XX PRÉFACE
que de préoccupations vulgaires et d'intérêts mesquins se sont eflfacés devant cette grande préoccupation, devant cet intérêt suprême, le salut de la patrie! Toute une littérature est éclose au souffle austère de nos malheurs. De jeunes poètes, comme MM. Bergerat et Delpit, ont trouvé de grands accents pour décrire les douleurs de Tinvasion, Des vieillards, comme M. Vitet, ont témoigné, dans des lettres éloquentes, d'une foi ferme, sereine, invincible au relèvement de la France. Combien de nobles paroles se sont fait entendre, dans les colonnes de nos journaux, dans les pages de nos revues, dans les conférences delà Sorbonne, de TÉcole de droit ou du Conservatoire, et ont créé comme une atmosphère morale, saine et forte, que respiraient nos âmes ! Les théâtres, où Ton n'aurait plus supporté des représentations sensuelles ou des pièces immorales, s'ouvraient à de belles séances à la fois musicales et littéraires dans lesquelles on entendait tantôt de^ chants patrioti-