I. Brandouiller est synonyme de tuer
— Ah ! tais-toi donc, ma petit' Louison, A dix-huit ans penser aux garçons,
Tu ks le cœur trop tendre,
Tu n'as pas de raison.
Et si tu t'y entêtes,
Nous jouerons du bâton.
Pan, pan, pan.
Nous jouerons du bâton.
— Bonne maman, c'est un charmant garçon, Rempli de charmes et de bonn's raisons ;
Il a un avantage
D'accomplir mes amours ;
Et de cet avantage
Il en est le vainqueur, Pan, pan, pan.
Il en est le vainqueur.
Bonne maman, regardez bien mes yeux, Prenez bien gard' de frapper sur les deux.
Vous feriez mieux, ma mère,
D'accomplir mes amours ;
Car vous seriez grand'mère
Et moi nière à mon tour.
Pan, pan, pan, Et moi mère à mon tour.
(Bétton.j
La jeune Amoureuse
Une jeun' fille âgée de quinze ans,
Va dire à sa mèr' : — M'y faut un amant.
— Un amant, ma fiir, tu n'y penses pas.
Car d'avoir un homm', c'est un embarras.
Faut t'y mettre en têt' d'aller au couvent), . Pour apprendre à lire, à passer ton temps.)
— Au couvent, ma mèr', non, je n'irai pas.
Le chasseur que j'aim' je n' le quitt'rai pas. Le chasseur que j'aim' n'est pas loin d'ici,). . Ma très chère mèr'^ je le vois vent.
L'amant à la porte à Tinstant frappa.
Ne voyant qu'la fille, il la salua.
Lui disant : — Petit', t'en ressouviens-tu?
Tes jolies promesses les tiendras-tu ?
^bis.
— Ah! oui, mes promesses, je les tiendrai.
En dépit d'ma mèr*, je t'épouserai.
Ma mère est cruelle, elle ne veut pas.
Ce sera quand mém', ne t'embarrass' pas
JHs
Mon père a Tcœur tendre, il se calmera ; Me voyant éprise, il me mariera ; Puisque c'est la mod' d'y faire Tamour, ). .
Puisqu'on se marie chacun à son tour. )
M'y voilà mariée, et dans ma maison, Mais au lieu d'un homm', j'n'ai qu'un vaga-
[bond.
Au long de la semaine il est toujours soûH Sans s'y mettre en pein' d'y gagner cinq^i^ïs.
[sous.^
D'y hoir' la chopine on n't'en empéch' pas, D'caresser les fill's ça n't'appartient pas.
Laisse la pratique à ces jeun's garçons, Car c'est la ruine de notre maison.
Monte dans ma chambr, voilà l'escalier, ), .
iNous pari rons ensemble en sécurité. )
(Betton.)
122 FOLK-LORE DE l'iLLE-ET-V1LAINE
La Fille qui se noie en voyant son amant
partir soldat
C'était une jeun* fille, Buvons et nous n'allons (fe/s), Qui voulait s'y marier, Buvons, puisqu'il faut boire, Qui voulait s'y marier.
Buvons et s'en aller.
Son amant vint la voir, Buvons et nous n'allons (bis), Un soir après souper, Buvons, puisqu'il faut boire.
Un soir après souper.
Buvons et s'en aller.
Il la trouva seulette, Buvons et nous n'allons (bis).
Sur son lit qui pleurait, Buvons, puisqu'il faut boire, Sur son lit qui pleurait, Buvons et s'en aller.
Il lui demanda : — Belle, Buvons et nous n'allons (bis).
Qu'avez-vous à pleurer?
Buvons, puisqu'il faut boire, Qu'avez-vous à pleurer ?
Buvons et s*en aller.
— J'ai beau pleurer, dit-elle, Buvons et nous n'allons (6»5), Vous allez m'y quitter.
Buvons, puisqu'il faut boire, Vous allez m'y quitter.
Buvons et s'en aller.
Pliez-moi mes chemises^ Buvons et nous n'allons (bis).
Et mes mouchoirs dressés, Buvons, puisqu'il faut boire, Et mes mouchoirs dressés.
