‹ Folk-lore de l'Ille-et-Vilaine (volume 2)Chapitre 5 sur 42 · DEN LA A NP EMANMIL AMEMONR TT ZI · texte numérisé non relu

DEN LA A NP EMANMIL AMEMONR TT ZI

Dans une prairie, près de l’église de Longaulnay, est une fontaine dédiée à saint Aubin. Au printemps, les mères y conduisent leurs enfants pour les préserver des maladies du jeune âge.

Le o mai, on va en pèlerinage dans l’église de Poligné pour le mal Saint-Nicolas, qui consiste dans des convulsions, des coliques et crises nerveuses.

Lorsqu'un enfant est atteint du mal Saint- Nicolas, les parents attendent que la crise soit passée pour promettre un voyage au saint. Si cette promesse était faite pendant l'accès, l'enfant risquerait de mourir. Une fois le vœu formé, le malade, bien que guéri, doit faire le pèlerinage tous les ans, le 9 mai, à jeun.

On voit dans l'hospice de Saint-Nicolas, à Vitré, une très vieille statue peinte et vermoulue représentant saint Nicolas en abbé, dvec chape violette, mitre dorée, crosse en

main. À ses pieds, est un baquet dans lequel sont trois petits enfants nus dont on aperçoit la poitrine. |

On descend à certain jour la statue sur l'autel et un prêtre évangélise les enfants pour les guérir du mal Saint-Nicolas.

À Bruz, on porte les enfants à l’église devant la statue de saint Nicolas pour êtreévangélisés. On fait dire une messe et on dépose une offrande dans un tronc placé à cet effet.

Pareille chose a lieu à Saint-Jacques-de-la- Lande, près Rennes.

On guérit aussi le mal Saint-Nicolas en brûlant du buis dans le feu sur lequel on met à fumer les couches qui enveloppent les

petits malades.

Une antique chapelle, du nom de Saint- Germain-des-Prés, est située à une petite distance du bourg de Lohéac. De nombreux

pèlerins s'y rendent le 22 septembre, pour demander à saint André, un saint de cette chapelle, la guérison du Dré *, c'est-à-dire de l'oppression ou de l'asthme qui frappe les enfants aussi bien que les grandes personnes.

À cette occasion une foire a lieu autour de la chapelle.

Un prêtre, ce même jour, évangélise les enfants pour les guérir de la peur. On les amène de très loin et en très grand nombre.

#4 La mère Gervais, du village de la Calvenais dans la commune de Bain, avait une petite fille qui était extrêmement peureuse. Le soir, dans la maison, aussitôt qu'il faisait nuit, elle tremblait de tous ses membres, n’osant pas bouger de place, et restait pelotonnée sur ellemême au coin du foyer.

Elle ne serait pas allée de la table à son lit sans une lumière.

On la fit évangéliser sans obtenir de résultat, Une vieille femme consultée sur cette infir-

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