‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 2 sur 231 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Ce Kvre eonlient ua nombre de pièces suffisant pour faire bien eonnattre k Folk-lore chinois moderne, c'est-à-dire postérieur à la période Ff JT k’äiquan 143-741 (empereur Ÿ 宗 Huän-tsoung des Æ T'äng). J'ai réservé le Folk-lore ancien et médiéval (9° siècle avant J.C.,, au Te siècle après J.C.), pour un autre ouvrage, dans lequel j'exposerai l’évolution des idées chinoises. — Le système contenu dans le Folk-lore moderne, est le résultat de l'amalgame du Néo-bouddhisme d'Amogha (719), avec le Néo-laoïsme de lempereur À Tchénn-tsoung des ÆR Séng (1043), le Néo-confucianisme de 朱 À Tchôu-hi (1200), et Jes superstilions des Ouigours, Arabes, Tongouses, Mongols, Alaias, et autres races, lesquelles conquirent la Chine pour un lemps, ou doat les soldats mercenaires séjournérent dans la capitale de la Chine, par milliers et par myriades, comme gardes de l'empereur, du 8e au te siècle. Ajoutez ce que les marchands étrangers de toute nation, purent importer d'idées, durant le même temps. £a résultante finale du mélange de ces éléments hétérogènes, devenue stalionnaire, forme la croyance populaire chisoise moderne. — Le système est plein d'incohérences et de contradictions, bien entendu, comme tout système erroné. J'en ai exposé les traits généraux, dans une courte Introduction, pour n'avoir pas à me redire : trop souvent. Les points spéciaux sont éclaircis dans une brève note, ajoutée à presque chaque pièce. — Tous les textes sont originaux, et reproduits sans aucune retouche. Les ouvrages dont ils sont tirés, sont indiqués entre ( ), au bout d’un chacua. La table bibliographique intitulée Sources, qui suit celle préface, donne les dates certaines ou approximatives de la composition ou compilation de ces ouvrages. 一 Je me suis efforcé de conserver, dans la traduction, le style toujours naïf, parfois maladroit, du narré chinois. — Les mœurs et la morale qu’expose ce livre, sont les mœurs et la morale païennes, que St Paul a résumées dans le chapitre premier de son Epître aux | Romains. Ce n'est, le plus souvent, ni beau, ni bon, ni honnête, ni chaste.

ARt17:

Cependant les manifestations de la conscience naturellement chrétienne, ne font pas absolument défaut. — J'ai parfois conservé, dans ma traduction, un terme chinois expliqué ensuite en note. Cela, pour ne pas influencer par l'emploi d’un terme imparfaitement équivalent. Car il est essentiel dans cette malière complexe et délicate, de s'abstenir de préjuger, de substituer, de confondre, d'introduire dans les interprétations de fausses valeurs. — Je renvoie par les lettres TP à mes Textes Philosophiques, et par les lettres TH à mes Textes Historiques, en attendant l'ouvrage beaucoup plus considérable, qui remplacera ces résumés.

EX H$ Sienhsien, le 15 Août 1908.

Léon Wieger SE.

Page 1