I. Sorte de hangar
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Les oeuvres phîlauthropiquea de cette nature remontent â,la premiÈre moitié du XVll'siècle. En effet, dès 164;, quelques personnes delà ville de iienaes fondèrent i'dtablissement d'uae Marmite des pauvres pour le soulagement des iadigents honteux ou malades.
Voulant s'assurer la coopération des Filles de Saint-Vincent'dc-Paul, la A^armite donna, par acte du Q septembre 1&73, une rente da à leur congrégation, pour l'entretien sœurs chargées de l'administration
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Les statuts portaieat que la compagnie serait composée de deux supérieurs spirituels' de quatre administrateurs dits a Pètes des pauvres a, d'une supérieure, d'une assistante et d'un secrétaire. On y admettait, sur l'avis ^n^ conseil, tel nombre de daines et de demoi-
selles vertueuses dont les supérieures jugeaient l'annexion utile.
L'œuvre de la Marmite cessa avec les troubles de 1793, mais fut reprise, plus tard, par les Sœurs de Saint- Vincent-de-Paul. Ces dernières continuent, de nos jours, à Rennes, et dans la même maison, la distribution de soupe et d^aliments aux indigents.
En 1894, on découvrit, à Saint-Malo, une plaque de cuivre, que Ton a conservée, et sur laquelle on lit :
« L'an MDCCLXXXIX
sous le règne de
Louis XVI
et
sous Tépiscopat de Gabriel
Cortois de Pressigny.
« Ce bâtiment a été élevé au profit de la Marmite des pauvres malades de cette ville, sûr un terrain concédé par l'ancienne confrérie de Saint-Jean, avec les dons charitables
des personnes pieuses et par les soins de Jean François Nouail de la Villegille, administrateur de cet établissement.
» Rob. Aug. Veron archit. graphid., et opcribus perfecit. »
A Vitré, la Société de secours aux indigents fut créée le 2 juillet 1655, sous le nom de (( Dames de la Marmite des Pauvres >).
Les règlements de cette Société sont assez curieux pour que nous en citions quelques passages :
« Le plus grand nombre des dames qui entrent dans l'association sont mariées. Ellles occupent dans le monde un rang honorable et y sont retenues par leur devoir d'épouses et de mères. Ne pouvant dès lors pratiquer de la vie religieuse que ce qui est compatible avec ces conditions, elles observeront au moins en toute leur conduite la modestie et l'honnêteté, sans cesser d'observer les bienséances ; elles éviteront autant qu'elles le pourront, les bals, les comédies, la lecture des romans, et tous les jeux blessant la charité.
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u Chaque aocictaire sera chargée à son tour, de faire pendant quinze jours les provisions et de préparer le bouillon destiné aux pauvres. Elle prendra ce dernier soin chez elle où la marmite de l'œuvre sera portée avec ses accessoires, car il est bon qu'elle ne soit pas enlevée à son ménage, que ses enfants soient témoins du bien qu'elle fera, qu'ils y tout jeunes, afin qu'ils iparés à le faire à leur tour quand le temps en sera venu.
u La sociétaire en charge pourra se faire accompagner au marché et chez les pauvres par sa domestique, parce que en dérogeant aux habitudes que sa position sociale exige, elle pourrait prêter à la critique.
Il Mais si la domestique porte le panier destiné aux provisions, la sociétaire fera ellemême les marchés, et dans la visite aux pauvres, elle fera l'aumône d'une pieuse pensée en subvenant au\ besoins du corps. Autant
qu'elle le pourra, elle ne se fera pas accompagner chez les pauvres par sa domestique, mais par une associée de l'ceuvre.
w DIes iront ainsi toujours d eu ï ensemble servir, instruire chaque jour les malades à l'hôpital, après avoir fait tout d'abord une visite au Saint-Sacrement.
» Les membres de l'ijcuvre suivront à l'aller et au retour le Saînt-Viatique chez les malades et orneront convenablement les maisons OLi il est porte.
» Elles veilleront ù ce que chaque dëfunt pauvre ait au moins une messe.
n Elles procureront un asile aux jeunes filles sortant de l'hftpital sans en avoir de convenable,
B Elles paieront l'apprentissage des enranls pauvres des deux sexes pour leur procurer un état.
» Elles auront soin que les enfants soient bien instruits de la religion et formés à la
» Les dames de la Marmite possèdent un
tiz:
76 FOr.K-LORE DE l'iLLE-ET-VILAINE
les sabots, le charbon, le bois, le blé,* même les vieux meubles qu'elles distribueront a\ix pauvres, et leurs réunions sont présidées par le curé de Notre-Dame. )) . i i
Le Carncival des Pauvres '
Jusqu'à i'époquedela Révolution, le mardi- ^ras, à Dol, tous les mendiants du pays étaient conviés à un repas que leur ofifrait Tévêque. L'invitation était faite à l'avance au prône de la grand'messe des églises et chapelles du diocèse.
Des tables étaient dressées dans la cour de l'évêché où tous les malheureux venaient «'asseoir.
L'évêque et son chapitre faisaient le service de table.
Après le repas, on distribuait aux convives ce qui restait de pain et de viande, et on leur remettait aussi des effets et de l'argent.