Buvons et s'en aller.
Conduisez-moi, dit-elle, Buvons et nous n'allons (bis).
Jusqu'au bord du rocher, Buvons, puisqu'il faut boire, Jusqu'au bord du rocher.
Buvons et s'en aller.
Tant qu'elle a pu les voir, Buvons et nous n'allons (6ts), Eir les a regardés, Buvons, puisqu'il faut boire, Eir les a regardés.
Buvons et s'en aller.
Quand ell' ne put les voir.
Buvons et nous n'allons (bis).
Dans la mer a sauté, Buvons, puisqu'il faut boire, Dans la mer a sauté.
Buvons et s'en aller.
— Oh ! mang', beau poisson rouge, Buvons et nous n'allons (bis).
Tu as du bon manger.
Buvons, puisqu'il faut boire.
Tu as du bon manger.
Buvons et s'en aller.
Tu as la mer pour boire, Buvons et nous n'allons (6is), Et ma mie pour manger.
Buvons, puisqu'il faut boire,
Et ma mie pour manger.
Buvons et s'en aller.
Tu as la plus beir fille, Buvons et nous n*allons (bis)^ Qu'il ya dans l'évêché.
Buvons puisqu'il faut boire.
Qu'il 3/a dans l'évêché, Buvons et s'en aller.
Elle a les cheveux d'or, Buvons et nous n'allons {bis), Et les sourcils dorés, Buvons, puisqu'il faut boire, Et les sourcils dorés.
Buvons et s'en aller.
Et la bouche vermeille, Buvons et nous n'allons (6fs), Tout' prête à m'y parler, Buvons, puisqu'il faut boire, Tout' prête à m'y parler.
Buvons et s'en aller.
(Bécherel.)
La jeune Fille qui se tue pour sauver son
honneur
Ce sont trois jeunes filles, Demeurez là, Mettez le pied là, Allant s'y promener,
Mettez là le pied !
Dans le chemin rencontre^ Demeurez là,
Mettez le pied là.
Un Monsieur à leur gré,
Mettez là le pied !
La plus jeun\ la plus belle, Demeurez là,
Mettez le pied là, Dans sa chambre a mené,
Mettez là le pied I
Quand eir fut dans la chambre, Demeurez là.
Mettez le pied là,- Eir se mit à pleurer.
Mettez là le pied I
— Qu'avez-vous donc^ la belle ?
Demeurez là.
Mettez le pied là, Qu'avez-vous à pleurer ?
Mettez là le pied !
— C'est ma mèr* qui m'attend,
Demeurez là, Mettez le pied là, C'est pour aller souper, Mettez là le pied !
— Ne pleurez point, la belle,
Demeurez là.
Mettez le pied là^ Avec moi vous soup'rez.
Mettez là le pied !
Quand la belle eut soupe, Demeurez là,
Mettez lepied làr Eir se mit à pleurer, Mettez là le pied I
— Qu'avez-vous donc, la belle ?
Demeurez là, Mettez le pied là.
Qu*avez-vous à pleurer ?
Mettez là le pied !
— C'est ma mèr' qui m'appelle,
Demeurez là, Mettez le pied là, Pour aller me coucher, Mettez là le pied !
— Ne pleurez points la belle.
Demeurez là.
Mettez le pied là,
Avec moi vous coucherez,
Mettez là le pied !
— Prêtez- moi votre lance,
Demeurez là, Mettez le pied là.
Pour couper mon lacet.
Mettez là le pi«d !
— Elle est de sur la table^
Demeurez là, Mettez le pied là.
Prenez et vous servez.
Mettez là le pied !
La belle a pris la lance, Demeurez là,
Mettez-le pied là, Dans Tcœur s'est enfoncée,
Mettez là le pied !
— O lance^ ô maudit' lance, Demeurez là,
Mettez le pied là, Ma mie elle a tuée,
Mettez là le pied.
(Communiquée par Léonie Robert, de la Boufetière, commune de Pancé.)
Le Retour de V Amant
Chez mon pèr', nous étions trois fîlles
Jolies, Toutes trois couchées dans un lit
Joli.
