‹ FlorenceChapitre 97 sur 195 · Velasquez. — Portrait d'homme · texte numérisé non relu

Velasquez. — Portrait d'homme

Tourné de trois quarts vers la gauche, cheveux, moustache et royale

GALERIE PITTI

noires. Veste sombre, gilet jaune, grand col blanc. Sur l'épaule gauche, un manteau noir. La main gauche repose sur la garde de son épée; la main droite est appuyée sur sa hanche.

H., 1,14; L., 0,86. T. — Fig. à rai-corps, gr. nat. — Gravé par Délia Bruna (G. P.).

* 200. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait de Philippe II,

roi d'Espagne.

Debout, de trois quarts tourné vers la gauche ; barbe, moustache et cheveux blonds, haut de chausses et justaucorps blanc et or, manteau noir à manches noires et or. A la ceinture, une épée et un poignard sur la garde duquel est posée la main droite ; il tient dans la main gauche ses gants. Au cou, la Toison d'or. Fond architectural.

H., 1,84; L., 0,91. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par Lasinio fils (G. P.). — Donné par l'artiste à Cosme 1er; c'est une copie, avec de légères modifications, du portrait qui est à Madrid.

*201. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait du cardinal

Hippohjte de Médicis, en costume hongrois.

Debout, de trois quarts tourné vers la gauche ; justaucorps en velours grenat, toque rouge ornée d'une boucle et de plumes. Dans la main droite, le bâton de commandement; dans la gauche, un sabre.

H., 1,38; L., 1,06. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Audouin (V^.), Laugier (M. F.) et Sivalli (G. P.). — Ce portrait, peint en 1533, est celui d'un fils naturel de Julien de Médicis, qui, après avoir porté la pourpre, prit plus tard l'habit militaire pour suivre Charles-Quint auprès duquel il avait été envoyé comme légat. « L'empereur, revenant à Bologne avec l'armée hongroise pour entrer en pourparlers avec le pape, voulut -de nouveau faire faire son portrait par Titien, qui exécuta aussi celui d'Hippolyte de Médicis en habit hongrois. » (Vas., VII, 441.) — « Rien ne montre mieux la merveilleuse souplesse du génie de Titien et son habileté à varier l'exécution techtiique suivant son sujet, que ce portrait, où toute la force du modelé est conservée dans un visage dont le principal caractère consiste précisément dans un contraste entre la finesse de la peau, le dessin net et franc des traits et l'extraordinaire pénétration des yeux. » (Cr. et Cav., Tiziano, I, p. 352.; - Paris (1799-1815).

* 202. — Biliverti. — LAnge refusant les présents de Tobie.

Au milieu, le fils de Tobie, en tunique jaune à bordure grenat, agenouillé, de profil tourné vers la gauche, présente à l'ange un collier et des perles. A droite, Tobie en houppelande bleue bordée de fourrure, un sac d'argent à la main, joint ses suppHcations à celles de son fils. A gauche, l'ange debout, de profil tourné vers la droite, les ailes déployées, en tunique violette et manteau gris, refuse les présents. A droite, au fond, trois femmes. Signé sur le sac d'argent : G. B., 1612.

H., 1,75; T., 1,47. T. — Fig. — Gravé par Ferrari (G. P.). — Peint pour le sénateur florentin Jean Cerrctani ; appartint dans la suite au peintre Fidel Acciai, auquel le grand duc Léopold l'acheta 250 sequios.

SALLE DE L'ILIADE

203, — Sustermans. — Portrait d'Éléonore Gonzagiie, femme de V empereur Ferdinand IL

Tournée légèrement de trois quarts vers la gauche. Riche vêtement noir, soutaché de pierres précieuses ; large fraise godronnée, chaîne d'or, une aigrette dans les cheveux.

H., 0,63; L., 0,50. T. — Fig. en buste. — Gravé par Errani {G. P.). — Répétition d'un portrait actuellement à Vienne, que fit le peintre au moment des fiançailles de la princesse.

*204. — Bronzino (Angelo). — Portrait de Bianca Cappello.

H., 0,44; L., 0,36. B. — Fig. en buste. — Gravé par Pelli (W.).

* 206. — Bronzino (Angelo). — Portrait de François F' de

Médicis.

H., 0,55 ; L., 0,39. B. — Fig. à mi-corps.

* 207. — Ghirlandajo (Ridolfo). — Portrait d'un orfèvre.

De trois quarts tourné vers la gauche, les yeux baissés vers un bijou qu'il tient dans la main droite ; chevelure blonde s'échappant d'une barrette noire. Pourpoint noir aux manches brunes. Fond de paysage.

H , 0,44 ; L., 0,33. B. — Fig. à mi-corps, pet. nat. — Gravé par B. Gatti (W.). — Attribué autrefois à Léonard de Vinci, o Œuvre très supérieure, mais malheureusement défigurée par les retouches. La ressemblance frappante de l'Orfèvre avec le chofd'œuvre authentique de Ridolfo Ghirlandajo, le Mariage de sainte Catherine, à San Jacopo di Ripoli. (Voir 249 p.) laisse à peine un doute sur l'attribution. » (B., 646 et 658.)

