, 477) considèrent le tableau des Uffizi comme le meilleur exemplaire qu'on en possède, sans y reconnaître pourtant l'original : « Il est vrai que la peinture a beaucoup souffert non seulement par les nettoyages, mais aussi par les retouches, surtout dans les vêtements. Néanmoins, il nous paraît douteux qu'une peinture du Titien puisse en être réduite à sembler une copie d'après Titien faite par Marco Vecellio, et c'est là son aspect. » Parmi les répétitions les plus connues, avec quelques variantes, on peut citer celle de la collection Holford et celle de la collection du duc de Wellington, à Londres.

1111. — Mantegna. — Triptyque.

Au milieu : V Adoration des Mages.

A droite, devant la grotte de Bethléem, entourée de chérubins, la Vierge, assise sur un rocher, drapée dans un manteau bleu, tient dans ses bras l'Enfant Jésus; ils regardent tous deux, à gauche, les trois Mages qui s'inclinent avec humilité, et présentent des vases de parfums; au loin, sur le flanc d'une montagne, se déroule une caravane ; à droite, saint Joseph drapé dans un manteau jaune, appuyé sur un bâton, regarde le groupe divin. Quatre anges sont agenouillés dans un nuage ; entre eux, brille l'étoile du berger.

H., 0,86 ; L., 0,77. B. — Fig., 0,28.

A droite : la Circoncision.

La Vierge, en robe rouge, manteau vert et voile blanc, tournée de profil vers la gauche, remet l'Enfant Jésus au grand-prêtre en vêtement blanc et manteau bleu, accompagné d'un enfant qui lui présente sur un plat des ciseaux et des linges; derrière la Vierge, deux saintes femmes, l'une jeune, l'autre vieille, et un enfant ; à gauche, saint Joseph portant des colombes dans un panier ; au fond, sur la muraille, le sacrifice d'Abraham, €t Moïse présentant les tables de la loi.

H., 0,86; L., 0,43. B. — Fig., 0,31. — Gravé par Bettazzi (Uf.). — Mantegna lui-même a gravé la Vierge et le saint Joseph. Cette estampe, Aon terminée, est des plus rares.

A gauche : la Résurrection.

Le Christ s'enlève dans les airs, appuyé sur la hampe d'une bannière et entouré de chérubins ; il inchne la tête à gauche vers la terre, où sont réunis autour du sépulcre ouvert la Vierge et les Apôtres.

H., 0.86; L., 0,44. B. — Fig., 0,30. — D'après M. Tommaso Puccini, ancien directeur

GALERIE DES OFFICES

1111. — Mantegna.

La Circoncision,

(Motif latéral du tripty(iue.)

DEUXIÈME SALLE VÉNITIENNE

de la Galerie, ce tableau qui, du temps de Vasari, ornait la chapelle du château de Manoue, aurait été acheté à la maison de Gonzague par Antoine de Médicis, prince de Capistrani, et placé en 1632 dans la Galerie. — « 11 présente un curieux mélange du réalisme des peintres du Nord et de la plastique florentine. » (Cr. et Cav,, N. L, I, 385.)

* Il Tintoretto. — Le Tintoret. — Léda,

A gauche, Léda, nue, à demi couchée sur un lit, de trois quarts tournée vers la gauche, des perles autour du cou et dans sa chevelure blonde, caresse le cygne qui s'avance vers elle. A gauche, une servante près d'une cage dans laquelle est un canard; au premier plan, un petit chien. Au fond, draperie rouge relevée, une fenêtre à gauche.

H., 1,63; L., 2,18. T. — Fig. gr. nat.— Don de M. Arthur de Noe V^alker.

SALLE XIX

DEUXIÈME SALLE VÉNITIENNE

* 583. — Bellini (Giovanni). — Le Christ mort.

Au milieu, le Christ mort, vu de face, est assis, soutenu par saint Jean à droite et la Vierge à gauche. Autour de ce groupe, quatre apôtres et la Madeleine.

H., 0,74; L.. 1,18. T. — Fig. à mi-corps, pet. uat. — Gravé par Rosini (W.) et Clerici (Uf.). — Peint en grisaille, ce tableau, attribué par certains critiques à Girolamo Mocetto, élève de Bellini, provient de la collection Aldobrandini, à Rome. Il fut donné en 1798 au grand-duc de Toscane par Aloïse Mocenigo de Venise. « Cette Lamentation sur le corps du Christ, avec ses dessous particuliers, est trop médiocre pour être attribuée à Bellini. » (B. 828, note de M. Bode.)

* 589. — Paolo Veronese. — Martyre de sainte Justine,

Au milieu, la Sainte agenouillée, en robe blanche et manteau rose, est poignardée par un nègre qui se tourne à droite vers deux seigneurs, l'un, jeune, en pourpoint et manteau rouges, et l'autre, âgé, drapé dans un manteau jaune à col marron; à droite, deux assistants en costumes orientaux, appuyés sur des bâtons. Aux pieds de la Sainte, une couronne ; à droite, portique d'un temple à colonnes ioniques. Fond de paysage.

H., 0,99; L., 1,01. T. — Fig. 0,72. — Gravé par Fosella (Uf.). Cette composition, qui

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est peut-être une étude pour le grand tableau de l'église de Sainte-Justine, à Padoue, fut apportée du Garde-meuble en l'794.

* 609. — Tiziano Vecellio (?) — Titien. — Bataille de Cadore.

Esquisse d'après la fresque peinte dans le palais ducal de Venise et détruite en 4577 par un incendie.

* 613. — Paris Bordone. — Portrait d'inconnu.

De trois quarts tourné vers la gauche, le visage vu de face ; tête nue, chevelure, barbe et moustaches rousses. Vêtement noir, col blanc.

H., 0,72; L., 0,57. T. — Fig. en buste, gr. nat.

* 614. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Giovanni délie Bande

Nere.

Tourné de profil vers la gauche, couvert de son armure, la main gauche appuyée sur un casque.

H., 0,96; L., 0,57. — Fig. à mi-corps, gr. nat.

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