Moi qui étais la plus jeune.
Jolie,
Je ne pouvais pas dàrrht^
Joli*;
J* n'entendis ni caiirs, nî perderix^
Jolies, Que le rossignol sauvatge^
Joli.
Qui disait dans son lang.ai^e^
Joli, Votre amant n'est pas fici^ Joli;
11 est à la -Normandie,
Jolie, Qui détourne à s'en revenir
Joli.
J'ai trois pomm's dans ma pochette,
Jolies^
Toutes les trois seront pour lui,
Joli, y en a une de rainette,
Jolie;
Les deux autres sont d'oranger.
Joli.
(Saint-SegUn.)
DE LA VIE A LA MORT 13k
La Fille qui prend la place de son amant dans
la prison
Dessur les ponts dé Nantes', J'allis m'y promener, J'y rencontris ma blonde, Voulus la caresser ; Mais les juges de Nantes, M'ont rendu prisonnier.
Elle s'habillit en page,
En papillon joli,
Dans les prisons de Nantes,
La belle s'y rendit.
— Prenez mon habit d' femme.
Enfourchez mon cheva.
Au bout de quinze jours,' Elle fut condamnée.
On la ju^it à pendre, Sur la place de Nantes, A pendre ou à brûler Par un jour de marché.
13a FOLK-LORE DE l'iLLE-ET-VILAINE
Du haut de l'échafaud, La belle s^écria :
— Messieurs de la justice.
Vous n'avez pas raison De fair' mourir un* fille, Sous rhabit d'un garçon.
— Si vous êt's une fille, Dites-moi votre nom.
— Je m'appeir jMarguerite, Marguerit' c'est mon nom ; La fiir d'un capitaine, D'une riche maison.
— Allez-vous-en, la belle, Marchez tout doucement.
Allez hors de la ville, Rejoindre votre amant.
Il est là-bas qui pleure, A la port' d'un couvent.
Quand ell' fut sur les landes, Eir s'y mit à chanter :
— Je m'y fous de ces juges, De ces bonnets carrés,
Aussi des robes rouges.
Mon amant je l'aurai I
(Chanté par Léonîe Robert, du village de la Boufetière, commune de Pancé.)
Les Trots Tambours
Trois jeunes tambourg ) .
S en revenant de guerre, ) Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla, S'en revenant de guerre.
Le plus jeune des trois, Dans sa main tient une rose. Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla, Dans sa main tient un' rose.
La fille du roi.
Était à sa fenêtre, Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla, Était à sa fenêtre.
— O jeune tambour, Veux-tu m'donner ta rose ?
Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla.
Veux-tu m' donner ta rose ?
— O fille du roi, Veux-tu être ma mie >
Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla, Veux-tu être ma mie?
— O jeune tambour, Va demander à mon père ;
Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla, Va demander à mon père.
— Sire le Roi, Veux-tu m'donner ta fille ?
Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla, Veux-tu m' donner ta fille ?
— O jeune tambour, Tu n^es point assez riche ;
Oh, ri, oh. ra, ra pa ta pla, Tu n^es point assez riche.
— Sire le Roi,
J'ai trois vaisseaux sur mer,
PE IJi VIE A LA MORT l^^
Oh, ri, oh, Ta, ra pa ta pla, J'ai trois vaisseaux sur mer.
L\m chargé d'or.
L'autre d'argenterie.
Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla, L'aut^'e d'argenterie.
Et le troisième, Est pour porter ma mie, Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla.
Est pour porter ma mie.
— O jeune tamhour.
Tu auras donc ma fille,
;Oh, ri, oh) ra, ra pa ta pla.
Tu auras donc ma fille.
— Sire le roi.
Je me fous de ta fille, Oh, ri, oh, ra, ra pa ta pla, Je me fous de ta fille.
Ds^ns mon p^ys Xi^n « de plus .gentilles.
136 FOLK-LORE DE l'iLLE-ET-VILAIME
Oh, ri^ oh, ra, ra pa ta pla.
Yen a de plus gentilles.
(Janzé.)
Vive le Rot, la Reine!
