I. Avec de l'oseille
qS folk-lore de l'ille-et-vi laine
Lorsqu'une jeune fille désire voir en rêve le jeune homme qu'elle doit épouser, elle met,
le cinq janvier, la veille des Rois mages, trois feuilles de laurier sous son oreiller et dît en se couchant :
Gaspard,
Balthazar,
Melchior, Dites-moi en dormant, Qui j'aurai de mon vivant >
(Bain.)
A Montfort, la jeune fille qui désire connaître son futur épouit doit, dans la nuit de la Chandeleur (du premier au deux février) descendre de son lit, au coup de minuit, le pied droit le premier, et aller regarder dans un miroir devant lequel sont placées deux chandelles qu'elle aura eu soin d'allumer avant de se coucher. Elle y verra l'image de celui qui sera un jour son mari.
DE LA VIE A LA MORT Çg
A Saint-Armel, les filles vont piquer des épingles dans le tombeau de saint Armel encastré dans un mur. Elles espèrent, par ce moyen, faire venir les amoureux.
Les jeunes filles du canton de Bain qui sont pressées de se marier, se rendent à la chapelle du Coudray et récitent la prière suivante :
Ma bonn' sainte Vierge, Donnez-moi un homme, J'vous donnerai un cierge ; Donnez-le-moi bientôt, JVous r donnerai bien gros.
Dans le canton de Louvigné-du-Désert, les menhirs et les dolmens sont nombreux, et chacun d'eux a sa légende.
Quelques-unes de ces pierres sont appelées Roches Ecriantes (roches glissantes). Elles sont visitées par les jeunes filles à la recherche de maris. Elles y vont en cachette le matin.
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OU le soir, s'asseyent sur le haut de la pierre et se laissent glisser jusqu'en bas. Elles déposent ensuite des bouts de rubans pour permettre aux fées d'attacher la filasse de leurs quenouilles, et l'année ne s'écoule pas avant qu'elles soient mariées. Elles s'y rendent seules et sans être vues, personne autre que les fées ne devant -posséder le secret de leur cœur.
Dans la commune de Miniac-sous-Bécherel, est une épine à trots branches, connue dans tous les environs sous le nom à^Epine du Breil.
Les filles qui ont envie d'un époux doivent aller, certain jour, en faire le tour trois fois de suite, sans parler ni rire. Elles sont certaines d'être mariées dans Tannée.
On cite dans le pays de nombreux mariages accomplis par des jeunesses qui avaient rempli, en tous points, les conditions prescrites.
Une autre épine blanche qui se trouve près de la chapelle de l'Epine, dans la commune <^e Saint-Briac, a le même pouvoir.
DE LA VIE A LA MORT lOI
Une foire importante a lieu, chaque année, le mercredi de Pâques, dans la commune de Saint-Pern, au milieu de la vaste prairie qui a remplacé l'ancien étang de Légouyer, aujourd'hui defsséché. Les jeunes filles venaient jadis à cette foire (qui se tenait alors sur les bords de l'étangj chercher des maris qu'un arbre antique avait la vertu de leur procurer au seul contact de son écorce. On ajoute même que quelques-unes d'entre elles tenaient à traverser l'étang sur le dos de leurs fiancés pour éprouver leur sincérité.
A Concreuil, dans le canton de Guemené- Penfao (Loire- Inférieure), mais tout près de rille-et-Vilaine, les jeunes filles ont toutes des clous sous leurs sabots, et chacune .d'elles a des clous différents. Tantôt c'est une étoile, un triangle ou bien les initiales du nom de la propriétaire des sabots. De sorte que les garçons peuvent facilement, en remarquant l'empreinte des clous sur le sol, suivre leurs bonnes
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amies et aller les rejoindre, soit aux champs^ soit à l'église.
Les filles de la campagne sont devenues coquettes : Elles vont dans les petites boutiques des bourgs demander pour deux sous de suivette» C'est une mauvaise eau de Cologne dont elles se parfument et qui, disentelles, fait que les gars les suivent à la sente. De là vient le nom de suivette donné à ce parfum.
Au milieu de la forêt de Rennes, on voit encore les ruines d*une vieille chapelle qui était jadis sous l'invocation de saint Denis.
Une assemblée a lieu le dimanche qui suit le neuf octobre, jour de la fête de ce saint. Elle se tient au rond-point de la mi-forêt.
Toute la jeunesse de Rennes s'y rend et l'on dit à cette occasion :
A l'assemblée de Saint-Denis des bois,
On y va deux,
On en revient trois !
Sur le territoire de la commune de Combourtillé, est un rocher compris dans le fief Robert, autour duquel les jeunes gens fiancés vont, la nuit, à cloche-pied, afin de ne pas être Robert^ une fois mariés, c'est-à-dire trompés par leurs femmes.
On dit, dans le canton de Bain, d'une femme qui a la coifi*e inclinée de côté sur la tête qu'elle guigne^ un veuf.
A Bruz, quand une fille a son châle de travers, on dit également qu'elle guigne un veuf.