* 208. — Fra Bartolommeo. — La Vierge sur son trône et

plusieurs Saints.

Sur un trône élevé, la Vierge, drapée dans un manteau bleu, de trois quarts tournée vers la droite, tient l'Enfant Jésus qui passe l'anneau nuptial au doigt de sainte Catherine de Sienne agenouillée, en manteau vert et capuchon blanc. Aux côtés de la Sainte sont debout saint Georges, un manteau rouge jeté sur son armure, appuyé sur la hampe d'un étendard ; saint Pierre martyr, une pierre sur le crâne ; saint Paul et saint Pierre ; à droite, saint Barthélémy, en manteau gris et tunique rouge, portant un livre et un couteau ; sainte Catherine d'Alexandrie agenouillée, en robe verte et manteau rouge, trois moines et deux assistants. Sur les marches du trône, deux anges jouant de la musique ; à la partie supérieure, quatre anges soutiennent un baldaquin. On lit sur le piédestal du trône : Orale pro Piclore,

H., 3,50; L.,2,67. B. — Fig. gr. nat. — Gravé par Martelli Faentino (G. P.). — Ce tableau, auquel travailla vraisemblablement Mariotto Albertinelli, fut peint pour l'église Saint-Marc, peu de temps après celui représentant la Vierye avec les saints Pierre, Bar-

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thélemy, Vincent, François^ Dominique, qui fut plus tard donné au roi de France et se trouve aujourd'hui au musée du Louvre. (N» 1154.) Transporté en 1690 dans l'appartement de Ferdinand de Médicis, fils de Cosme III. Il était alors estimé 400 ducats. Vasari en fait une description minutieuse et un grand éloge : « Il réussit fort bien à imiter dans cette peinture les œuvres de Léonard, surtout dans les ombres où il employa du noir à imprimer et du noir d'ivoire brûlé. A cause de ces noirs, ce tableau est beaucoup plus obscurci que lorsqu'il le lit, car ils sont devenus de plus en plus foncés et sombres. » (Vas., IV, 189.) La collection des dessins aux Uffizi possède plusieurs études pour ce tableau. (N<> 114.)

* 209. — Sustermans. — Portrait de V empereur Ferdinand II .

De trois quarts tourné vers la droite, moustache, barbe et chevelure blondes. Pourpoint noir et or brodé; large fraise godronnée; au cou, la Toison d'or.

H., 0,63; L., 0,50. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par V. Benucci (G. P.).

* 212. — Bronzino (ângelo). — Portrait du grand-duc Cosme

de Médicis,

De trois quarts tourné vers la droite, le visage tourné vers la gauche; chevelure, barbe et moustache brunes. Habit brun brodé, col de fourrure.

H., 0,57; L., 0,44. B. — Fig. en buste, gr. nat. — Gravé par Paradisi (G. P.). « Il fit le portrait du duc, lorsque Son Excellence avait quarante ans, ainsi que M™e la duchesse ; l'un et l'autre ressemblants autant que possible. » (Vas., VII, 601.)

* 215. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Portrait d'un inconnu,

peut-être don Diego de Mendoza, ambassadeur de Charles- Quint à Venise.

De trois quarts tourné vers la gauche, barbe et moustache brunes; justaucorps noir garni de fourrure, haut-de-chausses noir. Fond architectural.

H-, 1,76; L., 1,12. T. — Fig. gr. nat.

* 216. — Paolo Veronese. — Portrait de Daniel Barbaro.

Assis de face; chevelure et barbe grises; vêtement et manteau noirs bordés d'hermine ; dans la main gauche, un mouchoir.

H., 1,37 ; L., 1,09. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat.

* 218. — Salvatore Rosa. — Un guerrier.

Vu de face, revêtu de son armure.

H., 1,35; L., 0,99. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat.

* 219. — VieVro TeruQino, — Le ?É]M]Gm. — Adoration de r En-

fant Jésus,

La Vierge, en robe rouge et manteau bleu, les mains jointes, de trois

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quarts tournée vers la gauche, est agenouillée devant l'Enfant Jésus assis sur un sac et qu'un ange soutient à gauche; à droite, au second plan, le petit saint Jean portant une croix, un genou en terre, contemplant le groupe divin. Fond de paysage.

H., 0,86; L., 0,86. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par Bertoli (G. P.). — Il existe dans la collection de la grande-duchesse de Leuchtenberg, à Saint-Pétersbourg, une réplique de ce tableau.

220. — Carracci (Annibale). — Annibal Carrache. — Jésus dans les nuages et plusieurs Saints.

Dans une gloire, le Christ est vu de face, les bras étendus; à gauche, saint Pierre et un chérubin ; à droite, un chérubin, un aigle et saint Jean rÉvangéhste. Sur la terre sont agenouillés, à gauche, la Madeleine en pleurs, drapée dans un manteau gris, et saint Ermenégild, en tunique bleue et manteau jaune, une palme à la main; à droite, saint Edouard, roi d'Angleterre, en tunique jaune et manteau bleu, appuyé sur le cardinal Farnèse en rochet blanc et camaii rouge, qui joint les mains, tous deux de profil et tournés vers la gauche. Fond de paysage : la coupole de Saint-Pierre à l'horizon.

