‹ Foliquet, coiffeur de damesChapitre 2 sur 32 · SCÈNE I, PFNGOT, ANNETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE I, PFNGOT, ANNETTE

{Au lever du rideau, Annelle est occupée à chercher dans un placard, l'ingol Uavaille à des perruques. )

ANNETTR.

Non. . . pas U.

PINGOT.

Qu'esl-co que vous cheicliei donc comme ça , ma cousine?

ANXETTE.

Eh ! je. . . ( Allant appeler à gauche ). Mademoiselle ludiana !

iSDiANA , en dehors, Plait-ll . Madame ?

ANNETTE

Venez un peu.

INDIANA , entrant.

Qu'est-ce que c'est ?

^ ANNETTE

Où ayez-vous doue mis mon coslume ?

INDIANA. '

Votre costume ?

ANNETTE

Eh ! oui. . . Cette bergèiedes Alpes que je me suis faite hier pour aller au bal masqué de dimanche... Vous savez bien que mou mari doit m'y conduire.

Quoi ! ma cousine , c'est ça que vous cherchez ?

ANNETTE

Sans doute.

PixGOT , à part.

Si j'osais lui révéler. . .

INDIANA

Dam. . . je ne sais pas, moi ... je m'occupais de l'escarbagnas et surtout de la caraargo. . . . M. Foliquet dit que c'est si pressé !

ANNETTE

Certalneinent , puisqu'il a promis i madame

Si

e FOLIQUET.

la baronne que tout serait prêt à minuit... et^ annette.

Qu'est-ce qu'il y a donc ?

vous concevez, la femme de notre propriétaire, au moment de renouveler notre bail.

INDIANA

Oui... oui...

ANNETTE

Et j'ai là de nouveaux rubans qu'elle m'a envoyés tantôt par sa femme de chambre. ( Elle cherche les rubans. )

INDIANA

Mademoiselle Juliette ?

ANNETTE , lui dunnant les ruhans.

Tenez.

INDIANA

Oranges et biens.

Air : Qu'il est flatteur d'épouser celle.

Ça s'ra gentil...

ANNETTE

Et la baronne, En faisant tantôt cet envoi.

De n' pas l'oublier nous ordonne.

INDIANA

Oui, je devine le pourquoi, Un signal de reconnaissance , Pour retrouver l'amant chéri.

Ces couleurs-là , conv'nu d'avance, Pour en monter une au mari!

C'est pour en monter au mari.

Il parait que la chère baronne...

ANNETTE

Pas si haut donc ! ( Fermant le placard. ) Pas là non plus ! Mais où ma bergère est-elle donc passée?

PINGOT , s'avançant.

Ah ! je vous le dirais bien , moi.

ANTiETTE.

Toil

Oui. . . . ma cousine. . . . parce qu'au fait , ça m'indigne... ça m'insurge de vous voir vieil— mée comme ça. . . vous qui m'avez lire de mon obscurité villageoise pour me faire venir en apprentissage à Paris.

ANNETTE

Bien ... bien . . . mais . . .

'iNDIANA.

Lo costume?....

PINGOT , avec mystère.

INDIANA , avec curiosité.

Oui... qu'est-ce qu'il y a?

PINGOT.

Il y a que votre costume... il ra...[(/I regarde aiitour de lui.) Il l'a vendu.

ANNETTE

Mon costume !

Vendu I Vendu ! vendu !

mais cliul ' bon ciiraiit

. nioMius :ui fond. . .

'.. Voire mais ja—

Il a toujours la main el le pieil

Eli bien I .

mari est si.

loiix et vif.

en I ;iir.

INDIANA

Oh! Ifliijoiii's. . . i;a le fatiguerait.

PINGOT.

C'est vrai... mais alors... Il les repose sur moi!... n'Iiiiporle, je br.ive lonl... oui, Je veux lui arrarher son masque ik col Olre qui on vend '

INDIANA

PINGOT.

dix écus !

ANNETTE

Ce serait indigne.

INDIANA

Ce serait un trait de Bédouin , ça !

PINGOT , à Annette qui cherche.

Surtout nelui dites pas que c'est moi qai vous aavertie.

ANNETTE

Oh ! si c'était vrai !

PINGOT , voyant entrer Ernest, Chut ! quelqu'un !

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