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brûla cette figurine, et le Kao recouvra la santé. — Le jour de cette exécution, un menuisier mourut subitement dans le village. C'était lui qui avait aménagé la chambre nuptiale de Käo-mingking.
Les Käo l'avaient indisposé, en ne lui payant pas ce qu’il demandait. Il s'était vengé en cachant dans la chambre nuptiale une figurine magique, qui devait étrangler lentement le fils de la famille. Son charme déjoué se retourna contre lui.
Le narrateur de cette histoire, éerivait daus les dernières années du dix-huitième siècle. — Envoûte- | ment. Voyez Introduction XVIII. 一 Les charmes déjoués, : se retournent toujours contre leur auteur. Comparez ; numéro 12).
Wäng-pi, originaire de Ts'innd teheou-fou (Kän-sou }, exérçait la médecine à Yén-nan-fou (Chàn-si). Un jour il se rencontra avee le sorcier Wäng-wanli. Les propos du sorcier lui ayant déplu, Wang-pi lui dit des iojures. — La nuit suivante, Wâng-pi veillant encore, entendit des pleurs dans sa cour. li regarda par la fenêtre. Quoique la cour fût brillamment éclairée par la lune, il ne vit personne. Durant plusieurs jours de suite, il entendit ces pleurs, entremélés d'appels à la justice. Pensant avoir affaire à quelqu'une de ces âmes vengeresses qui assiègent la porte des médecins, âmes de clients expédiés par eux dans l’autre monde, Wâng-pi dit de sa plus grosse voix: Je n'ai empoisonné personne, |
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que je sache. Que me veux-tu? — Vous êtes le plus honnête homme que je connaisse, dit le koëi. Veuillez inviter dix de vos amis. Je ferai ma déposition devant ce jury. — Piqué de curiosité, Wang-pi réunit une dizaine d'amis.
Devant eux, le koëi parla de la sorte:
Je suis la fille d'un certain Tcheôu de la Rivière Noire au Fông-tcheou. Mon pére s'appelle Tcheôu-houok'ing. Ma mére est née Tchäng. Je naquis alors que la lune était dans le signe këéng, aussi fus-je appelée Ue-si (lune à l’ouest). J'avais 16 ans, quand ma mére tomba malade. Mon père invita, pour la guérir, le sorcier Wâng-wanli. Cet homme me vit — Le cent cinquiême jour après la mort de ma mère, jour ping-tch'enn du neuvième mois de l’an 1337, mon père dormant ivre dans la maison, et mon frère étant sorti pour couper du bois, je me promenais seule dans la cour, quand Wâng-wanli parut soudain et récita sur moi une formule.
Je tombai sans connaissance. 11 m’emporta sur son dos dans un bosquet de saules, me coupa les cheveux, en ft un paquet qu'il ficela avec des fils de couleur, et acquit ainsi sur moi (sur mon âme) un empire absolu. Il y a quelques jours, vous avez eu une dispute avec cet homme. 1 m'a aussitôt envoyée ici pour vous nuire. Voyant quel honnête homme vous êtes, je n'ai pas pu m'y résoudre, mais vous prie au contraire de me procurer ma liberté, promettant de vous servir comme votre fille. — En disant cela, elle pleurait. Tous les auditeurs furent aussi très émus. Ils rédigèrent une pièce, qu'ils signèrent
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tous, et Ia firent parvenir secrèteme au mandarin. Celui-ci arrêta inopin ment le magicien. La torture n'ay pas pu lui arracher d’aveux, l’âme Ue-si donna le conseil de fouiller bagages. On découvrit toute sorte formules et de sceaux magiques, longues aiguilles, des clous, tout qui sert aux envoûtements, enfin paquets de cheveux. — Alors, apitoyer le mandarin et sauver sa si possible, Wang-wanli avoua, raconta ce qui suil:.. Je suis de ling. Voyageant pour apprendre sciences occultes, je passai à yuan. Là je rencontrai le magicien Li alchimiste famé, qui m'apprit à exl les âmes. J'avais vu, parmi ses bibe un paquet de cheveux, ficelé avec fils de couleur. Je lui demandai ceq c'était. Ceci, me dit-il, est le cha par lequel je possède l'âme de yennou de Hiën-ning, extraite par en 1330. Si vous. voulez, je vous la derai pour 75 ligatures. — J’acceptai.
Le Liôu dansa la danse de U le 6ri et brûla un billet portant ordre à . yennou de venir. — Me voici, dit sitôt une voix, dans les airs; voulez-vous que je fasse? 一 Je v dit le Liôu, que désormais tu sui et serves ce Monsieur Wäng, qui traitera bien. — Plus tard, passa Fâng-tcheou, j'achetai de même magicien Koäng, l'âme du ga Kèng-want'oung. — Enfin je m'em rai moi-même de l’âme de Tch uesi. — J'avais fait vœu de ne ja manger ni bœuf ni chien. Derni ment, cédant à la gourmandise, |