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Fra Eartolommeo

Jésus ressuscite au milieu des quatre évangélistes.

Salle de saïurne.

* 159. — Fra Bartolommeo. — Jésus ressuscite au milieu des

Évangélistes.

Devant une niche^ debout sur un piédestal, le Christ, une draperie blanche autour du corps, bénit de sa main droite et porte dans la gauche une croix. A droite, saint Marc et saint Luc ; à gauche, saint Mathieu et saint Jean. Au premier plan, deux anges assis tiennent un médaillon où est peint un paysage, surmonté d'un cartouche, avec l'inscription Salvator MVD, sur lequel est posé un calice.

Signé : Bartolomeus C. C. PINXIT. 1516.

H., 2,83; L., 2,01. T. — Fig. plus gr. que iiat. — Gravé par Gatti (G. P.), Calindi (M. F.) sous le titre du Sauveur du monde. — Ce tableau fut exécuté pour un riche marchand florentin, Salvator Billi, et placé dans la chapelle qu'il possédait dans l'église des Servîtes. En 1618, le cardinal Charles de Médicis l'acheta 100 ducats d'or aux religieux ; le remplaça par une copie faite par Jacopo da Empoli et fit transporter l'original à son casino de Saint-Marc ; après sa mort, il fut acquis par la galerie Pitti. — Paris (1799- 1815 011 il fut mis sur toile). — Le Christ et les Évangélistes étaient alors la partie centrale d'une grande composition; à droite et à gauche étaient les deux prophètes Isaïe et Job qui se trouvent aujourd'hui au musée des Uf6zi. {N^^ 1126 et 1130.) Dans la galerie des dessins se trouve une étude pour le Christ. (N^ 116.) — « C'est l'œuvre la plus accomplie du maître; le geste de bénédiction n'a jamais été peut-être rendu avec plus de majesté sacrée et les saints sont des figures sublimes. » (B., 461.) — « Dans le tableau qu'accompagnaient Isa'ie et Job, les mêmes tendances se font jour (l'imitation de Michel-Ange), mais les qualités y prévalent; la dignité un peu tendue des personnages est pour ainsi dire exempte d'ostentation ; la simplicité de la composition a une harmonie dont le charme est incontestable. » (Gust. Gruyek, Fra Bartolommeo, 80.)

* 160. — Van Dyck. — Tête de Vierge.

* 161. — Giorgione (?) — Moïse sauvé des eaux.

Au milieu, une femme agenouillée présente le berceau de Moïse à la fille de Pharaon qu'entourent divers assistants ; à gauche, une femme dépose le berceau dans le fleuve, une lavandière bat son linge et deux femmes causent avec un homme; à droite, deux personnes debout et des musiciens assis sur un banc ; devant eux, près d'un bassin contenant des bouteilles, un jeune page tenant un verre. Fond de paysage.

H., 0,31; L., 1,11. B. — Forme cintrée. — Gravé par Bonatti (G. P.). — Attribué par Burckhardt (757) à Bonifazio Veronese l'aîné.

* 162. — BeLToccio.— -Portrait de François-Marie de LaRovère,

duc d'Vrbin,

H.,0,39; L., 0,26. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par Viviani (G. P).

* 163. — Andréa del Sarto. — L Annonciation.

A droite^ la Vierge^ en robe rouge, manteau bleu, écharpe grise, assise

GALERIE PITTI

sur un gradin, de profil tournée vers la gauche, se soulève, en entendant la voix de l'ange Gabriel qui, à gauche, de profil tourné vers la droite, s'agenouille devant elle, vêtu d'une tunique rouge, un Hs dans la main gauche. Au second plan, un livre et un vase de fleurs. A droite et à gauche sont relevées des draperies ajoutées, pour rendre le tableau rectangulaire.

H., 0,95; L., 1,87. B. — Flg. pet. nat. — Gravé par Caporali (G. P.) et PiccManti. — « Cette Annonciation, peinte pour Julien délia Scala, devait servir de complément à un tableau qui se trouvait dans une des chapelles du chœur de la grande tribune de l'église des Servîtes, à Florence. » (Vas., V, 47.) 11 en existe une copie ancienne au musée du Louvre, n® 1517.

* 164. — Pietro Perugino. — Le Pérugin. — Déposition de

croix.

Au miheu, le Christ, assis sur une pierre, de profil tourné vers la droite, est soutenu à gauche par saint Joseph d'Arimathie, un genou en terre, vu de face, en tunique bleue à manches rouges, ayant à ses côtés, debout, saint Jean couvert d'un manteau vert et une sainte femme les mains jointes. A droite, Nicodème, en manteau jaune et tunique verte, coiffé d'un turban, de profil tourné vers la gauche, porte les pans du linceul, et à ses côtés trois personnages sont debout, l'un montrant aux deux autres les instruments du supphce ; au second plan, la Vierge, en robe rouge, manteau bleu et voile blanc, porte le bras du Sauveur dont Marie-Madeleine soutient la tête ; à leur côté, deux saintes femmes. Fond de paysage avec une ville sur le bord d'un lac. — Signé sur la pierre : Petrus Perusinus; Pinxit A. D. MCCCGLXXXXV.