Comme j'étais petite, — vive le roi, Petite à la maison, — vive le roi. la reinCf Petite à la maison, — vive le roi bourboa !
On m'envoyait à l'herbe, — vive le roî,
Pour y cueillir du jonc, — vive le roi, la
[reine,
Pour y cueillir du jonc, — vive le roi bourbon!
J'en cueillis trois javelles, — vive le roi.
M'y couchai tout du long, — vive le roi, la
[reine.
M'y couchai tout du long, — vive le roi bour-
[bon!
Par le grand chemin passent, — vive le roi, Trois cavaliers barons, — vive le roi, la reine. Trois cavaliers barons, — vive le roi bourbon^
Qui me demandèrent: Belle; —vive le roi,
-^ Pêchez-vous du poisson? — vive le roi, la
[reine,
Pêchez-vous du poisson ? — vive le roi bour-
[bon!
— Comment en pêcberaîs-je ? — vive le roi, Je suis coulée au fond,— vive le roi, la reine, Je suis coulée au fond, — vive le roi bourbon I
— Que donnerez -vous, belle ? — vive le roi.
Nous vous retirerons, — vive le roi, la reine. Nous vous retirerons, —vive le roi bourbon !
— Retirez-moi, dit-elle, — vive le roi, Après ça, nous verrons, — vive le roi, la reine. Après ça nous verrons, — vive le roi bourbon I
— Quand ell' fut retirée, — vive le roi, Eirdit une chanson, — vive le roi, la reine, Eir dit une chanson, — vive le roi bourbon!
— Ce n'est point ça, la belle, — vive le roi.
Que nous vous demandons, — vive le roi, la
[reine,
Que nous vous demandons, — vive le roi
[bourbon l
— C'est votre cœur pour gage^ — vive le roi.
Savoir eî nous Taurons, — vive le roi, la reine. Savoir si nous l'aurons, — vive le roi bourbon !
— Mon petit cœur, dit-elle, — vive le roi.
N'est point pour des barons, — vive le roi,
[la reine,
fî'est point pour des ba^-ons, — vive le roi
[bourbon 1
Mais bien pour des gens d*guerre, — vive
{le.roi,
Qu!ont d'ia barbe au menton, — viy« .le .roi,
la reine.
Qu'ont d71a l)arbe au menton, — vive le roi
[ bourbon !
(Combourg^l
Vive l'Amour l
De bon matin je m' suis levée^ Plus matin que ma tante (bts);
J'ai descendu dans mon jardin, Cueillir la rose blanche.
Ah ! ah ! ah ! ah ! vive Tamour,
Cela ne dur' dur' dure, Ah I ah I ah I ah ! vive Tamour, Gela n^dur* pas toujours.
J'ai desc^du dans mon jardin,
Cueillir la rose blanche,.(^»s); Je n'en ai pas cueilli trois brins
Que mon amant y entre.
Ah! ah! ah! ahl vive Tamour,
Cela ne dur' dur' dure, Ah! ahl ah! ah! vive l'amour,
,Cela n'dur* pas toujours.
Jen'ep ai pas cueilli troi,s brins
Que mon amant y entre {bts)y Et il me dit dans son latin :
— Marions-nous ensemble.
Ab ! ^h I ah ! ah ! vive l'amour,
Cela ne dur' dur' dure.
Ah I ah I ah I ah I vive l'amour.
Cela n'dur pas toujours.
Et il me dit dans son latin :
— Marions-nous ensemble (bts) ; Tous mes parents le veulent bien,
11 n^y a que ma tante.
Ah! ah! ah! ah! vive Tamour,
Cela ne dur' dur' dure, Ah ! ah ! ah ! ah ! vive Tamour,
Cela rCdur pas toujours.
Tous mes parents le veulent bien,
Il n'y a que ma tante (bis)\ Si ma tante ne le veut pas.
Nonne j'irai me rendre.
Ah ! ah ! ah I ah ! vive l'amour,
Cela ne dur' dur' dure, Ah I ah I ah ! ah ! vive l'amour.
Cela ndur* pas toujours.
