‹ Foi et patrie: Discours pronouncés pendant le siege de ParisChapitre 6 sur 56 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

la Réformatîon avait fait la prospérité et la grandeur. Au début de la guerre^ si follement entreprise par nous, l'Allemagne devait nous résister. Après l'immense désastre qui avait donné toute satisfaction au vainqueur, et livré entre ses mains le promoteur de cette lutte insensée, TAUemagne devait s'arrêter, car elle ne faisait plus qu^ime guerre de conquête, c'està-dire une guerre réprouvée par TÉvangile.

Voilà ce que nous avions à cœur de déclarer, nous, protestants : c'était à nous, à nous les premiers, à désavouer l'erreur et le crime d'une puissance protestante. Les pasteurs de Paris l'ont fait dans une lettre publique, qui a paru vers la mi-septembre. Malgré cette lettre, un parti auquel les plus gratuites imputations ne coûtent pas, a persisté à calomnier les sentiments patriotiques des chrétiens réformés de France. De toutes parts ceux-ci ont fait entendre des protestations nouvelles. Quelques journaux ont inséré ces réponses, mais les feuilles

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