H., 2,16; L.,1,94. B. — Fig. gr. nat. — « Peint pour les dames de Santa Chiara, auxquelles François del Pugliese tenta de l'acheter en leur offrant trois fois le prix qu'il avait été payé, et en leur promettant de leur en faire faire un semblable par l'artiste ; mais elles n'y voulurent pas consentir parce que Pérugin disait qu'il ne croyait pas pouvoir l'égaler. » (Vas., VI, 33.) « Ce tableau marque l'apogée de la gloire du maître. Il faut y admirer surtout le brillant des tons et les lointains; maintenant encore, bien que le temps, et les restaurations en aient diminué l'éclat, le paysage reste comme un des plus parfaits de Pérugin. » (Cr. et Cav., III, 196.) — Paris (1799-1815). — Aux Uffizi (N» 255), trois études rehaussées de blanc.

* 165. — Raffaello Sanzio. — Raphaël. — La Vierge au bal-

daquin.

Dans une chapelle circulaire, au milieu, sur un trône élevé, est assise la Vierge de face, en robe rouge et manteau bleu, portant sur ses genoux l'Enfant Jésus qui se tourne à gauche vers saint Pierre, en tunique verte et manteau jaune, les clefs à la main, et saint Bruno, en robe de bure, tenant un Hvre ouvert, tous deux semblant se parler; à droite, saint Jacques, en robe et manteau noirs, appuyé sur un bourdon, et saint Au-

SALLE DE SATURNE

gustin, en manteau et capuchon rouges, coiffé d'une mitre. Au pied du trône, deux anges déroulent une banderole, et dans les airs deux autres soulèvent les draperies d'un baldaquin.

H , 2,76; L., 2,19. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Nicollet (W.) et Viviani (G. P.). — « Toujours à l'état d'ébauche, mais très retouché... Raphaël s'y montre grand imitateur de Fra Bartolommeo. Lorsque Raphaël eut achevé son Chinst au tombeau et fut de retour à Florence (1508), les Dei, citoyens de cette ville, lui commandèrent un tableau pour orner leur chapelle de San Spirito, œuvre qui ne fut point achevée, Raphaël ayant été appelé à Rome par Bramante. Ce tableau fut placé dans l'état où l'avait laissé l'artiste, par les soins de Mgr Balthasar Turini de Pescia, dans la paroisse de son pays natal, après la mort de Raphaël. » (Vas., IV, 328, n.) — Acheté plus tard, malgré les protestations des habitants de Pescia, par le prince Ferdinand de Médicis à la famille Bonvicini, ce tableau fut placé dans la Galerie. En 1700, Augustin Cassana l'agrandit dans la partie supérieure, afin qu'il pût faire pendant à un autre tableau. — Le tableau était d'ailleurs resté dans l'atelier de Raphaël jusqu'à sa mort, et, comme le remarque BuRCKHARDT (671), « des deux anges du haut, le plus beau est évidemment emprunté à la fresque de Santa Maria délia Pace, ce qui prouve qu'en tout cas le tableau n'a été complété qu'en 1514, par quelque élève sans doute. » Paris (1799-1815).

* 167. — Giulio Romano. — Jules Romain. — La Danse d'Apollon

et des Muses.

H., 0,55; L., 0,78. B. — Fig., 0,15. — Gravé par Guérin (M. F.). — Paris (1799-1815).

* 171. — Raffaello Sanzio (?) — Raphaël. — Portrait de Tom-

maso (dit Fedra) Inghirami.

Assis à une table sur laquelle sont posés des volumes et un encrier, de trois quarts tourné vers la gauche, il lève les yeux au ciel et semble attendre l'inspiration. De sa main droite ornée d'une bague, il tient une plume et s'apprête à écrire sur une feuille de papier blanc. Tunique rouge nouée à la taille par une écharpe blanche, bonnet rouge. Au fond, une draperie verte.

H., 0,98; L., 0,63. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Cesare Ferrari (G. P.). Ce portrait, composé vers 1514, représente un des familiers du pape Léon X, bibliothécaire du Vatican, écrivain distingué. « Alourdi par une obésité précoce, — il avait à peine quarante-six ans, — il n'oi&ait au peintre qu'un assez ingrat modèle ; mais de cette nature appesantie, Raphaël, à force d'art et de pénétration, fit jaillir l'intelligence ; sur ce masque de chair, il fit resplendir la pensée. » (A. Gruyer, Portraits de Raphaël, 11,25.) D'après BuRCKHARDT (p. 678), ce ne serait là qu'une copie habile, à peu près contemporaine de Raphaël, dont l'original se trouverait au palais Inghirami, à Volterra. Paris (1799-1815).

* 172. — Andréa del Sarto. — La Dispute sur la Trinité.

