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À Häng-tcheou (Tchée-kiang), dans un graud hôtel de la rue Häi-eullhiang, vivait un certain Wän, gros richard. Un jour la foudre tomba, dans sa maison, sur l'appartement d'une femme en couches. Souillé, le génie ne put pas remonter au ciel. Il se percha sur la cime d'un grand arbre, au milieu de la cour. Il avait un bec pointu, des griffes d'oiseau, et tenait un carreau. 一 J'offre dix taëls, pour le carreau, dit le Wan. — Aucun de ses domestiques n’osa tenter l'aventure. Un couvreur de toits l’apprit et se risqua. Il plaça contre l'arbre une longue échelle, de manière à ne projeter aucune ombre sur le génie. Puis il escalada doucement l'échelle. Le génie dormait. 中 lui soutira délicatement son carreau. — On examina l'objet. II n’était, ni en fer, ni en pierre. Îl pesait cinq onces, et avait sept pouces de longueur. Sa pointe
. était très acérée, et perçait la pierre
sans effort. — L'objet tel quel ne pouvant servir à rien, le Wan pria un forgeron de lui en faire un couteau. Dès
que le forgeron le chauffa, le carreau
se dissipa en fumée. L'adage que le feu terrestre vainc le feu céleste, se trouva vérifié.
Voyez Introduction IV. — Je pense que celte histoi- ‘ re, tirée d’un recueil du dix-huitième siècle, n’est pas chinoise d'origine. Elle doit ètre d'extraction mahométane. Les Chinois n’ont jamais admis, que je sache, de souillures légales, à la manière des Juifs et des Mahométans. Lenr génie de la foudre lance son trait de haut, et ne se jelte pas à terre. Ils ne rient jamais de cet exécuteur céleste, vénéré parce que redouté.
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Hors la porte sud de la ville de Kiüjoung (Kiäng-sou), se trouve le cimetière dit des neuf maris, dont voici la légen:
de. — Une fille fort belle, restant dans sa famille, épousa un mari, dont ellt eut un fils. Ce premier mari étant mort, ses parents lui en donnèrent un second, dont elle eut aussi un fils. Et ainsi dé suite, neuf maris et neuf fils. Eofin id femme mourut à son tour. On l’enterri au centre, et ses neuf maris successifs, tout autour, en rond. — Depuis lors, toutes les nuits, ce fut, dans ce cimetière, un vacarme abominable. Les neul koëi se disputaient la femme. — Les voisins ennuyés avertirent le mandaria, C'était un certain Tchäo-t'ientsiao, qui n'avait pas froid aux yeux. Il se transporta au cimetière en question, dans le plus grand appareil. Aprés avoit objurgué ces perturbateurs du repos public, il fit administrer trente coups du grand bambou à chacune des neul tombes. — De ce jour le calme le plus parfait régua.