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Il Poxtormo

For irait cTvii inconnu.

CHAMBRE DE L'ÉDUCATION DE JUPITER

roi, afin qu'il servît de modèle à Tacca pour une statue équestre. C'est une réplique du tableau du musée de Madrid ». (B., 798.)

* 245. — Raffaello Sanzio. — Raphaël. — Portrait de femme,

dite la Velata {la femme voilée).

Tournée de trois quarts vers la gauche, le visage encadré par un voile gris qui lui couvre la nuque et tombe sur les épaules ; chevelure brune séparée en bandeaux; corsage gris clair garni de tresses d'or; chemisette blanche plissée ; la main droite posée sur la poitrine.

H., 0,82 ; L., 0,60. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Aucun tableau n'a été plus discuté que cette belle peinture. Passavant y avait déjà remarqué une ressemblance avec la Madone de S. Sixte (Musée de Dresde). MM. Burkhardt, Bodk, Mûistz, en constatant cette ressemblance, y voyaient aussi celle de la Fornarina, du palais Rospigliosi, à Rome ; mais tous s'accordaient à regarder, d'ailleurs, la peinture du palais Pitti comme une copie d'après Raphaël. MiNGHETXiet Morelli-Lekmolieff n'hésitaient pas, au contraire, à l'attribuer au grand aitiste et à voir le seul portrait original et authentique de sa maîtresse. M. Enrico Ridolfi semble l'avoir décidément identifié avec le tableau de Raphaël conservé du temps de Vasari, dans la famille Botti, en retrouvant, dans les archives du palais Pitti, sur l'inventaire des biens légués au grand-duc Cosme II, par le marquis Botti en 1619, la mention suivante : « Un tableau, en toile, avec une peinture de jeune femme, jusqu'à la ceinture, de la main de Raphaël d'Urbin, avec un ornement en noyer formant corniche, haut d'une brasse et demie, large d'une brasse un quart, avec un rideau de serge rouge garnie d'une frange de soie rouge et cordon de soie semblable ; se trouve au palais Pit i et, pour ce, ne fut estimé, n {Arch. deW Arte, 1891, p. 452.)

* 246. — Garofalo. — Une bohémienne.

Vue de face, coiffée d'un fichu bleu enroulé autour du cou, d'où s'échappent des tresses blondes; chemisette blanche, manteau rouge à doublure verte ; médaillon suspendu à une chaîne d'or.

H., 0,23; L., 0,18. B. — Fig. en buste, pet. nat. — Cr. et Cav. (N.T, II, 446) et B. (629) attribuent cette peinture à Boccaccio Boccaccino.

* 248. — Il Tintoretto. — Le Tintoret. — Déposition de croix.

A gauche, Joseph d'Arimathie soutient la tête du Christ dont le bas du corps repose sur les genoux de la Vierge, qui s'évanouit entre les bras d'une sainte femme ; au second plan, la Madeleine éplorée ; à droite, debout, Nicodème regardant le Sauveur. Fond de paysage.

H., 0,94 ; L., 1,19. T. — Gravé par G. Magonio (G. P.). — « D'un puissant effet. » (B., 760.)

* 249. — Il Pontormo. — Portrait d'un inconnu.

De profil tourné vers la gauche. Vêtement et béret noirs.

H., 0,50; L., 0,38. B. — Fig. en buste, gr. nat.

252. — École d'Holbein (?) — Portrait de Claude de Lorraifie, duc de Guise,

Vu de face, la tête tournée vers la gauche ; chevelure, barbe et mous-

GALERIE PITTI

tache blondes ; toque noire ornée d'une plume blanche et d'une médaille ; chemisette blanche, pourpoint gris, manteau noir dont il retient les pHs avec ses mains qui portent des bagues. Fond vert sur lequel on lit, à gauche : Claude de LOREINE, duc de GUYSE.

H., 0,19; L., 0,17. B. — Fig. en buste, pet. nat. — Gravé par Rosaspina (G. P.). — Cette attribution à l'école d'Holbein est inexacte ; le portrait est certainement l'œuvre d'un maître français de l'école des Clouet.

* 254. — Palma Vecchio. — Sainte Famille.

Sur les marches d'un temple, la Vierge, assise, en robe rouge, manteau bleu et voile blanc, de profil tournée vers la gauche, tient debout sur ses genoux l'Enfant Jésus. Celui-ci bénit le petit saint Jean, une croix à la main, que lui présente sainte ÉUsabeth, agenouillée à gauche, en robe grenat, manteau rouge et fichu blanc; entre les deux enfants, un agneau; à droite, saint Joseph, en tunique verte, endormi. Fond de paysage : à droite, un temple.

H., 0,92; L., 1,30. B. ~ Fig. pet. nat. — Gravé par G. Barni (G. P.).

* 255. — Van der Helst. — Portrait d'homme.

Debout, de trois quarts tourné vers la droite ; chevelure, barbe et moustache blanches ; pourpoint noir bordé de dentelles ; sur l'épaule gauche, un manteau noir ; dans la main gauche, un chapeau noir à larges bords et des gants ; la main droite est appuyée sur une table couverte d'un tapis rouge à fleurs dorées.

