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dehors. Il n'osa pas frapper à la porte de l'auberge, craignant de la trouver fermée et d'être pris dans l'impasse. Il prit donc sa course, à travers la rue du village, droit vers la ville, en poussant des cris de terreur. Le vampire courait derrière lui. Arrivé au faubourg oriental de la ville, il entendit des bonzes qui chantaient leur office de la nuit, en s'accompagnant du tambour de bois. Il appela, leur demandant asile; maïs eux, effrayés de son air, refusérent de lui ouvrir la porte. Il se retourna, et vit que le vampire allait l'atteindre Devant la pagode se dressait un grand peuplier. tl se réfugia derrière l'arbre, lournant autour, sautant à droile et à gauche, pour éviter l'étreinte du vampire. Soudain Celui-ci fit un bond suprême. L'homme s'effaça, mais tomba épuisé sur le sol. Un grand silence se fit. 一 N'entendant plus de bruit, les bonzes ouvrirent la porte, et sorlirent avec des lauternes. Is trouvérent le marchand étendu, et paraissant mort. Le vampire debout et immobile, étreignait à deux.bras le tronc du peu-
plier, qu'il avait saisi dans son élan,
croyant saisir l’homme. Les bonzes ranimérent le marchand, et donnérent avis au mandarin. Celui-ci étant arrivé, ordonna à ses satellites de détacher le vampire de l'arbre. Ils n'y réussirent pas. Après examen, ils constatérent que quatre doigts de chaque main étaient enfoncés dans le tronc de l'arbre, de toute leur longueur. On les arracha, en Lirant en nombre el avec force. Chaque doigt avait fait dans le bois un trou semblable à une mortaise taillée
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berge de Ts'âi-tien. Ils trouvérent l'au-
au ciseau. 一 Sur ces entrefaites, ke marchand ayant recouvré l'usage de la parole, avait raconté son histoire. Le mandarin envoya ses satellites à l’au-
bergiste stupéfait de la disparilion de sa belle-fille, et de la mort de ses troi hôles. Les satellites Jui dirent ce qu était arrivé. 11 alla avec eux au fau bourg, pour chercher le cadavre. Quan au marchand, il dit en pleurant a mandarin: Je suis parti de chez mu avec trois associés. Que penseront me compatrioles, quund ils me verron revenir seul? 一 Le mandarin lui fi remeltre une pièce contenant le réci authentique de l'événement, et quelque argent pour la route.
Introduction IX. — Tout cadavre non encore enterré, est un danger pour tout le monde. Les âmes inférieures
des meilleures gens, sont, après leur mort, des êtres féroces, qui tuent pour tuer on pour dévorer.
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12, Le lrait suivant est raconté das la biographie officielle de Koän-lou, le fameux devin du troisième siècle. À Ki-tcheou (Tchéu-li), les femmes r les filles de la famille du préfet, éprou:
vaient d'étranges frayeurs. aoclurnes, et élaient affligées de singulières maladies. Le préfet consulla Koân-lou. Suus les fondements de votre hôtel, lui dit celui-ci, à l’ouest, sont enterrés les squeletles de deux hommes. L'an des deux tient une pique, l’autre un arc et des flèches. Leur tâle est en-dedans du mur, leurs pieds sont en-dehors.
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