LE JABOTY, l'Éléphant et la baleine
n jour, le Jaboty ^ s'en alla trouver l'Éléphant pour éfier.
Voulez-vous, lui dit-il, voir lequel de nous deux le plus fort? » L'Éléphant, sûr de la victoire, accepta éfi. Le Jaboty marqua Theure du duel, et s'en alla e dare trouver la Baleine.
Voulez-vous, lui dit-il, voir lequel de nous deux
Jaboly j testudo lerreslria ou tabulatay tortue de terre. Les trois itères leçons que je reproduis ici ont été recueillies par moi dans lazonie. Les cinq suivantes sont fournies par M. S. Roméro; je fait que les traduire. Les deux dernières, enfin, ont été recueiU par M. Charles-Frédéric Harlt dans la vallée de TAmazone. I. de Magalhâes a publié également plusieurs mylbes où le Jaboty le principal rôle.
190 FQLK-LORE BRESILIEN
est le plus fort ?» La Baleine, sûre de la victoire, accepta le défi à son toar. Le Jaboty lui dit alors : — « Puisque vous êtes prête pour le combat, donnez-moi un de vos fanons. Je l'attacherai à ma jambe, pour que nous puissions nous mesurer : lorsque je tirerai le fanon, vous pourrez tirer de votre côté. Ce sera le signal de la bataille. »
La Baleine lui donna son fanon. La Tortue déterre remporta, et alla attacher la jambe de FÉléphant avec. Puis elle secoua « la corde », et se cacha.
La Baleine lirait d'un côté ; TEléphant, de l'autre, croyant tous deux qu'ils avaient affaire au Jaboty. Quand la Baleine tirait, elle entraînait l'Éléphant dans l'eau ; quand l'Éléphant tirait, il traînait la Baleine presque jusqu'à terre. Ils luttèrent ainsi longtemps.
Quand ils furent bien fatigués, le Jaboty sortit de sa cachette. Il mouilla sa carapace, et s'en alla dire à l'Éléphant : « Je vois que vous êtes de force. Restons-en là. » Puis, il se sécha, et alla dire à la Baleine : « Je vois que vous êtes de force, Restons-en là. »
Les deux lutteurs, épuisés, acceptèrent la paix et restèrent persuadés depuis lors que le Jaboty est un adversaire puissant.