Si ma tante ne le veut pas.
Nonne, j'irai me rendre {bis)\ Je porterai le voile blanc, Et la robe traînante.
Ah I ah ! ah ! ah ! vive Tamour,
Cela ne dur' dur' dure, Ah I ah ! ah ! ah î vive l'amour,
Cela ndur pas toujours.
Je porterai le voile blanc
Et la robe traînante (bis) ; Le chapelet à mon côté,
Le bréviair' dans ma mante. Ahl ahl ah! ah! vive l'amour,
Cela ne dur' dur' dure, Ah I ah ! ah ! ah ! vive l'amour.
Cela n'ittr' pas toujours !
Le chapelet à mon côté,
Le bréviair' dans ma mante {bts)\ Je prierai Dieu pour mes parents,
£t le diabl' pour ma tante.
Ah ! ah ! ah I ah I vive l'amour,
Cela ne dur' dur' dure.
Ah I ah I ah ! vive l'amour,
Cela ne dur' pas toujours !
(Retiers.)
♦ if-
J'entends la Caille
— Mon père veut me marier, J'entends la perdrix dans les blés, Un laid vieillai'd veut m'y donner,
— Entènds-tu, Mîchaud ? Ho!
— J'entends la caille, Parmi la paille,
J ^entends la perdrix dans les blés.
Un laid vieillard veut m'y donner, J'entends la perdrix dans les blés, Qui n'a ni maille, ni denier.
— Entends-tu, Michaud ? Ho I
— J'entends la caille, Parmi la paille,
J'entends la perdrix dans les blés.
Qui n'a ni maille, ni denier^ J'ehtends la perdrix dans lefs blés, Qu'un gros bâton de vert pommier
— Entends-tu, Michaud ? Ho I
— J'entends la caille.
Parmi la paille,
J'entends la perdrix dans les blés.
Dï: LA VtÊ A LA MORT 145
Qu'un' groB bâton de vert pommier, J*entends la perdrix dans les blés.
Pour servir" à me régenter.
— Entends-tu, Michaud ? Ho l
— J'entends la caille.
Parmi la paille.
J'entends ia perdrix dans les blés.
Pour servir à me régenter, J'ehtdilds la perdrix dans les blés; Vieillard, si tu m'y biati tàésé'^
— Entends-tu, Michaud > Ho !
— J'entends la caille.
Parmi la paille^
J'entends la perdrix dans les blés.
Vieillard, si tu m'y bats mésé.
J'entends la perdrix dans les blés, J*te planterai là, je m'en irai.
— Entends tu, Michaud ? Hol
— J'entends la caille.
Parmi la paille,
J'entends la perdrix dans les blés.
i. Désormais.
J*te plan frai \k, je m'en irai.
J'entends la perdrix dans les blés.
Je m'en irai au bois jouer.
— Entends-tu, Michaud ? Ho I
— J'entends la caille.
Parmi la paille, J'entends la perdrix dans les blés.
Je m'en irai au bois jouer.
J'entends la perdrix dans les blés.
Apprendre aux garçons à danser,
— Entends-tu, Michaud ? Ho!
— J'entends la caille, Parmi la paille.
J'entends la perdrix dans les blés.
Apprendre aux garçons à danser.
J'entends la perdrix dans les blés ; Chanter, danser, c'est mon métier.
— Entends-tu, Michaud ? Ho !
— J'entends la caille.
Parmi la paille,
J'entends la perdrix dans les blés.
Variante aux deux derniers couplets :
Avec de bons gars sabotiers^ J^entends la perdrix dans les blés^ Us m'apprendront, j'ieur apprendrai,
— Entends-tu^ Micbaud ? Ho !
— J'entends la caille^ Parmi la paille^
J'entends la perdrix dans les blés.
Ils m'apprendront, j'ieur apprendrai, J'entends la perdrix dans les blés, Le jeu de cart's, celui de dés.
— Entends-tu^ Michaud ? Ho !
— J'entends la caille^ Parmi la paille^
J'entends la perdrix dans les blés.
(Pléchâtel.)