Au ciel, le Créateur drapé dans un manteau rouge, portant le Christ sur la croix, et dans les airs le Saint-Esprit. Sur terre, au premier plan, agenouillé à gauche, saint Sébastien, un manteau vert autour des reins, de profil tourné vers la droite, appuyé sur une flèche, et à droite, Marie- Madeleine, en robe rose, manteau rouge et voile blanc, portant un vase de

parfums, de profil tournée vers la gauche. Au second plan, à droite, tournés vers la gauche, saint Pierre martyr, au crâne ensanglanté, en robe blanche et capuchon noir, un livre dans les mains, et saint François en robe de moine, la main droite stigmatisée ; à gauche, saint Augustin, en manteau brun, appuyé sur sa crosse épiscopale, et saint Laurent, en dalmatique rouge, un gril sur son épaule, tous quatre discutant sur le mystère de la Trinité. Signé : AND. SAR. FIOR. FAG.

H., 2,29; L., 1,89. B. — Fig. plus gr. nat. — Gravé par G. Marri (G. P.)- — Exécuté pour l'église hors la porte San Gallo; transporté en 1529 à San Jacopo tra i Fossi. Au milieu du xviie siècle, remplacé par une copie et placé dans la galerie du palais' Pitti; la partie inférieure avait été détériorée en 1555 par une inondation. «Cette peinture magnifique est celle où l'artiste a le plus atteint l'expression intellectuelle. » (B., 654.) « Certainement, parmi toutes ces peintures à l'huile, c'est celle qui fut regardée comme la meilleure par les artistes, parce qu'on y trouve une grande justesse dans les proportions des figures, une ordonnance excellente, et la précision dans les physionomies, parce que les têtes des jeunes gens y ont de la douceur, celles des vieillards de l'esprit, et celles des adultes un certain mélange tenant des uns et des autres. En somme, ce tableau est de tous points excellent. » (Vas., V. 17.)

* 174. — Raffaello Sanzio. — Raphaël. — Vision d'Ézéchiel.

Le Père Éternel est assis sur l'aigle, de trois quarts tourné vers la gauche, le bas du corps et l'épaule droite enveloppés d'une draperie rouge. Deux petits anges soutiennent ses bras étendus; à sa droite vole l'ange, et sous ses pieds le lion et le bœuf desÉvangélistes; au milieu des nuages, des chérubins; en bas, sur la terre, dans un paysage, Ezéchiel éclairé par un rayon de soleil, un cheval et une femme.

H., 0,40; L., 0,30. B. — Gravé par G. Marri (G. P.), Mogalli, Joseph Longi (M. F.). — Commandé par le comte Vincent Ercolani de Bologne et payé à Raphaël 8 écus d'or ; Vasari prétend qu'il fut peint après la Sainte Cécile^ mais Malvasia a trouvé qu'il date de 1510. {< D'un travail minutieux, d'un coloris très riche, la Vision d' Ezéchiel présente certaines faiblesses de dessin qui ne permettent guère d'en attribuer l'exécution à Raphaël lui-même. En prenant ce sujet, Raphaël le transforma dans le sens et l'esprit de la beauté, autant que le permettait la rigueur même du symbole. ...L'œuvre semble contemporaine des premiers compartiments des Loges, d (B., 675.) — Paris (1799-1815). Il en existe une réplique qui, achetée en 1642 par M. de Chantelou, fit partie de la collection du duc d'Orléans et passa ensuite en Angleterre. La facture semble de Jules Romain.

* 179. — Sebastiano del Piombo. — Martyre de sainte Agathe.

Au milieu, sainte Agathe, les jambes couvertes d'une draperie blanche, se tourne de trois quarts vers la gauche, où est assis le préteur Quintianus, en toge jaune et manteau bleu, qui ordonne à deux bourreaux d'arracher avec des tenailles les seins de la martyre. Au second plan, à gauche, trois soldats; à droite, des hommes allumant un grand feu, et une draperie relevée laissant voir à l'horizon un paysage montagneux avec une ville sur le bord d'une rivière. Signé, à droite, sur une balus-

GALERIE PITTI

GALERIE PITTI

SALLE DE L'ILIADE

trade en pierre, à côté d'un couteau : « Sebaslianus Venetus Facîebat Rome, MDXX. »

H., 1,31; L.. 1,75. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Ferreri (G. P.). — Ce tableau fut fait pour le Cardinal Ragon, diacre de l'église Sainte-Agathe, et non pas d'Aragon, comme l'a écrit Vasari, qui l'admira justement comme « une chose rare et nullement inférieure à beaucoup d'autres excellents tableaux de Raphaël, Titien et autres ». Il passa ensuite dans la collection du duc d'Urbin, et la succession de la grande-duchesse Victoire de La Rovère le fit entrer au Pitti. Les Uffîzi possèdent une belle esquisse de ce tableau. « Cette œuvre allie avec un rare bonheur le dessin énergique et l'exécution virile de Michel-Ange à un coloris sévère, presque florentin. » (B., 179.) Paris (1799-1815).

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