H., 1,27; L., 0,90. T. — Fig. à mi-jambes, gr. nat. — Gravé par Gaëtano dall' OUio (G. P.). — M. Venturi catalogue maintenant ce portrait sous le nom d'Abraham de Vriès. Paris (1799-1815).

* 256. — Fra Bartolommeo. — Sainte Famille.

Au milieu, la Vierge, en robe rouge, manteau et voile bleus, agenouillée, de profil tournée vers la gauche, tient dans ses bras l'Enfant Jésus, qui embrasse le petit saint Jean, une peau de bete sur son épaule, une écuelle attachée à sa ceinture; au second plan, sainte Élisabeth, en robe rouge, manteau vert et voile blanc, s'appuie sur l'épaule de la Vierge, et, à droite, saint Joseph, en tunique rose, assis sur un sac, contemple le groupe divin. Au fond, sur une muraille, dans un cartouche : MATER DEL

H., 0,97 ; L., 0,91. B. — Fig. pet. nat. — Gravé par G. Rossi (G. P.). — Fortement restauré, — La collection des dessins aux Uffizi possède une étude pour ce tableau. (N» 124.) — « C'est presque la répétition, en sens inverse, de la Sainte Famille de 1516, que possède la galerie Corsini à Rome. On y voit une figure de plus, celle de sainte Elisabeth... Saint Joseph, assis sur un sac, comme le saint Joseph d'Andréa del Sarto dans le cloître de l'Annunziata, lui fait équilibre à droite. Au lieu d'un paysage, c'est un rideau vert qui sert de fond. » (Gust. Gruyer, Fi'a Bartolommeo, 23.)

CHAMBRE DE L'ÉDUCATION DE JUPITER

257. — Paris Bordone (?) — La Sibylle annonçant à César la venue du Christ.

H., 1,04; L., 1,23. T. — Fig. à mi-corps. — k Ce tableau doit être attribué à Bonifazio Veneziano le Jeune. » (B.^ 757.)

* 262. — Clouet (François), dit Janet (?) — Portrait de Henri II,

roi de France.

Tourné de trois quarts vers la gauche; barbe et moastache brunes, toque noire à plume blanche soutachée de perles, pourpoint et manteau noirs à rayures d'or, col blanc retenu par un diamant; autour du cou, une chahie en or à laquelle est suspendu un médaillon. — Daté : 1559.

H., 0,31; L., 0,23. B. — Fig. en buste, pet. nat. — Gravé par Appoloni (G. P.), sous le nom de « Un inconnu de l'école d'Holbein ». — Ce portrait nous paraît être de l'école de Fourbus; il existe en effet dans le corridor des Uffizi un portrait en pied du roi, par Fourbus, pour lequel cette tête a été vraisemblablement une étude.

* 265. — Sustermans. — Portrait du prince Mathias de Médicis.

Vu de face, la tête de trois quarts tournée vers la gauche ; moustache, royale et cheveux noirs, col rabattu sur la cuirasse, manteau bleu; dans la main droite, le bâton du commandement.

H., 0,72; L., 0,58. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Sanguinetti (G. F).

* 269. — Paolo Veronese. — La Présentation au temple.

Au miheu, près de l'autel, le grand-prêtre, vu de face, accompagné de deux lévites, reçoit la Vierge, en robe et manteau bleus, de profil tournée vers la droite, qui lui présente l'Enfant Jésus ; saint Joseph portant un cierge allumé marche au second plan; à droite, au premier plan, un homme agenouillé, de trois quarts tourné vers la gauche, en manteau et chaperon à rayures multicolores, lit dans un hvre.

H., 1,16; L., 1,38. T. — Fig. pet. nat. — Gravé par G. Dala (G. F).

* 270. — Carlo Dolci. — Martyre de saint André,

A gauche, deux bourreaux dressent une croix contre laquelle un troisième appuie une échelle ; à droite, un quatrième dépouille de son manteau bleu le Saint, agenouillé, de profil tourné vers la gauche, les yeux levés au ciel; au second plan, des soldats et un porte-étendard; au fond, remparts en ruines ; à droite, la foule. — Signé, à droite, aux pieds du martyr : 4 646, GAROLUS DOLGIUS FAGT.

H. 1,23; L., 0,99. T. — Fig. 0,60. — Gravé par Guadagnini (G, F.). — Le centurion bardé de fer serait le portrait de Raphaël Ximénès, ami du peintre. Exécuté pour le marquis Charles Gerini, acheté plus tard par Ferdinand III. D'après Baldinucci, Carlo Dolci fit deux répliques de ce sujet.

* 272. — Andréa del Sarto. — Saint Jean-Baptiste,

Tourné de trois quarts vers la droite, le visage vu de face; vêtu d'une

GALERIE PITTI

peau de bête et d'un manteau rouge qui enveloppe le partie inférieure du corps; dans la main droite, une écuelle, et dans la gauche, un cartel; à droite, une croix appuyée contre un rocher.

H., 0,90; L., 0,66. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Gravé par Bonajuti (G. P.). — Vasari parle de deux saint Jeau-Baptiste peints par Andréa del Sarto : l'un commandé par Jean-Marie Benintendi, qui en fit don plus tard au duc Cosme; l'autre destiné d'abord à François ici*, puis vendu à Octavien de Médicis. On no sait lequel des deux possède la galerie Pitti.

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