H., 1,94; L., 1,43. T. — Fig. gr. nat. — Gravé par G. Marcucci (G. P.).

* 221. — Tiziano Vecellio (École de). — Titien. — Portrait de

Constance Bentivoglio.

Tournée de trois quarts vers la gauche, en robe verte et chemisette jaune, coiffée d'un turban. Dans la main droite, un éventail ; le bras gauche appuyé sur une balustrade où l'on lit la date : MDXX. A la partie supérieure : COSTANZA BENTIVOLIA TORNIELA.

H., 0,76; L., 0,65. B. — Fig. mi-corps, gr. nat. — Gravé par Paradisi (G. P.).

* 223. — Holbein (?) — Portrait d'homme,

Yu de face ; bonnet et pourpoint noirs. Dans la main gauche, des gants; de la droite, il montre des papiers épars au premier plan, sur une table couverte d'un tapis rose.

H., 0,73 ; L., 0,88. B. — Fig. en buste, gr. nat. — Attribué par Burckhakdt à Van Orley, et par M. Venturi à Quentin Metsys. Il existe, en effet, à l'Institut Staëdel, à Francfort, catalogué sous le nom de ce dernier maître, un portrait qui offre avec celui-ci de nombreuses ressemblances.

* 224. — Ghirlandajo (Ridolfo). — Portrait de femme.

De trois quarts tournée vers la gauche; robe rouge à manches noires ornées de crevés blancs, chemisette blanche bordée d'une chaîne d'or,

chevelure retenue par un ruban noir noué sur le front. Daté à gauche : MDVIIII.

H., 0,62; L., 0,48. B. — Fig. en buste, gr. nat. — (( Cet excellent portrait montre chez l'artiste les traditions paternelles se mêlant à influence des portraits florentins de Raphaël. » (B., 658.)

* 225. — Andréa del Sarto. — L Assomption de la Vierge.

Dans une gloire, la Vierge assise sur des nuages, les mains jointes, de trois quarts tournée vers la droite ; robe rouge, manteau bleu dont deux anges soutiennent les pans, voile blanc. A la partie inférieure, les Apôtres, debout autour du sépulcre, lèvent les yeux au ciel ; au premier plan sont agenouillés sainte Marguerite de Cortona, en robe de bure, capuchon blanc, un chapelet dans les mains, et saint Nicolas de Bari, vêtu d'une dalmatique, coiffé d'une mitre, un Hvre et trois bourses à ses pieds.

H., 3,72 ; L., 2,14. B.— Forme cintrée.— Fig. gr. nat. — Gravé parL. Paradisi (G. P.)- — Primitivement dans l'église de Saint-Antoine, à Cortona, puis cédé, en 1639, au grandduc Ferdinand II par le bailli Cosme Passerini, malgré les protestations de la population.

* 228. — Tiziano Vecellio. — Titien. — Buste du Sauveur.

Tourné de profil vers la gauche; tunique rouge, manteau bleu. Fond de paysage.

H., 0,78; L., 0,55. B. — Fig. en buste, gr. nat. — CoUection du ducd'Urbin. — «Cette belle peinture (si l'on en juge parla technique et la couleur) serait des premiers temps du Titien, et l'on dirait, tant à cause de la noblesse des traits que du ton doré et du modelé, que le Sauveur est une création idéale de notre peintre et non un travail d'après nature.» (Cr. et Cav. , II, 416.) — Une faible copie sous le nom de Titien se trouve dans la Christchurch Gallery, à Oxford.

* 229. — Raffaello Sanzio. — Raphaël. — Portrait dit de la

Gravida {la femme enceinte).

Assise, de trois quarts tournée vers la droite, les cheveux roux enfermés dans un bonnet d'étoffe tissée d'or. Robe jaune garnie de bordures noires, manches rouges à larges crevés blancs, tablier blanc. Les mains sont ornées de bagues ; la gauche ramenée à la hauteur de la ceinture ; la droite appuyée sur le bras d'un fauteuil et tenant un gant.

H., 0,66 ; L., 0,52. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Vitta (G. P.). — Ce tableau peint, d'après Passavant, en 1507, et d'après Lermolieff-Morelli, en 1505, montre chez Raphaël un art de plus en plus sûr de lui-même et de ses moyens d'exécution. « 11 offre une étroite parenté avec le portrait de Maddalena Doni, avec plus de simplicité dans la manière et une puissance de coloris qui rappelle le vieux Ghirlandajo. » (B., 671.)

* 230. — Il Parmigiano. — Le Parmesan. — La Vierge avec des

anges, dite la Vierge au long cou [Madonna del loyigo collo). Au milieu, la Vierge, en robe et manteau bleus, debout sur des cous-

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€liché Alinari frères. Typogravure Boussod, Valadon et G ".

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