La Bergère et le Chasseur
L'autre jour dans la plaine, En gardant mes moutons, Je rêvais en moi-même, Chantant une chanson (bis).
lO
J'entends un bruit de chasse, Tout près dedans ces bois ; Je vois un équipage S'avançant devers moi (bis),
— Eh ! bonjour ma bergère, Me dit un jeun' chasseur, N'appréhend' pas, ma chère.
Je ferai ton bonheur (bis).
N'as-tu pas vu la chasse.
Qui est là dans ces bois?
Dis-moi par où l'on passe Pour voir le rendez-vous (bis) }
— Oh I lui dit la bergère, Votr' chemin n'est pas loin, Mon seigneur, à votr' droite, C'est le plus court sentier (bis).
— Que ta beauté m'enchante, Me dit-il en riant ;
Tu es belle et charnvante.
D'quoi vis-tu, belle enfant (bis) }
Vivrais-tu comme un' reine, Pain blanc, bécass's, perdrix?
— Mon seigneur, rien nVous gêne, Que d'mandez-vous ainsi (bis) }
Du pain bis et des pommes, La soup* au lard seuPment, Les fîirs, les femmes, les hommes, Ne vivent pas autrement (bis).
— Pour boisson^ ma bergère.
Bois-tu de l'hypocras,
Du vin blanc de Tonnerre, Le matin Tchocolat (bis) ?
— De Teau de cett' fontaine, Mon seigneur, que voilà, Nous est cent fois plus saine, Que toutes ces drogues -là (bis).
Fallut que je m'approche, 11 voulut m'embrasser^ Mit la main dans sa poche, Pour me récompenser (bis).
Cent louis d W me donne, En me disant bonsoir ; Prends soin de ta personne, Je viendrai te revoir (bis).
( Baîn-de- Bretagne. )
Mariez-mot^ ma petite maman
— Mariez-moi, ma p'tit' maman,
J'aurai bientôt seize ans.
Il me faudrait un mari, Qui soit bien joli, qui soit bien gentil.
Qui serait toujours complaisant Pour moi, ma cher' maman.
— O ma fille, ne m'en parle pas.
Tu me casses les bras ;
Tu as Tair trop éveillée.
Pour t'y marier, pour t'y marier!
Ah ! change vit' de sentiment.
Car tu n'es qu'une enfant.
— Un beau garçon vient tous les jours.
Me raconter ses amoure.
Moi j'iui cont* les mienn's aussi, C*est mon favori, c'est mon favori !
Oui je Taurai pour mon époux, En dépit des jaloux.
— O ma fille, n'm'en parle pas.
Tes parents nVoudront pas.
Quand ton papa saura cela, Il t'y frappera, il t'y frappera !
Et pour en finir au plus court, Faut le quitter ce jour.
— Ma foi, non, je ne quitt'rai pas
Un amant plein d'appas.
Il a pour moi d'I'amitié, Ma foi je laurai, ma foi je l'aurai ! Il est jeune et rempli d'honneur, Il posséd'ra mon cœur.
(Langon.)
Ht
Oh I «o/i, n'm'en pariez pas
— Ma fille, il faut vous marier.
Vous avez bientôt vingt ans d'âge.
— Ma mère, est-c^que vous y pensez De me mettre dans le ménage ?
Oh ! non^ n'm'en parlez pas, Du mariag*, du mariage, Oh ! non, n'm'en parlez pas.
Du mariage car j'n'en veux pas !
Ma mère, souvenez-vous-en.
Que mon père était en colère.
Et qu'il vous menaçait souvent De vous jeter par la fenêtre.
Oh ! non, n'm'en parlez pas.
Du mariag\ du mariage, Oh ! non, n*m*en parlez pas.
Du mariag', car j'n'en veux pas !
Ma mèr', rappelez-vous le fait.
Que mon père était en colère.
Vous ramassiez votre bonnet.
Vous essuyant les yeux, ma mère.
Oh ! non, n'm'en parlez pas.
Du mariag\ du mariage.
Oh ! non, n'm'en parlez pas.
Du mariag', car j'n'en veux pas.
(Bain-de- Bretagne.)